
[{"content":"","date":"16 avril 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/illustration/","section":"Tags","summary":"","title":"Illustration","type":"tags"},{"content":"","date":"16 avril 2026","externalUrl":null,"permalink":"/galeries/","section":"Les galeries","summary":"","title":"Les galeries","type":"galeries"},{"content":" chibijaelith chibijaelitht2 gwensong jaelia jaeliaartfight jaeliadk jaeliaecarlati jaeliatyrhand jaelithchapel jaelithsets jaelithsilithus jaelitht2 Nadae naenuhlae ","date":"16 avril 2026","externalUrl":null,"permalink":"/galeries/soeurdesang/","section":"Les galeries","summary":"","title":"Soeurs de sang","type":"galeries"},{"content":"","date":"16 avril 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/soeurs-de-sang/","section":"Tags","summary":"","title":"Soeurs De Sang","type":"tags"},{"content":"","date":"16 avril 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/","section":"Tags","summary":"","title":"Tags","type":"tags"},{"content":" ","date":"16 avril 2026","externalUrl":null,"permalink":"/","section":"Welcome to Blowfish! 🎉","summary":"","title":"Welcome to Blowfish! 🎉","type":"page"},{"content":"","date":"16 avril 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/world-of-warcraft/","section":"Tags","summary":"","title":"World of Warcraft","type":"tags"},{"content":" Bienvenue en Azeroth Thèmes abordés : Parodie, Aventures, Grève des Mobs, Réunions de crise des NPC 2026 – 231 pages\nTout public Les NPC décident de faire la grève et ne donnent plus de quêtes aux aventuriers, la Direction des Ressources Infernales organise un séminaire de team building pour améliorer la cohésion d'équipe de la Légion Ardente, Un paladin Protection décide de tanker un donjon en portant un pantalon de velours et des bottes en tissu, les kobolds et les gnolls décident qu'ils en ont marre de se faire zigouiller par les aventuriers et se rebiffent... 23 histoires courtes se déroulant dans le monde d'Azeroth.\nTélécharger Bienvenue en Azeroth en PDF. ","date":"16 avril 2026","externalUrl":null,"permalink":"/textes/bienvenueenazeroth/","section":"Mes textes","summary":"","title":"Bienvenue en Azeroth","type":"textes"},{"content":"","date":"16 avril 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/fanfiction/","section":"Tags","summary":"","title":"Fanfiction","type":"tags"},{"content":"","date":"16 avril 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/histoire-courte/","section":"Tags","summary":"","title":"Histoire Courte","type":"tags"},{"content":"","date":"16 avril 2026","externalUrl":null,"permalink":"/textes/","section":"Mes textes","summary":"","title":"Mes textes","type":"textes"},{"content":"","date":"16 avril 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/parodie/","section":"Tags","summary":"","title":"Parodie","type":"tags"},{"content":"","date":"16 avril 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/tout-public/","section":"Tags","summary":"","title":"Tout Public","type":"tags"},{"content":"","date":"13 avril 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/adolescent-13+/","section":"Tags","summary":"","title":"Adolescent 13+","type":"tags"},{"content":" Métamorphoses Thèmes abordés : Métamorphose, Psychologie, 1ère personne 2026 – 105 pages\nAdolescent 13+ Un baiser au goût d'éternité, un peintre qui termine un chef d'oeuvre, un savant fou qui tente de reproduire l'exploit de Frankenstein... Douze histoires avec pour thème principal la métamorphose. Télécharger Métamorphoses en PDF. ","date":"13 avril 2026","externalUrl":null,"permalink":"/textes/metamorphoses/","section":"Mes textes","summary":"","title":"Métamorphoses","type":"textes"},{"content":"","date":"13 avril 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/recueil/","section":"Tags","summary":"","title":"Recueil","type":"tags"},{"content":"","date":"24 mars 2026","externalUrl":null,"permalink":"/posts/","section":"Articles","summary":"","title":"Articles","type":"posts"},{"content":"","date":"24 mars 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/chapitres/","section":"Tags","summary":"","title":"Chapitres","type":"tags"},{"content":"Un plan en 31 chapitres, articulé autour d’une héroïne, Elysia, de son frère Kaelan, et d’une conspiration qui déchire une famille et un royaume. Décortiquons ensemble les ressorts qui font fonctionner cette aventure.\n1. L’installation : poser les germes du conflit (chapitres 1 à 6)\nToute bonne histoire repose sur une promesse. Ici, dès les trois premiers chapitres, on présente l’équilibre initial : Elysia, rongée par le doute et la pression familiale ; Kaelan, le frère brillant ; et Seraphina, la princesse manipulatrice.\nL’astuce narrative majeure ? Le lecteur sait avant l’héroïne. Dès le chapitre 2, Seraphina approche Kaelan. Nous assistons à la germination du complot, tandis qu’Elysia, elle, n’a que des intuitions. Ce décalage crée un suspense irrésistible.\nLes chapitres 4 à 6 renforcent ce mécanisme : Kaelan se prépare activement à sa mission secrète, pendant qu’Elysia découvre des « actions suspectes ». Le doute s’installe. C’est le début de la cassure. L’héroïne commence à voir une fissure dans l’image du frère admiré.\nNe faites pas découvrir à votre personnage principal tout d’un coup. Parsemez les indices. Laissez-le douter. Le lecteur aime savoir des choses que le héros ignore — cela le rend actif.\n2. Le basculement : quand le monde s’effondre (chapitres 7 à 16)\nLe meurtre du roi (chapitres 7-9) est le point de bascule. C’est le « grand événement » qui change la donne. Mais ce qui rend ce récit intéressant, c’est ce qui suit : Seraphina ne se contente pas de régner. Elle montre son vrai visage, brutale, tyrannique.\nNotez la progression implacable :\n•\tChapitre 10-11 : Seraphina ordonne à Kaelan d’éliminer sa propre famille.\n•\tChapitre 12-14 : La famille fuit. Refuge en forêt. Anciens alliés.\n•\tChapitre 15-16 : Elysia comprend qu’elle devra affronter son frère.\nC’est ici qu’Elysia cesse d’être une spectatrice pour devenir une actrice. L’héroïne mûrit dans l’épreuve. La fuite, puis l’organisation de la rébellion, sont des étapes psychologiques cruciales.\nUn personnage passif n’intéresse personne. Assurez-vous qu’à chaque étape, votre protagoniste prenne une décision, aussi petite soit-elle. Ici, Elysia choisit de fuir, puis de se battre.\n3. La montée des enjeux : l’impossible confrontation (chapitres 17 à 26)\nL’un des choix les plus forts de ce plan est l’introduction, au chapitre 17-18, de la naissance du fils de Kaelan et Seraphina, suivie de son couronnement. Pourquoi ? Parce que cela rend Kaelan plus complexe. Ce n’est plus seulement un traître. C’est un père, un roi. Il est désormais piégé par ses propres choix.\nLes chapitres 19 à 21 offrent la première confrontation directe entre Elysia et Kaelan. C’est le combat que l’on attendait. Mais l’auteur ajoute un sacrifice (Arden) et un lien fraternel qui rend la violence déchirante.\nPuis, nouveau coup de théâtre (chapitres 22-23) : Kaelan tue leur père, Thorian. Elysia s’enfuit, brisée.\nEnfin, une respiration narrative (chapitres 24-26) : l’entraînement avec Ser Greydon. Ce temps de latence est essentiel. Il permet au lecteur de souffler, de voir Elysia se reconstruire physiquement et mentalement avant l’acte final.\nAlternez action et répit. Un roman où l’on enchaîne les batailles sans pause fatigue le lecteur. L’entraînement, la guérison, la préparation sont aussi des moments de tension, mais différente.\n4. Le climax et la conclusion douce-amère (chapitres 27 à 31)\nLe destin du royaume repose sur un dernier affrontement. Et ce plan propose une résolution magnifiquement tragique : Kaelan meurt en protégeant Seraphina. Il choisit jusqu’au bout celle pour qui il a tout trahi. Seraphina, elle, se jette par la fenêtre. Pas de rédemption facile, pas de repentir. Juste la chute.\nElysia gagne, mais à quel prix ? Le royaume est en ruines, son cœur lourd de chagrin. Les deux derniers chapitres et l’épilogue sont cruciaux. Ils ne masquent pas la douleur. Elysia ne danse pas de joie. Elle commence à reconstruire. C’est une fin douce-amère, réaliste, profonde.\nMéfiez-vous des fins trop heureuses. Une fin douce-amère reste plus longtemps en mémoire. Le lecteur a besoin de sentir que le personnage a payé un prix pour sa victoire.\nCe que ce plan nous enseigne sur l’écriture de romans\n•\tLa progression est reine : chaque chapitre pousse le personnage un peu plus loin, jamais de retour en arrière artificiel.\n•\tLes liens familiaux sont des bombes narratives : un frère ennemi, c’est plus douloureux qu’un ennemi inconnu.\n•\tLa tension naît du décalage : le lecteur sait, l’héroïne doute.\n•\tLes sacrifices ne sont pas gratuits : Arden, Thorian, Kaelan lui-même — chaque mort a un sens et un impact émotionnel.\n•\tL’avenir reste ouvert : l’épilogue ne ferme pas tout. Elysia regarde vers l’avant, marquée mais debout.\nÀ vous, maintenant !\nVous avez un plan ? Une idée de structure ? Testez-la. Découpez-la en arcs de trois chapitres. Demandez-vous à chaque étape : « Qu’est-ce que mon personnage principal a appris ? Qu’a-t-elle perdu ? Qu’est-ce qui l’attend ? »\n","date":"24 mars 2026","externalUrl":null,"permalink":"/posts/2026/planecriturechapitres/","section":"Articles","summary":"","title":"Création d'un plan d'écriture en une trentaine de chapitres","type":"posts"},{"content":"","date":"24 mars 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/ecriture/","section":"Tags","summary":"","title":"Ecriture","type":"tags"},{"content":"","date":"24 mars 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/les-ombres-de-valoria/","section":"Tags","summary":"","title":"Les Ombres De Valoria","type":"tags"},{"content":"","date":"24 mars 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/plan/","section":"Tags","summary":"","title":"Plan","type":"tags"},{"content":"Créer un background solide pour chaque personnage est essentiel pour donner de la profondeur à l’histoire. Un héros sans passé, c’est un arbre sans racines : il peut tenir quelques pages, mais il ne résistera pas au vent des émotions fortes. Alors, comment construit-on des backgrounds qui servent réellement le récit ? Je vous propose d’explorer cette question à travers un exemple détaillé.\n1. L’héroïne en quête d’elle-même : Elysia Stormarrow\nOrigine et enfance : Elysia naît dans l’ombre de la prestigieuse famille Stormarrow, où le pouvoir militaire est synonyme de respect. Dès son plus jeune âge, elle grandit sous le regard de ses parents, figures légendaires, et de son frère aîné Kaelan, le fils parfait.\nCe qui la rend humaine : Elysia admire sa mère Arden et son père Thorian, mais se sent constamment inférieure. Contrairement à Kaelan, elle ne possède ni sa force physique ni son intelligence stratégique. Pourtant, elle rêve de se prouver digne de l’héritage familial.\nSon arc narratif : Déterminée et courageuse mais rongée par le doute, elle compense par un travail acharné. Sa quête ? Trouver sa propre identité, indépendamment des attentes des siens. C’est un arc classique mais terriblement efficace : celui de la légitimité à conquérir.\nUn personnage qui doute de lui-même est un personnage auquel on s’attache. N’ayez pas peur de rendre vos héros vulnérables.\n2. Le frère prodige : Kaelan Stormarrow\nL’enfant destiné au commandement : Kaelan a toujours excellé. Formé très tôt, il sait qu’il reprendra le flambeau de sa mère. Proche d’Arden, il partage avec elle l’amour de l’art de la guerre.\nUne relation compliquée : S’il aime sa sœur, il est inconscient de la pression qu’il exerce sur elle. Sa simple existence, sa perfection silencieuse, est une épée pour Elysia. Mais le véritable conflit naît de son amour pour la princesse Seraphina.\nLe piège intérieur : Ambitieux et loyal, Kaelan se retrouve piégé entre son devoir envers sa famille et son cœur. Influencé par Seraphina, il s’écarte peu à peu de ses principes. C’est un personnage tragique : il veut bien faire, mais ses choix le mèneront à la chute.\n3. La princesse manipulatrice : Seraphina Valoria\nUne enfance dorée, un destin imposé : Unique héritière du roi Alaric, Seraphina a grandi dans le luxe mais aussi dans une cage dorée. On lui a toujours promis un mariage d’alliance, un sort qu’elle refuse.\nUne relation toxique avec son père : Elle respecte Alaric, mais le voit comme un obstacle à sa liberté. Son amour pour Kaelan est sincère, mais elle l’utilise. Intelligent, charmeur, manipulateur : Seraphina fomente un complot pour renverser son propre père, convaincue de créer un royaume où elle serait libre.\nSa plus grande peur : Perdre le contrôle de son destin. Cette peur la pousse à des décisions drastiques. Et c’est elle qui déclenchera la chute.\nUn antagoniste n’a pas besoin d’être « méchant ». Il lui suffit d’avoir des motivations compréhensibles… et des moyens discutables. Seraphina en est l’exemple parfait.\n4. La mère intransigeante : Arden Stormarrow\nUne carrière exceptionnelle : Issue d’une lignée militaire, Arden devient l’une des premières femmes générales du royaume. Son parcours est celui d’une volonté implacable.\nUne mère qui ne sait pas aimer autrement : Fière de ses enfants, elle est pourtant plus proche de Kaelan, son héritier naturel. Avec Elysia, la distance n’est pas un manque d’amour mais une incapacité à exprimer son affection autrement que par des attentes élevées et une discipline stricte.\nLe dilemme moral : Quand le royaume tombe dans le chaos, Arden doit choisir : servir un régime corrompu ou protéger sa famille, quitte à trahir ses principes. C’est une figure d’autorité dont on explore les fragilités. Magnifique.\n5. Le père silencieux : Thorian Stormarrow\nUn stratège venu de rien : Thorian a gravi les échelons grâce à son talent, non par ambition mais par devoir. 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Pour Elysia : ne jamais être à la hauteur.)\n•\tQu’est-ce qu’il désire vraiment ? (Kaelan : concilier devoir et amour. Arden : servir sans trahir.)\n•\tQuelle blessure ancienne le motive ? (Thorian : sa modestie d’origine. Alaric : sa confiance excessive.)\nUn background solide, ce n’est pas une fiche Wikipédia de votre personnage. C’est la carte secrète de ses blessures, de ses désirs et de ses contradictions. C’est ce qui transforme un nom sur une page en un être de papier qui respire, qui doute, qui aime et qui fait des erreurs.\nAlors, ouvrez votre carnet. Et donnez à vos personnages un passé qui mérite qu’on écrive leur futur.\n","date":"23 mars 2026","externalUrl":null,"permalink":"/posts/2026/construirelebackground/","section":"Articles","summary":"","title":"Construire le background des personnages","type":"posts"},{"content":"","date":"23 mars 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/cr%C3%A9ation/","section":"Tags","summary":"","title":"Création","type":"tags"},{"content":"","date":"23 mars 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/personnages/","section":"Tags","summary":"","title":"Personnages","type":"tags"},{"content":"Choisir un nom pour un personnage n’est jamais anodin. C’est souvent la première information que votre lecteur retiendra de lui. Un nom bien trouvé porte en lui une promesse : celle d’un tempérament, d’un destin, d’un héritage.\nTrouver les bons noms pour les personnages, c’est ancrer l’histoire dans son univers et donner du poids à chaque protagoniste. Un nom trop anodin peut détonner dans un monde médiéval-fantastique ; un nom trop alambiqué peut perdre le lecteur. L’équilibre est subtil, mais vital.\nL’Héroïne : Elysia Stormarrow •\tPrénom : Elysia. Un prénom mélodieux qui évoque à la fois la douceur et la force. Parfait pour une jeune fille qui aspire à devenir aussi grande que sa mère, mais qui devra se faire une place dans l’ombre des héritiers.\n•\tNom de famille : Stormarrow. Un nom qui résonne comme une promesse : la tempête et la flèche. Il reflète l’héritage martial de ses parents et leur lien avec le combat. Dès qu’on l’entend, on sait d’où elle vient.\nLe Grand Frère : Kaelan Stormarrow •\tPrénom : Kaelan. Un nom solide, noble, presque minéral. Il donne l’impression d’un héritier destiné à de grandes choses, peut-être un futur chef de guerre ou un protecteur ombrageux.\n•\tNom de famille : Stormarrow. En partageant le même nom que sa sœur, on souligne leur lien familial et leur héritage commun. L’unité du clan Stormarrow passe par ce patronyme puissant.\nLa Princesse : Seraphina Valoria •\tPrénom : Seraphina. Un prénom aux allures angéliques, qui évoque la pureté en surface… et un pouvoir caché. Parfait pour un personnage qui manipule et contrôle ceux qui l’entourent sans jamais se salir les mains.\n•\tNom de famille : Valoria. La noblesse à l’état pur. Ce nom respire le pouvoir, la vieille royauté, la légitimité. Un patronyme qui ferme la bouche à toute contestation. Seraphina Valoria : tout est dit.\nLa Mère : Arden Stormarrow •\tPrénom : Arden. Court, percutant, sans fioriture. Un prénom qui convient parfaitement à une figure d’autorité et de discipline. Arden ne négocie pas, elle agit.\n•\tNom de famille : Stormarrow. Elle porte elle aussi ce nom, rappelant qu’elle n’a pas épousé un héritage, mais qu’elle l’incarne. La matriarche est aussi une guerrière.\nLe Père : Thorian Stormarrow •\tPrénom : Thorian. Un prénom qui inspire la force tranquille et la sagesse. Idéal pour un stratège et un protecteur. Thorian n’est pas celui qui crie le plus fort, mais celui qui voit le plus loin.\n•\tNom de famille : Stormarrow. L’unité familiale est totale. Le père, la mère, les enfants : tous unis sous la même bannière sonore. En fantasy, cela renforce l’idée d’une maison, d’un lignage soudé.\nLe Roi (père de la Princesse) : Alaric Valoria •\tPrénom : Alaric. Un nom ancien, puissant, chargé d’histoire. Alaric évoque les grands rois conquérants, les souverains justes mais inflexibles.\n•\tNom de famille : Valoria. Le même nom que Seraphina, bien sûr. Cela indique leur lien direct et leur héritage royal. Là où les Stormarrow ont le combat, les Valoria ont le trône.\nCe qu’il faut retenir de cette méthode\nCes noms sont conçus pour donner à chaque personnage une identité forte, qui correspond à leur rôle dans l’histoire et leur personnalité. Voici les trois clés à retenir :\n•\tLa cohérence sonore : Stormarrow et Valoria n’appartiennent pas au même univers sonore – ce qui est parfait pour opposer deux familles.\n•\tLa transmission : Un nom de famille commun unifie un clan et rend l’héritage immédiatement lisible.\n•\tLe sous-texte : Un prénom comme Seraphina porte en lui un contraste (ange vs manipulatrice) qui intrigue avant même d’avoir lu le roman.\n","date":"22 mars 2026","externalUrl":null,"permalink":"/posts/2026/trouverdesnoms/","section":"Articles","summary":"","title":"Trouver des noms pour ses personnages","type":"posts"},{"content":"Dans un récit, les personnages secondaires jouent un rôle crucial. Bien qu’ils ne soient pas au centre de l’intrigue, ils enrichissent l’histoire, soutiennent le développement des protagonistes et des antagonistes, et aident à étoffer l’univers du récit. Les deux généraux, en tant que parents de l’héroïne, sont des figures centrales dans son parcours, mais ils ont aussi leur propre importance narrative.\n1. La mère de l’héroïne : une figure d’autorité et de loyauté\nUne leader respectée et redoutée\nLa mère de l’héroïne est un personnage qui incarne l’autorité, la discipline, et la loyauté envers le royaume. En tant que chef militaire, elle est habituée à donner des ordres et à être obéie sans question. Cette posture de leader respectée et parfois redoutée peut être à la fois sa force et sa faiblesse. Pour la rendre plus humaine, il est important de montrer comment cette rigidité militaire influence ses relations personnelles, notamment avec ses enfants et son mari.\nElle pourrait, par exemple, avoir du mal à se défaire de son rôle de générale même dans la sphère privée, ce qui crée une distance émotionnelle avec ses enfants, en particulier avec l’héroïne. Ce trait de caractère, tout en soulignant sa force, peut aussi révéler ses difficultés à exprimer ses émotions ou à comprendre les besoins plus personnels et sensibles de sa fille, qui se sent écrasée par l’ombre imposante de sa mère.\nLe Dilemme de la Loyauté : Royaume ou Famille ?\nUn aspect essentiel du développement de cette femme générale est son dilemme de loyauté. Lors de la prise de pouvoir de la princesse et de la chute du roi, elle se retrouve confrontée à un choix déchirant : rester loyale au royaume ou protéger sa famille. Ce conflit interne peut devenir un axe majeur de son arc narratif.\nCette situation peut la conduire à remettre en question ses propres principes. Par exemple, alors qu’elle a toujours prôné la loyauté absolue envers le royaume, elle doit désormais choisir entre obéir aux ordres du nouveau régime, représenté par la princesse, ou protéger sa famille, pourchassée par son propre fils. Ce dilemme peut révéler des aspects inattendus de son caractère, comme une vulnérabilité cachée ou une capacité à faire preuve de compassion dans des situations extrêmes.\nUn modèle pour l’héroïne : le poids de l’héritage\nEn tant que mère de l’héroïne, la femme générale est un modèle de force et de discipline, mais aussi une source de pression énorme pour sa fille. L’héroïne, qui cherche désespérément à suivre les traces de ses parents, se sent souvent inférieure et incapable de répondre aux attentes implicites de sa mère.\nCette relation complexe entre la mère et la fille peut être exploitée pour montrer l’évolution des deux personnages. Par exemple, la femme générale pourrait réaliser, au fil de l’histoire, que sa rigidité et ses attentes élevées ont involontairement blessé sa fille. Cela pourrait la conduire à un changement, où elle apprend à mieux comprendre et soutenir l’héroïne, tout en adaptant son propre comportement pour devenir non seulement une leader militaire, mais aussi une mère plus présente et compréhensive.\n2. Le père de l’héroïne : un stratège silencieux et protecteur\nUn personnage de confiance et de sagesse\nLe second général, en tant que père de l’héroïne, apporte une présence plus calme et réfléchie au sein de la famille. Contrairement à sa femme, il n’est pas un chef militaire strict, mais un stratège silencieux qui préfère l’action discrète à la force brute. Ce contraste avec sa femme peut créer une dynamique intéressante au sein du couple, où ils se complètent par leurs approches différentes de la vie et de la guerre.\nIl est important de le dépeindre comme un homme de peu de mots, mais dont les actions parlent pour lui. Son rôle de protecteur se manifeste non seulement sur le champ de bataille, mais aussi au sein de sa famille. Sa relation avec l’héroïne peut être marquée par une compréhension tacite, où il la soutient discrètement, l’encourageant à trouver sa propre voie sans imposer ses propres attentes.\nLa stratégie et la subtilité : une approche différente du conflit\nEn tant que général, son approche du conflit est différente de celle de sa femme. Là où elle privilégie la discipline et l’ordre, lui valorise la stratégie, la subtilité et la précision. Cette différence peut se refléter dans la manière dont il interagit avec sa fille, lui enseignant l’importance de la réflexion avant l’action, et la nécessité de comprendre son environnement et ses adversaires avant de frapper.\nCette philosophie peut être particulièrement utile à l’héroïne, qui n’a peut-être pas la force brute ou l’intelligence stratégique de son frère, mais qui apprend à utiliser sa ruse et sa perception fine pour surmonter les obstacles. Le chef des archers pourrait jouer un rôle clé dans ce développement, devenant ainsi un mentor qui l’aide à développer ses propres compétences, plutôt que de lui imposer un modèle à suivre.\nUn lien émotionnel fort avec l’héroïne\nLa relation entre le père et sa fille peut être plus émotionnelle et empathique que celle qu’elle entretient avec sa mère. Il pourrait être le premier à reconnaître ses doutes et ses peurs, et à lui offrir le soutien émotionnel dont elle a besoin. Ce lien fort pourrait également être mis à l’épreuve par les événements de l’histoire, en particulier lorsque la famille est contrainte de fuir.\nSon rôle de père protecteur peut également le placer en opposition directe avec son fils, ajoutant une dimension personnelle au conflit. Il doit alors jongler entre son amour pour ses deux enfants et la nécessité de protéger sa famille contre les dangers extérieurs, y compris son propre fils.\n3. La Dynamique du couple : forces complémentaires et conflits internes\nUne relation basée sur le respect et la complémentarité\nLa relation entre les parents de l’héroïne est un pilier de la structure familiale et de l’intrigue. Leur couple doit être montré comme une union basée sur le respect mutuel et la complémentarité. Leurs différences ne sont pas des faiblesses, mais des forces qui leur permettent de faire face aux défis ensemble. Cependant, ces différences peuvent aussi être source de tension, surtout dans des situations de crise.\nPar exemple, la mère pourrait vouloir affronter les ennemis de front, tandis que le père pourrait préconiser une approche plus subtile ou une retraite stratégique. Ces désaccords peuvent être exploités pour révéler des aspects plus profonds de leurs caractères, ainsi que pour montrer comment ils parviennent à surmonter leurs divergences pour le bien de leur famille.\nLa crise et la solidarité familiale\nLorsque le royaume sombre dans le chaos et que la famille est contrainte de fuir, le couple doit faire face à l’épreuve ultime. Leur solidarité est mise à l’épreuve, et il est intéressant de montrer comment chacun réagit différemment aux défis qui se présentent. La mère pourrait se retrouver déstabilisée par la perte de son statut et de son contrôle, tandis que le père, habitué à opérer dans l’ombre, pourrait trouver dans cette crise une occasion de montrer ses talents de stratège et de protecteur.\nLeur capacité à rester unis malgré les épreuves renforce non seulement leur relation, mais aussi la cohésion familiale, donnant à l’héroïne un exemple de force et de résilience face à l’adversité.\nConclusion\nLa création de personnages secondaires ne doit pas être prise à la légère. Bien qu’ils ne soient pas les héros principaux de l’histoire, ils jouent un rôle essentiel en façonnant l’environnement émotionnel et moral dans lequel l’héroïne évolue. En leur donnant des arcs narratifs crédibles, des relations complexes, et des motivations profondes, on enrichi non seulement le récit, mais aussi l’expérience des lecteurs. Ces personnages secondaires deviennent alors bien plus que de simples figurants : ils sont des piliers de l’histoire, des mentors, des modèles, et parfois des reflets des thèmes centraux du récit.\n","date":"21 mars 2026","externalUrl":null,"permalink":"/posts/2026/lesparentsdelheroine/","section":"Articles","summary":"","title":"Les parents de l'héroïne et de l'antagoniste","type":"posts"},{"content":"","date":"21 mars 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/personnages-secondaires/","section":"Tags","summary":"","title":"Personnages Secondaires","type":"tags"},{"content":"","date":"20 mars 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/antagoniste/","section":"Tags","summary":"","title":"Antagoniste","type":"tags"},{"content":"Dans toute grande histoire, les antagonistes jouent un rôle crucial, non seulement en tant qu’obstacles pour le protagoniste, mais aussi en tant que miroirs déformants qui révèlent les failles, les peurs, et les forces des héros. L’antagoniste idéal est complexe, possédant des motivations et des traits qui le rendent aussi fascinant qu’inquiétant.\nDans mon histoire, le grand frère et la princesse incarnent ces rôles.\n1. Le grand frère : de modèle à antagoniste tragique\nUn personnage complexe et déroutant\nLe grand frère commence l’histoire comme un personnage admiré par tous, notamment par l’héroïne. Il est la figure du modèle inatteignable, à la fois charismatique, intelligent, et puissant. Cependant, ce même statut devient progressivement une source de pression immense, tant pour lui-même que pour ceux qui l’entourent.\nPour créer un antagoniste captivant, il est essentiel de plonger dans la psyché de ce personnage. Plutôt que de le rendre purement malveillant, on peut en faire un individu qui, au départ, veut sincèrement le bien de ceux qu’il aime, mais qui est lentement corrompu par des circonstances tragiques. Son amour pour la princesse et son désir de protéger le royaume l’amènent à commettre des actes de plus en plus sombres, au point de trahir sa propre famille.\nL’amour comme corruption\nLe pivot de l’arc narratif du grand frère est son amour pour la princesse. Cet amour, qui aurait pu être une force positive, se transforme en une faiblesse exploitable. La princesse, consciente de son emprise sur lui, l’utilise pour atteindre ses propres objectifs, notamment l’assassinat du roi. Le grand frère, aveuglé par ses sentiments, en vient à justifier l’injustifiable, croyant qu’il agit pour un bien supérieur.\nCette transformation fait de lui un antagoniste tragique. Le lecteur doit pouvoir ressentir de l’empathie pour lui, même quand il devient un ennemi redoutable. Sa déchéance doit être autant une conséquence de ses choix que des manipulations qu’il subit. Cela permet de créer une tension émotionnelle forte, car l’héroïne, ainsi que le lecteur, peut voir en lui non pas un simple ennemi, mais un frère perdu, victime de ses propres faiblesses.\nLa chute et la poursuite : de protecteur à chasseur\nAprès l’assassinat du roi, le grand frère passe du rôle de protecteur à celui de chasseur. Sous les ordres de la princesse, il traque sa propre famille, tentant d’éliminer ceux qu’il avait autrefois juré de protéger. Cette inversion de rôle doit être déchirante, non seulement pour l’héroïne, mais aussi pour lui-même. Chaque acte qu’il commet doit le plonger plus profondément dans une spirale de culpabilité et de désespoir.\nLà où il brillait autrefois par ses qualités de chef et de stratège, il devient un homme hanté, poursuivi par les fantômes de ses actions passées. Cette lutte interne entre son devoir envers la princesse et ses liens familiaux doit être palpable et croissante, menant à un point culminant où il doit choisir entre son amour pour la princesse et ce qui reste de son humanité.\n2. La princesse : une manipulatrice implacable et charismatique\nUn personnage ambitieux et déterminé\nLa princesse, en tant qu’antagoniste clé, représente une force de manipulation et d’ambition. Elle est une femme qui refuse de se plier à son destin tracé par d’autres, et qui est prête à tout pour prendre le contrôle de sa vie, quitte à sacrifier ceux qui l’aiment.\nContrairement au grand frère, qui est guidé par des sentiments complexes et contradictoires, la princesse est motivée par un désir clair : la liberté et le pouvoir. Sa manipulation du grand frère découle non seulement de son intelligence stratégique, mais aussi d’un profond égoïsme. Elle voit le monde non pas en termes de bien et de mal, mais en termes de moyens et de fins.\nLa rébellion contre un destin imposé\nSon arc narratif commence par un refus catégorique du destin qui lui est imposé : un mariage arrangé avec un homme qu’elle ne connaît pas. Ce refus est l’étincelle qui déclenche toute l’intrigue. Sa détermination à échapper à ce mariage symbolise une lutte contre le système patriarcal qui régit le royaume. Cependant, au lieu de chercher des moyens justes de changer sa situation, elle choisit la voie de la manipulation et de la violence, révélant ainsi une vision du monde où seule la force et la ruse permettent de survivre.\nCette lutte pour la liberté personnelle, bien que compréhensible, la conduit sur une pente glissante où elle devient de plus en plus tyrannique. Après l’assassinat du roi, elle ne voit pas seulement la couronne comme une victoire personnelle, mais comme une validation de son pouvoir sur les autres. Cependant, ce pouvoir s’avère rapidement être un fardeau, et son règne plonge le royaume dans le chaos.\nUn charisme empoisonné\nPour rendre la princesse encore plus redoutable, il est important de lui donner un charisme empoisonné. Elle doit être capable de séduire non seulement le grand frère, mais aussi le lecteur, par son intelligence, son charme, et sa détermination. Même lorsqu’elle commet des actes atroces, il doit y avoir une part de fascination pour son audace et son refus de se soumettre.\nCependant, son charme est aussi sa plus grande arme. Elle manipule ceux qui l’entourent, les utilisant comme des pions pour atteindre ses objectifs. Cette capacité à manipuler les autres, combinée à une absence presque totale de scrupules, fait d’elle une antagoniste redoutable. Mais en même temps, cette absence de scrupules révèle sa véritable faiblesse : une incapacité à comprendre les conséquences humaines de ses actes, ce qui finira par précipiter sa chute.\n3. Tensions et conflits : faire interagir les antagonistes avec l’héroïne\nLa confrontation fraternelle : un conflit personnel\nL’une des forces de cette histoire réside dans le conflit personnel entre l’héroïne et son frère. Ce n’est pas simplement un combat entre le bien et le mal, mais un drame familial où les loyautés et les émotions sont constamment mises à l’épreuve. Le grand frère, autrefois un modèle pour l’héroïne, devient son plus grand obstacle, et chaque rencontre entre eux doit être chargée d’une tension émotionnelle intense.\nLeur relation passée ajoute une couche de tragédie à leur conflit actuel. L’héroïne doit non seulement se défendre contre son frère, mais aussi affronter ses propres sentiments de culpabilité, d’amour fraternel, et de désillusion. Ces confrontations doivent être des moments forts du récit, où chaque parole, chaque geste, est lourd de sous-entendus et de douleur.\nLa princesse contre l’héroïne : La force contre la ruse\nLa confrontation entre l’héroïne et la princesse est d’une nature différente. Alors que le grand frère représente un ennemi émotionnellement complexe, la princesse est une adversaire stratégique. L’héroïne, moins puissante et moins charismatique, doit utiliser son intelligence, sa ruse, et sa détermination pour contrer les machinations de la princesse. Leur conflit est aussi une bataille de valeurs : l’héroïne, malgré ses doutes et ses faiblesses, défend l’idée de loyauté, de famille, et d’humanité, tandis que la princesse ne voit que pouvoir et contrôle. Cette opposition idéologique doit être au cœur de leurs interactions, avec des dialogues qui révèlent non seulement leurs stratégies respectives, mais aussi leurs visions du monde.\nConclusion\nLe grand frère et la princesse, en tant qu’antagonistes, sont essentiels pour donner de la profondeur et de la complexité à l’histoire. En les rendant plus que de simples obstacles pour l’héroïne, mais plutôt des personnages à part entière avec des motivations, des failles, et des arcs narratifs complexes, on enrichit le récit et créé une dynamique narrative captivante. Ces antagonistes ne sont pas seulement des forces à vaincre, mais aussi des reflets déformés des thèmes centraux de cette histoire : l’amour, l’ambition, la trahison, et la quête de soi. En développant ces personnages avec soin, on peut s’assurer que le récit laissera une impression durable sur les lecteurs, les plongeant dans une épopée où le bien et le mal ne sont jamais simples, mais toujours humains.\n","date":"20 mars 2026","externalUrl":null,"permalink":"/posts/2026/lesantagonistesdesombresdevaloria/","section":"Articles","summary":"","title":"Les antagonistes des Ombres de Valoria","type":"posts"},{"content":"Créer une héroïne mémorable et nuancée dans un récit de fantasy héroïque est un défi aussi passionnant que crucial pour le succès de l’histoire. L’héroïne, une adolescente déterminée à suivre les traces de ses parents tout en étant constamment éclipsée par son frère aîné, offre un potentiel riche pour explorer des thèmes de quête de soi, de rivalité fraternelle, et de découverte de son propre chemin.\nMais comment lui donner vie ?\n1. Définir ses motivations : une quête de reconnaissance\nLe moteur principal de l’héroïne est sa quête de reconnaissance. Fille de deux généraux respectés, elle grandit dans l’ombre de figures parentales puissantes et d’un frère aîné qui semble parfait en tout. Ce contexte familial établit un besoin profond chez elle de prouver sa valeur, non seulement à ses parents, mais aussi à elle-même.\nCependant, ses motivations ne doivent pas se limiter à une simple envie de prouver sa force. Elles peuvent être teintées de doutes et de contradictions. Elle admire son frère, mais en même temps, elle se compare sans cesse à lui, ce qui nourrit une insécurité latente. Cette dualité entre admiration et jalousie peut devenir un axe central de son développement, la poussant à remettre en question sa propre valeur.\n2. Établir ses faiblesses et ses forces : un personnage nuancé\nPour rendre cette héroïne plus humaine et attachante, il est important de lui donner à la fois des forces et des faiblesses distinctes. Contrairement à son frère, elle pourrait ne pas être dotée d’une force physique ou d’une intelligence tactique exceptionnelle. Au lieu de cela, elle pourrait posséder des qualités plus subtiles, mais tout aussi cruciales, comme une grande empathie, une intuition fine, ou une capacité à penser de manière créative face à des situations désespérées.\nSes faiblesses, telles qu’un manque de confiance en elle ou une tendance à se replier sur elle-même face à l’adversité, doivent jouer un rôle central dans son arc narratif. Ces faiblesses peuvent créer des obstacles qu’elle doit surmonter, mais aussi des situations où ses forces lui permettent de briller d’une manière inattendue.\n3. Explorer son arc narratif : du doute à la découverte de soi\nL’évolution de l’héroïne doit être un voyage de découverte de soi. Au début de l’histoire, elle est probablement envahie par des sentiments d’infériorité par rapport à son frère et d’incertitude quant à sa capacité à suivre les traces de ses parents. Ce doute initial doit être le point de départ d’un arc narratif où elle se confronte à ses peurs et à ses limites. Au fur et à mesure que l’histoire progresse, elle doit faire face à des défis qui la forcent à révéler ses propres forces et à accepter ses faiblesses.\nPar exemple, alors que le royaume sombre dans le chaos et que sa famille est en fuite, elle pourrait être confrontée à des situations où sa discrétion, son empathie, ou sa capacité à trouver des solutions non conventionnelles deviennent essentielles pour leur survie.\nL’apogée de son arc narratif pourrait se situer dans un moment où elle doit prendre une décision difficile qui la met en opposition directe avec son frère, testant ainsi ses convictions et sa force intérieure. C’est dans ces moments critiques que son évolution doit culminer, montrant qu’elle a trouvé sa propre voie, distincte de celle de son frère ou de ses parents.\n4. La relation avec son frère : une dynamique complexe\nLa relation entre l’héroïne et son frère aîné est un élément central de son développement. Ce lien doit être complexe, mêlant rivalité, admiration, jalousie, et amour fraternel. Plutôt que de simplement opposer les deux, il peut être intéressant de montrer comment leur relation évolue au fil de l’histoire, surtout à mesure que les événements les éloignent. Par exemple, au début, elle pourrait idéaliser son frère, tout en ressentant une frustration croissante face à ses propres échecs comparés à ses succès. Cette tension pourrait s’intensifier à mesure que le frère se laisse manipuler par la princesse, poussant l’héroïne à prendre ses distances ou à confronter ses sentiments contradictoires. Le moment où elle doit finalement s’opposer à lui, alors qu’il est devenu un ennemi, pourrait être un point de rupture dévastateur mais nécessaire dans son parcours de maturation.\n5. Humaniser l’héroïne à travers ses relations et ses doutes\nLes relations que l’héroïne entretient avec les autres personnages sont cruciales pour la rendre humaine et crédible. Ses interactions avec ses parents, ses éventuels amis, et même ses ennemis doivent révéler différentes facettes de sa personnalité.\nPar exemple, ses échanges avec sa mère pourraient être marqués par une incompréhension mutuelle : la mère voit l’héroïne comme trop douce ou pas assez disciplinée, tandis que l’héroïne se sent étouffée par les attentes de sa mère. Cette tension pourrait évoluer vers une compréhension mutuelle ou, au contraire, vers une rupture douloureuse qui pousse l’héroïne à se forger sa propre identité.\nLes moments de doute et de réflexion de l’héroïne, où elle questionne ses choix, ses capacités, et même le sens de sa quête, sont également importants. Ces moments la rendent plus réelle, car ils montrent qu’elle n’est pas simplement une machine à accomplir des exploits héroïques, mais une jeune fille qui cherche à trouver sa place dans un monde complexe et souvent cruel.\n6. Donner un sens à son parcours : devenir une héroïne malgré elle\nFinalement, le parcours de cette héroïne doit avoir un sens au-delà de la simple quête héroïque. Ce qui rendra son histoire particulièrement poignante, c’est la manière dont elle finit par accepter qui elle est, même si cela signifie renoncer à certains de ses rêves ou accepter des vérités amères.\nElle pourrait réaliser que devenir une héroïne ne signifie pas forcément accomplir des exploits spectaculaires ou suivre les traces de ses parents ou de son frère. Au contraire, elle pourrait découvrir que sa véritable force réside dans sa capacité à rester fidèle à elle-même, à protéger ceux qu’elle aime, et à persévérer malgré les épreuves.\nCette découverte pourrait être particulièrement émouvante dans le contexte d’une fin amère, où, bien qu’elle survive et triomphe en un sens, elle porte aussi le poids des sacrifices faits et des illusions perdues. Cela peut la transformer en une héroïne tragique, mais inoubliable.\nConclusion\nCréer une héroïne complexe et attachante dans un récit de fantasy héroïque demande un équilibre délicat entre forces et faiblesses, une évolution crédible, et des relations interpersonnelles riches. Cette héroïne, tiraillée entre son admiration pour son frère et son désir de prouver sa propre valeur, peut devenir un personnage profondément humain et émouvant. En explorant ses doutes, ses échecs, et ses moments de triomphe, on peut façonner une figure héroïque qui reste gravée dans l’esprit des lecteurs bien après qu’ils ont tourné la dernière page.\n","date":"19 mars 2026","externalUrl":null,"permalink":"/posts/2026/heroineombresvaloria/","section":"Articles","summary":"","title":"Création de l'héroïne des Ombres de Valoria","type":"posts"},{"content":"","date":"18 mars 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/fin/","section":"Tags","summary":"","title":"Fin","type":"tags"},{"content":"","date":"18 mars 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/histoire/","section":"Tags","summary":"","title":"Histoire","type":"tags"},{"content":"On entend souvent dire qu’un roman doit finir « bien ». Que le lecteur a besoin de réconfort, de justice, de voir l’amour triompher. Pourtant, certaines des plus grandes œuvres de la littérature – et notamment en fantasy héroïque – doivent leur puissance à une tout autre promesse : celle d’une fin amère. Une fin qui ne guérit pas, mais qui marque. Une fin qui laisse un goût de cendres… et pourtant, que l’on n’oublie jamais.\nAujourd’hui, nous allons voir comment construire ce type de dénouement à travers un exemple concret : celui d’une adolescente cherchant à exister dans l’ombre d’un frère « parfait », jusqu’à ce que l’ambition et la guerre réduisent leur royaume en poussière.\nPourquoi une fin amère fonctionne-t-elle si bien ?\nParce qu’elle est vraie. Ou du moins, parce qu’elle semble l’être. La vie ne rend pas toujours ce qu’elle doit. Les héros ne gagnent pas toujours. Et parfois, sauver ce qu’il reste du monde signifie perdre tout ce qui nous était cher. Une fin amère ne trahit pas le lecteur : elle confirme ce que la meilleure littérature sait depuis toujours – que les illusions de grandeur, la cruauté du destin et la perte de l’innocence sont des forces aussi puissantes que l’amour ou le courage.\nÉtude de cas : une fin mémorable en trois coups de théâtre\nUn royaume autrefois glorieux. Un grand frère, brillant, admiré, destiné à régner. Une héroïne, plus jeune, reléguée à l’ombre de cette perfection, mais qui voit plus loin que lui. Jusqu’à ce que l’ambition du frère déclenche une guerre fatale. Voici comment construire une fin amère autour de cette trame.\n1. La chute définitive du royaume – trop tard pour reculer\nLe grand frère réalise enfin les conséquences de ses actes. Mais il est trop tard. Le moment de lucidité tragique est essentiel. Il ne doit pas arriver avant la catastrophe, mais pendant ou après. Le personnage voit l’horreur qu’il a provoquée sans pouvoir l’arrêter. C’est ce contraste – entre sa prise de conscience et l’irréversibilité du désastre – qui déchire le lecteur.\n2. L’héroïne survit… mais à quel prix ?\nElle gagne. Elle sauve ce qu’elle peut. Mais ses parents sont morts. Et pour arrêter son propre frère, pour empêcher l’effondrement total, elle est forcée de le tuer de ses propres mains. Une fin amère ne prive pas nécessairement l’héroïne de la victoire. Elle la lui donne… mais en la dénaturant. Elle devient héroïne malgré elle. Le lecteur pleure sa réussite. C’est là toute la finesse : le triomphe n’apporte ni joie, ni fierté, juste un soulagement vide.\n3. Le monde sauvé est un monde brisé\nL’héroïne contemple les ruines. Le royaume qu’elle a connu a disparu. Les pierres sont noires, les champs brûlés, les visages faméliques. Elle a préservé une existence, mais pas une vie. Et pourtant. Elle sent en elle un espoir ténu. Pas celui des contes, pas celui des lendemains glorieux. Un espoir mélancolique, presque honteux, celui de recommencer là où tout semble fini. L’espoir dans une fin amère ne doit jamais être éclatant. Il se murmure. Il se devine. Il tient en une phrase, un regard, une graine qu’elle garde au creux de sa main. C’est ce minuscule point de lumière dans l’obscurité qui empêche le lecteur de refermer le livre avec colère – et l’incite, au contraire, à le rouvrir.\nLes thèmes universels que sert une fin amère\nDans cette histoire, la fin ne tombe pas comme un cheveu sur la soupe. Elle est l’aboutissement logique de thèmes tissés tout au long du récit :\n•\tLes illusions de la grandeur : le frère « parfait » incarnait cette croyance dangereuse que la gloire justifie tout.\n•\tLa cruauté du destin : l’héroïne n’a pas choisi cette fin, elle l’a subie.\n•\tLa perte de l’innocence : elle ne sera plus jamais l’adolescente qui cherchait une place. Elle est devenue quelqu’un d’autre.\nCes thèmes, parce qu’ils sont universels, parlent à chaque lecteur. Et parce qu’ils ne sont pas résolus de manière confortable, ils continuent de résonner bien après la dernière page.\nComment écrire une fin amère ?\n•\tAnnoncer la couleur dès le début – Une fin amère ne doit pas trahir le ton général. Si votre roman joue sur les tensions politiques, familiales et la quête de soi, une fin trop heureuse sonnerait faux.\n•\tDonner à l\u0026rsquo;héroïne un vrai choix impossible – Elle ne doit pas simplement échouer. Elle doit gagner… mais en perdant l’essentiel. C’est cette contradiction qui crée l’amertume.\n•\tNe pas confondre tristesse et nihilisme – Une fin amère n’est pas une fin désespérée. Elle garde une trace, si fragile soit-elle, de sens. L’héroïne regarde les ruines ? Qu’elle voie aussi, dans un détail minuscule, une raison de continuer.\n•\tLa tester à voix haute – Lire ce dernier chapitre à quelqu’un. Si cette personne reste silencieuse quelques secondes après la fin, c\u0026rsquo;est une réussite. Si elle dit « c’est triste mais c’est juste », c’est parfait.\nConclusion : la mélancolie comme signature\nEn développant des personnages nuancés et une intrigue riche en tensions politiques et émotionnelles, vous pouvez construire un récit poignant et mémorable. Mais la fin amère ajoute une couche supplémentaire : elle confronte le lecteur à la dure réalité des choix difficiles et des conséquences tragiques. Et c’est précisément parce qu’elle ne cherche pas à consoler à tout prix qu’elle reste gravée. Alors, osez la fin qui ne guérit pas. Osez la cendre et la mélancolie. Vos lecteurs vous détesteront peut-être sur le moment. Mais ils parleront de votre roman pendant des années.\n","date":"18 mars 2026","externalUrl":null,"permalink":"/posts/2026/penseralafin/","section":"Articles","summary":"","title":"Penser à la fin avant de commencer","type":"posts"},{"content":"","date":"17 mars 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/fantasy/","section":"Tags","summary":"","title":"Fantasy","type":"tags"},{"content":"Vous avez une royauté, des complots, des trahisons d’État… et pourtant, votre lecteur décroche au chapitre 12. Pourquoi ? Parce que la politique sans le cœur, c’est du papier. La tension durable ne naît pas des batailles épiques, mais des déchirements intimes.\nL’un des ressorts les plus puissants, trop souvent sous-exploité, est l’affrontement entre loyauté familiale et raison d’État. Lorsqu’un personnage ne peut pas sauver les deux, c’est là que votre roman devient inoubliable.\n1. La mère : entre devoir et amour maternel\nCe personnage maternel incarne un conflit fondamental : servir le royaume ou le trahir pour saver sa famille ? Pour que ce dilemme fonctionne, il faut éviter la « mère courage parfaite ». Il faut lui donner au contraire des valeurs contradictoires ancrées dans son passé. Je dois la faire hésiter, changer d’avis trois fois, agir par instinct puis regretter. La tension naît de ce trop-plein d’amour qui la rend aveugle, puis lucide trop tard.\n2. Le père : protéger sa famille ou sauver son honneur ?\nL’honneur, dans un récit politique, n’est jamais neutre. Il entre en collision avec le devoir de protection. Ce père pourrait être un général habitué à un monde de règles claires. Mais que faire quand obéir signifie envoyer sa propre fille à la mort ? Je dois jouer sur la honte silencieuse. Ce père n’a pas besoin de grands discours. Un regard fuyant, une main qui tremble en scellant un parchemin, une promesse murmurée (« Je te retrouverai, ma fille ») suffisent à maintenir la tension sur plusieurs chapitres.\n3. L’héroïne : la maturité amère par la trahison du frère\nC’est le cœur battant de ce roman. L’héroïne commence avec un rêve — suivre les traces glorieuses de ses parents, servir le royaume, protéger les siens. Puis vient la chute : son propre frère, celui qu’elle aimait et admirait, la trahit. Non par accident, mais par amour. Le chemin vers la maturité amère :\n•\tLe déni – « Il a dû être manipulé, ce n’est pas lui. »\n•\tLa confrontation – Une scène où elle le confronte, et où il avoue froidement : « Tu n’as jamais compris les règles du pouvoir, petite sœur. »\n•\tLe renoncement – Elle doit abandonner son rêve de ressembler à ses parents. Leur voie (loyauté, honneur) est devenue impossible.\n•\tLa renaissance – Elle devient une figure de résistance, non pas par idéalisme, mais par nécessité. Une cheffe de la rébellion qui ne croit plus en la justice, mais qui agit parce que l’alternative est pire.\nJe dois lui faire prendre une décision véritablement difficile, qui va à l’encontre de ses valeurs initiales. Par exemple : laisser un innocent mourir pour protéger son réseau de résistants, ou tuer elle-même un ancien allié. Chaque choix l’éloigne un peu plus de l’enfant qu’elle était, et rapproche le lecteur d’elle.\nConstruire la tension sur l’ensemble du roman : trois conseils\n•\tEntrelacer les échelles – Une querelle familiale à table (le frère qui refuse de passer le sel) doit faire écho à une crise politique (le partage d’un territoire). Montrez que les mêmes dynamiques de pouvoir opèrent partout.\n•\tVarier les retournements – Ne pas attendre le dernier chapitre pour la trahison du frère. Il doit trahir plusieurs fois : d’abord un petit mensonge, puis un abandon en pleine bataille, enfin la grande révélation. Chaque fois, l’héroïne espère encore. Chaque fois, le lecteur souffre avec elle.\n•\tDonner un prix à la loyauté – La princesse tyrannique peut offrir au frère un marché horrible : « Livre-moi ta sœur, et je te donne le trône du Nord. » Le frère hésite une seconde. Cette seconde dit tout.\nNous avons tous déjà douté de ceux que nous aimons. Vos lecteurs ne se souviendront pas de la généalogie des royaumes, mais ils n’oublieront jamais cette mère qui a choisi la couronne contre son cœur, ce père qui a tremblé devant un décret, ou cette héroïne qui a tué son enfance pour devenir libre.\nAlors, chers auteurs, osez briser vos familles.\n","date":"17 mars 2026","externalUrl":null,"permalink":"/posts/2026/tensionsfamiliales/","section":"Articles","summary":"","title":"Les tensions familiales","type":"posts"},{"content":"Aujourd’hui, nous allons parler d’un exercice aussi délicat qu’exaltant : développer une intrigue où la tragédie naît non pas de la haine, mais de l’amour. Car c’est là que se cache la véritable douleur romanesque : voir ceux que l’on aime se détruire par affection pour quelqu’un d’autre. Pour illustrer cela, je vous propose de suivre le fil de mon roman en cours de construction. Un récit de fantasy, centré sur une adolescente soldat, son frère adulé, et une princesse manipulatrice. Accrochez-vous, cela va servir de leçon vivante.\n1. L’élément déclencheur : naître dans l’ombre d’un héros\n« L’histoire pourrait commencer par l’introduction de l’adolescente dans l’armée du royaume, où elle se bat pour prouver qu’elle est digne de l’héritage de sa mère et de son père. » Pourquoi cela fonctionne ? Parce que vous installez immédiatement un manque et un obstacle. Votre héroïne ne veut pas la gloire pour la gloire ; elle veut prouver sa légitimité. C’est universel et touchant. Mais le génie de votre prémisse, c’est d’ajouter un frère génial. Il n’est pas méchant, il est juste… meilleur qu’elle. Adoré. Respecté. Alors que notre héroïne sue sang et eau dans ses bottes militaires. Pour que le drame fonctionne plus tard, il faut humaniser ce frère dès les premières pages. Montrez-le en train de défendre sa petite sœur contre un gradé cynique. Plus il sera aimable, plus sa chute sera déchirante.\n2. L’influence de la princesse : la romance comme cheval de Troie\n« La princesse, désespérée à l’idée d’un mariage arrangé, se rapproche du grand frère. […] elle utilise cet amour pour l’inciter à comploter contre le roi. » Voilà le nœud tragique par excellence. Vous évitez l’écueil du « méchant frère par nature ». Non. Ici, le frère n’est pas un traître par ambition, mais par amour aveugle.\nCe qui rend ce personnage fascinant :\n•\tIl croit sincèrement aider la princesse.\n•\tIl est manipulé sans le savoir (ou le sait-il ? À vous de jouer sur le degré de lucidité).\n•\tUne fois le roi assassiné, il se réveille dans un cauchemar.\nÉcrire la scène du meurtre du roi non pas comme un combat épique, mais comme un moment intime. Le frère a les larmes aux yeux. La princesse lui tient la main en chuchotant : « C’est pour nous. Pour notre futur. » L’horreur silencieuse est plus forte que mille batailles.\n3. Le renversement : quand la prise de pouvoir vire au désastre\n« La princesse prend le pouvoir. Son règne s’avère être un désastre. Le royaume sombre dans le chaos. » C’est le moment pivot où l\u0026rsquo;héroïne cesse d’être une simple soldate pour devenir une fugitive. Les deux généraux (ses parents) comprennent qu’ils doivent fuir. La princesse n’est pas forcément stupide ou cruelle par sadisme. Elle est simplement incompétente et paranoïaque. Elle a détruit l’ancien ordre sans avoir de plan pour le remplacer. Je ne dois pas montrer le chaos de loin. Je dois le faire vivre par les yeux de l\u0026rsquo;héroïne : une ville qu’elle a défendue devient un champ de massacres. Un capitaine qu’elle respectait est exécuté pour un regard de travers. La fuite n’est pas une aventure, c’est une débâcle.\n4. La poursuite : le frère chassant ceux qu’il aime\n« Le frère, sous les ordres de la princesse et poussé par sa propre culpabilité, se lance à la poursuite de sa propre famille. » Là est le chef-d’œuvre de votre psychologie des personnages. Pourquoi un homme qui a tué par amour poursuivrait-il sa mère et sa sœur ? Parce qu’il veut expier et que la princesse lui a vendu l’idée que tuer les derniers témoins de son acte le libérera de sa honte.\nTrois dilemmes à explorer dans cette partie :\n•\tLe dilemme du frère : Doit-il obéir à la femme qu’il a tout sacrifié pour, ou laisser partir les seules personnes qui l’ont aimé ?\n•\tLe dilemme de l’héroïne : Comment affronter un frère qu’elle a idolâtré ? Peut-elle lever son épée contre lui ? Doit-elle le haïr ou le plaindre ?\n•\tLe dilemme des parents : Savent-ils que leur fils est devenu un monstre par amour ?\nJe dois organiser une confrontation où le frère attrape l’héroïne, mais ne peut pas la tuer. Il reste figé, l’épée tremblante. Et la princesse, qui observe par un sort ou un espion, comprend alors qu’elle devra elle-même éliminer l\u0026rsquo;héroïne.\nConclusion : une intrigue qui marche parce qu’elle est humaine\nCe que j’aime dans cette construction, c’est qu’elle repose sur un engrenage psychologique et non sur une simple mécanique de trahison.\nRécapitulons les arcs narratif :\n•\tActe I : L’héroïne cherche à sortir de l’ombre de son frère.\n•\tActe II : Le frère, manipulé par l’amour, commet l’irréparable.\n•\tActe III : La famille est poursuivie par celui qu’elle aimait.\nUne bonne intrigue ne se contente pas d’enchaîner des rebondissements. Elle place chaque personnage devant un choix impossible. Et c’est dans l’impossibilité du choix que naît la grande littérature. Alors, chers auteurs, osez les fratries déchirées. Osez les méchants qui pleurent en poignardant. Et surtout, osez cette question terrible :\n« Que ferais-tu par amour ? »\n","date":"16 mars 2026","externalUrl":null,"permalink":"/posts/2026/miseneplacehistoire/","section":"Articles","summary":"","title":"Mise en place de l'histoire","type":"posts"},{"content":"On dit souvent qu’une histoire vaut ce que valent ses personnages. Mais comment passer du héros monocorde au protagoniste dont on sent le pouls battre sous chaque phrase ? La réponse se niche dans les zones grises, les contradictions, et ces petits détails qui rendent un personnage vivant.\n1. L’héroïne : l’arme invisible\nMa protagoniste est une adolescente tiraillée entre le désir brûlant de prouver sa valeur et l’ombre constante de son frère aîné. Jusqu’ici, rien de neuf. Mais voici où la nuance opère la magie. Au lieu de la doter d’une force brute ou d’une intelligence tactique (les qualités valorisées dans son monde), je vais lui donner un talent « discret » : une connexion profonde avec la nature, une mémoire exceptionnelle des chemins secrets, ou une discrétité quasi-magique. Ce talent doit être au début perçu comme inutile, voire faible.\n2. Le grand frère : le parfait qui bascule\nAh, le frère parfait. Attention au piège ! Pour qu’il ne soit pas un simple faire-valoir, il faut le rendre profondément humain. Sa perfection n’est qu’une armure. En privé, il est rongé par ses doutes. Son aventure n’est pas une chute soudaine, mais une descente progressive. L’élément déclencheur ? L’amour pour la princesse. Un sentiment noble. Mais c’est ce même amour, associé à la culpabilité d’avoir tué le roi, qui le transforme. Son arc narratif devient alors une tragédie : chaque manipulation qu’il exerce, chaque pas vers l’ombre, il croit les faire « pour le bien de tous ». Le lecteur doit souffrir en le regardant sombrer, car il se souvient de l’homme vertueux qu’il était.\n3. La princesse : l’élément perturbateur égoïste\nIci, je dois oser l’impopulaire. Ma princesse n’est pas une victime passive, c’est une calculatrice désespérée. Son enfance enfermée dans les obligations royales l’a rendue intelligente, charismatique… et profondément égoïste. Sa quête de liberté est légitime, mais sa méthode ne l’est pas. Elle manipule ceux qui l’aiment sans considérer les dégâts collatéraux. La nuance réside dans la justification. Le lecteur peut ne pas l’approuver, mais il doit comprendre pourquoi elle agit ainsi. Je dois montrer sa peur viscérale d’un destin imposé, ses nuits blanches à envisager la cage dorée. On peut détester ses actes tout en plaignant l’enfant qu’elle a été.\n4. Les parents : deux visages de l’autorité\nTrop souvent, les parents ne sont que des obstacles ou des soutiens plats. Je dois leur donner leur propre champ de bataille intérieur.\n•\tLa mère : Dure, impassible. Elle aime ses enfants, mais sa tendresse s’exprime par la discipline. Dans son histoire à elle, montrer ses émotions a déjà été une faiblesse exploitée. Elle surprotège en endurcissant.\n•\tLe père : Plus doux, stratège. Il valorise la patience et la précision. Mais est-ce une force ou une fuite ? Peut-être évite-t-il les conflits familiaux par calcul, ou se cache-t-il derrière sa « sagesse » pour ne pas affronter la dureté de sa femme.\nEnsemble, ils forment un couple complémentaire mais dysfonctionnel. L’héroïne se construit entre ces deux modèles contradictoires : la force brute émotionnelle de sa mère et la subtilité stratégique de son père.\nConclusion : la nuance est un équilibre\nCréer des personnages complexes ne signifie pas les noyer dans un océan de contradictions. C’est choisir une contradiction centrale et l’explorer sous toutes ses coutures.\nRappelez-vous :\n•\tL’héroïne est invisible… jusqu’à devenir indispensable.\n•\tLe frère est parfait… jusqu’à devenir tragique.\n•\tLa princesse est captive… jusqu’à devenir manipulatrice.\n•\tLes parents sont stricts… mais pour de bonnes raisons.\n","date":"15 mars 2026","externalUrl":null,"permalink":"/posts/2026/tisserdespersonnagesnuances/","section":"Articles","summary":"","title":"Tisser des personnages nuancés","type":"posts"},{"content":"L’héroïque fantasy ne se résume pas à des épées runiques et des batailles contre des créatures immortelles. Ce qui rend ce genre si captivant, c’est sa capacité à mêler des mondes riches, des quêtes épiques… et des personnages d’une complexité troublante, souvent déchirés entre leur destin et leurs blessures intimes. Aujourd’hui, je vous propose d’entrer dans les coulisses de mon prochain projet : « Les Ombres de Valoria » . L’ambition y est claire : créer un récit poignant et tragique autour d’une jeune adolescente en quête de reconnaissance, écrasée par des enjeux familiaux et politiques démesurés. Voici comment je structure cette histoire pour que chaque pierre de l’univers fasse écho aux failles du personnage.\n1. Définir l’univers : quand le décor devient un personnage\nAvant même d’écrire une ligne de dialogue ou de récit, il faut poser les fondations. En fantasy, l’univers est presque un personnage à part entière. Il porte ses propres cicatrices, ses lois implicites et ses contradictions. Pour « Les Ombres de Valoria », j’ai imaginé un royaume ancien, en plein déclin. Un empire qui fut glorieux, mais dont les forêts reculent, les mines s’épuisent et les alliances vacillent. Ce n’est pas un hasard : un monde qui se fissure est le terrain idéal pour une tragédie familiale. Demandez-vous toujours : en quoi mon décor physique reflète-t-il les conflits internes de mes personnages ? Un royaume corrompu peut ainsi faire miroir à une âme rongée par le doute.\n2. Tensions politiques et traditions rigides : le piège social\nDans ce royaume montagneux aux hivers impitoyables, la guerre et la diplomatie sont des arts sacralisés. Les généraux ne sont pas de simples officiers : ce sont des figures quasi mythifiées, élevées au rang de héros légendaires dès leur vivant. Leurs noms se chuchotent dans les chaumières et se psalmodient dans les cérémonies. Quelle pression pour leurs enfants ! Ici, les traditions sont rigides : chaque enfant de général doit, dès l’adolescence, prouver sa « bravoure ». Ceux qui échouent deviennent des parias admis au sein du foyer mais privés de nom. Cette structure sociale n’est pas un simple fond de décor. C’est le piège dans lequel va se débattre mon héroïne. À retenir pour vos propres romans : un conflit politique puissant naît toujours d’une règle absurde ou cruelle que vos personnages ne peuvent ni accepter, ni briser sans se brûler les ailes.\n","date":"14 mars 2026","externalUrl":null,"permalink":"/posts/2026/creationnouveauromanfantasy/","section":"Articles","summary":"","title":"Creation d'un nouveau roman fantasy","type":"posts"},{"content":"","date":"14 mars 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/pr%C3%A9paration/","section":"Tags","summary":"","title":"Préparation","type":"tags"},{"content":"Vous avez une idée géniale en tête, mais dès que vous l\u0026rsquo;écrivez, ça part dans tous les sens ? Les personnages font du surplace, l\u0026rsquo;intrigue patine, et vous ne savez plus où vous voulez en venir ? Rassurez-vous. Ce n\u0026rsquo;est pas un manque de talent. C\u0026rsquo;est un manque de structure. Souvenez-vous de vos cours de français. On vous a parlé du schéma narratif, des trois actes, de la situation initiale au dénouement. Sur le moment, vous avez trouvé ça scolaire et rigide. Mais voici la vérité que les professeurs ne vous disent pas : cette structure, quand on la maîtrise, ne contraint pas l\u0026rsquo;inspiration. Elle la libère. Prenons les trois actes un par un, et voyons concrètement comment ils construisent un roman qui tient la route.\nActe 1 : L\u0026rsquo;introduction – « Voici de quoi on parle »\nObjectif : présenter les personnages, l\u0026rsquo;intrigue, les relations et les objectifs. En clair : donner au lecteur toutes les cartes pour comprendre ce qui va suivre. L\u0026rsquo;erreur classique de l\u0026rsquo;acte 1, c\u0026rsquo;est de vouloir tout montrer trop vite. On a tellement peur que le lecteur décroche qu\u0026rsquo;on lui balance l\u0026rsquo;intégralité du passé du héros, la généalogie de sa famille, et la carte du royaume. Résultat : il s\u0026rsquo;ennuie avant même que l\u0026rsquo;histoire commence. Ce qu\u0026rsquo;il faut faire, concrètement :\n•\tPrésentez votre personnage principal en action, pas en description. Ne dites pas « Julie était une femme courageuse et déterminée ». Montrez-la en train de prendre un risque, de défendre quelqu\u0026rsquo;un, de refuser d\u0026rsquo;abandonner.\n•\tDéfinissez un objectif clair (même petit). Dès la fin de l\u0026rsquo;acte 1, le lecteur doit pouvoir répondre à la question : « Qu\u0026rsquo;est-ce que ce personnage veut absolument ? » Venger son père ? Gagner le tournoi ? Retrouver son frère disparu ? Quitter cette ville mortelle ?\n•\tPlantez les relations essentielles – mais sans les expliquer. Montrez un regard échangé, une tension, un silence gêné. Le lecteur comprendra.\nLe moment clé de l\u0026rsquo;acte 1 : le point de bascule. C\u0026rsquo;est l\u0026rsquo;événement qui pousse le personnage à quitter son quotidien. Dorothy emportée par le cyclone. Harry Potter qui reçoit sa lettre. Le détective qui accepte l\u0026rsquo;affaire alors qu\u0026rsquo;il avait dit non. À partir de là, on bascule dans l\u0026rsquo;acte 2. Longueur indicative : environ 25 % de votre roman.\nActe 2 : Les obstacles et le pivot central – « Rien ne sera facile »\nObjectif : multiplier les obstacles, les confrontations, les échecs. Le personnage voulait quelque chose. Maintenant, il va devoir le payer. L\u0026rsquo;acte 2 est le plus long, le plus exigeant, et le plus souvent maltraité. C\u0026rsquo;est là que les auteurs débutants se perdent. Ils enchaînent les péripéties sans logique, ou au contraire font tourner leurs personnages en rond. La règle d\u0026rsquo;or : chaque obstacle doit être pire que le précédent. Ne faites pas simplement rater son examen à votre héroïne. Faites-la accuser de triche. Puis expulser. Puis découvrez que l\u0026rsquo;accusateur est son propre père. La tension doit monter par vagues, pas stagner. Les confrontations dont vous avez besoin :\n•\tConfrontation avec un adversaire extérieur (le méchant, la rivale, le système)\n•\tConfrontation avec un allié qui trahit ou qui doute (la meilleure amie qui ne croit plus en elle)\n•\tConfrontation avec elle-même (le moment où elle est sur le point d\u0026rsquo;abandonner)\nLe pivot central – l\u0026rsquo;élément qui change tout\nC\u0026rsquo;est l\u0026rsquo;événement majeur qui sépare l\u0026rsquo;acte 2 en deux parties. Avant le pivot, le personnage réagit aux événements. Après le pivot, il agit. Exemples concrets :\n•\t« La vérité éclate : ce n\u0026rsquo;est pas lui le coupable, c\u0026rsquo;est son frère. »\n•\t« L\u0026rsquo;objet qu\u0026rsquo;il cherchait depuis 200 pages est détruit. Il doit tout réinventer. »\n•\t« La personne qu\u0026rsquo;il protégeait se révèle être l\u0026rsquo;assassin. »\nLe pivot central est une douche froide pour le lecteur… et un réveil pour le personnage. À partir de là, plus de facilités. Plus de retour en arrière. Il doit changer de stratégie ou mourir (parfois littéralement). Longueur indicative : environ 50 % de votre roman (dont 25 % avant le pivot, 25 % après).\nActe 3 : La résolution – « Ça finit ici, d\u0026rsquo;une façon ou d\u0026rsquo;une autre »\nObjectif : conclure. Le personnage réussit ou échoue. Mais l\u0026rsquo;histoire se termine. L\u0026rsquo;acte 3 est celui que tout le monde écrit trop vite. On est fatigué. On veut en finir. Alors on bâcle. Grave erreur. La fin, c\u0026rsquo;est ce que le lecteur retiendra. Deux options possibles, aucune n\u0026rsquo;est meilleure que l\u0026rsquo;autre :\n•\tLa réussite : le héros atteint son but, mais souvent à un prix qu\u0026rsquo;il n\u0026rsquo;avait pas prévu. Il a vaincu le dragon, mais il a perdu son meilleur ami. Il a retrouvé sa fille, mais il n\u0026rsquo;est plus le même homme. Une fin heureuse sans sacrifice, c\u0026rsquo;est une fin creuse.\n•\tL\u0026rsquo;échec : le héros n\u0026rsquo;obtient pas ce qu\u0026rsquo;il voulait. Mais il a changé. Il a compris quelque chose. « Rocky » : il perd le combat, mais il a tenu la distance. C\u0026rsquo;est une fin mémorable.\nCe que l\u0026rsquo;acte 3 doit absolument contenir : •\tLe climax : la scène la plus intense du roman. Pas forcément une bataille. Ça peut être une conversation, un aveu, une lettre qu\u0026rsquo;on ouvre. Mais cette scène doit concentrer toute la tension des actes précédents.\n•\tLa réponse à la question posée à l\u0026rsquo;acte 1 : le lecteur a passé des heures avec vous. Il mérite une réponse claire.\n•\tUne respiration : après le climax, laissez un court moment de calme. Montrez où en sont les personnages, quelques jours ou semaines plus tard. Le lecteur a besoin de redescendre.\nLongueur indicative : environ 25 % de votre roman.\nLe piège à éviter absolument\nBeaucoup d\u0026rsquo;auteurs débutants respectent les trois actes… mais uniquement dans leur tête. Ils savent comment l\u0026rsquo;histoire commence et comment elle finit. Mais l\u0026rsquo;acte 2 reste flou. Alors ils écrivent au fil de l\u0026rsquo;eau, et au milieu du roman, ils se perdent. La solution : avant d\u0026rsquo;écrire la première phrase, posez sur une feuille les trois ou quatre obstacles principaux de l\u0026rsquo;acte 2. Notez le pivot central. Vous n\u0026rsquo;êtes pas obligé de tout suivre à la lettre, mais avoir cette colonne vertébrale vous évitera le marais du milieu.\nUn dernier conseil\nLa structure en trois actes n\u0026rsquo;est pas une prison. C\u0026rsquo;est un filet. Elle vous permet d\u0026rsquo;expérimenter, de prendre des risques, d\u0026rsquo;écrire des scènes bizarres, parce que vous savez où vous allez revenir. Alors oui, vos cours de français avaient raison. Mais ils ont oublié de vous dire l\u0026rsquo;essentiel : cette structure, elle n\u0026rsquo;est pas là pour être respectée bêtement. Elle est là pour être habitée. À vous d\u0026rsquo;y mettre votre voix, vos personnages, votre façon unique de raconter. Bonne écriture.\n","date":"11 mars 2026","externalUrl":null,"permalink":"/posts/2026/structureentroisactes/","section":"Articles","summary":"","title":"La structure en trois actes","type":"posts"},{"content":"","date":"11 mars 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/structure/","section":"Tags","summary":"","title":"Structure","type":"tags"},{"content":"Vous avez une idée géniale. Une scène d\u0026rsquo;ouverture qui déchire. Un twist de fin qui va faire pleurer vos lecteurs. Vous ouvrez un document vierge. Vous écrivez « Chapitre 1 ». Et là… rien. Ou pire : vous écrivez, mais au chapitre 4, votre héroïne change de caractère sans raison. Au chapitre 7, vous oubliez la couleur de ses yeux. Au chapitre 10, vous réalisez qu\u0026rsquo;elle n\u0026rsquo;a aucun objectif. Bienvenue dans le cauchemar de l\u0026rsquo;incohérence. La bonne nouvelle ? Il existe un remède. Il ne prend pas trois semaines. Il ne demande pas une bible de 200 pages. Juste une feuille. Et une heure de votre temps. Avant d\u0026rsquo;écrire quoi que ce soit, posez vos personnages sur papier.\nPourquoi une fiche personnage ?\nBeaucoup d\u0026rsquo;auteurs débutants pensent que « connaître » leur personnage suffit. Ils l\u0026rsquo;ont dans la tête. Ils le sentent. Le problème, c\u0026rsquo;est qu\u0026rsquo;entre votre tête et la page 150, il y a des semaines, de la fatigue, des doutes. Et c\u0026rsquo;est là que les incohérences s\u0026rsquo;installent. Avoir une fiche sous la main, c\u0026rsquo;est avoir une boussole. Vous ne vous perdez plus. Vous ne contredisez plus ce que vous avez écrit cent pages plus tôt. Et surtout, vous gagnez un temps fou. Voici une petite fiche avec le strict minimum. Pas de blabla. Pas de questions existentielles sur son signe astrologique ou sa marque de céréales préférée. L\u0026rsquo;essentiel. Rien que l\u0026rsquo;essentiel.\nPhysique – ce que le lecteur voit en premier\nLe physique, ce n\u0026rsquo;est pas du décor. C\u0026rsquo;est de l\u0026rsquo;information. Une cicatrice raconte une histoire. Une silhouette frêle impose une vulnérabilité. Un regard fuyant annonce un secret. Remplissez ces rubriques. Soyez précis. Et surtout, soyez cohérent.\n•\tSon apparence au premier coup d\u0026rsquo;œil : qu\u0026rsquo;est-ce qui frappe quand on la voit pour la première fois ?\n•\tSa taille\n•\tSon poids (approximatif, ou utile si c\u0026rsquo;est un enjeu)\n•\tSa corpulence (mince, ronde, musclée, frêle, massive)\n•\tSa couleur de cheveux\n•\tLa couleur de ses yeux\n•\tLa forme de son visage (rond, long, anguleux, carré)\n•\tLa forme de son nez (fins, large, cassé, retroussé)\n•\tSon regard (volontaire, fuyant, perçant, vague, doux, dur)\n•\tSes particularités physiques (cicatrice, boiterie, tatouage, tic, main tremblante)\n•\tSon âge\n•\tSes capacités physiques au début de l\u0026rsquo;intrigue (courir vite ? être fragile ? savoir se battre ? s\u0026rsquo;essouffler au moindre effort ?)\nExemple concret : « Clara, 28 ans, petite (1m55), corps frêle mais pas maladif, cheveux bruns raides, yeux vert clair, visage rond, nez fin, regard fuyant sauf quand on la met en colère, une fine cicatrice sur la lèvre supérieure. Ne tient pas debout plus de dix minutes sans s\u0026rsquo;asseoir (séquelles). »\nPsychologie – ce qui la fait avancer (ou la bloque)\nUn personnage sans psychologie, c\u0026rsquo;est une figurine. Il bouge, mais on ne sait pas pourquoi. La psychologie, c\u0026rsquo;est le moteur. C\u0026rsquo;est ce qui rend ses choix compréhensibles, même mauvais.\n•\tSa vision du monde (cynique ? naïve ? fataliste ? optimiste ? « le monde est dangereux », « les gens sont bons », « tout finit par s\u0026rsquo;arranger »)\n•\tSa relation avec les autres (méfiante, ouverte, dominante, effacée, jalouse, protectrice)\n•\tCe qu\u0026rsquo;elle aime (concret : le café noir, les livres d\u0026rsquo;occasion, marcher seule la nuit)\n•\tCe qu\u0026rsquo;elle déteste (tout aussi concret : les mensonges, le bruit des moteurs, qu\u0026rsquo;on touche à ses affaires)\nPiège à éviter : des goûts génériques (« elle aime la musique et les couchers de soleil »). Non. Soyez précis. « Elle aime les chansons des années 80 et regarder la pluie sur le bitume. » C\u0026rsquo;est plus vrai.\nSa vie avant le début du récit – ce que vous devez savoir, même si le lecteur ne le saura pas tout de suite\nC\u0026rsquo;est la partie la plus sous-estimée. Le passé d\u0026rsquo;un personnage n\u0026rsquo;est pas là pour faire joli. Il est là pour expliquer pourquoi il réagit comme il réagit à la page 47. Vous n\u0026rsquo;allez pas tout raconter au lecteur. Mais vous, vous devez le savoir.\n•\tCe qui est connu (ce que le lecteur apprendra tôt ou tard, ou du moins ce que les autres personnages savent)\n•\tCe qui est inconnu (le secret. Le truc qu\u0026rsquo;elle n\u0026rsquo;a dit à personne. C\u0026rsquo;est souvent là que se cache la meilleure dramaturgie)\n•\tSes rencontres importantes avant l\u0026rsquo;histoire (et ce qu\u0026rsquo;elles ont changé chez elle)\n•\tLes sentiments éprouvés (ce qu\u0026rsquo;elle a vraiment ressenti – amour, haine, honte, fierté)\n•\tLes sentiments exprimés (ce qu\u0026rsquo;elle a montré – parfois très différent des sentiments éprouvés)\n•\tSon évolution physique avant l\u0026rsquo;intrigue (a-t-elle maigri ? pris du muscle ? perdu un œil ? eu un enfant ?)\nExemple : « Avant l\u0026rsquo;histoire, Clara a perdu sa mère. Le lecteur le sait (connu). Ce qu\u0026rsquo;il ne sait pas, c\u0026rsquo;est qu\u0026rsquo;elle était là, qu\u0026rsquo;elle n\u0026rsquo;a pas appelé les secours assez vite (inconnu). Elle éprouve une honte immense, mais exprime de la colère contre l\u0026rsquo;hôpital. Physiquement, elle a perdu 8 kilos après ça. »\nSon rôle durant l\u0026rsquo;intrigue – ce qui change en cours de route\nUn personnage qui ne change pas, c\u0026rsquo;est un personnage secondaire. Un protagoniste doit être transformé par l\u0026rsquo;histoire. Cette section est votre feuille de route pour ne pas l\u0026rsquo;oublier.\n•\tSes rencontres pendant l\u0026rsquo;histoire (les personnages qui vont la faire évoluer – en bien ou en mal)\n•\tSes sentiments éprouvés (peur, doute, colère, amour, trahison – au fil des chapitres)\n•\tLes sentiments qu\u0026rsquo;elle exprime (montre-t-elle ce qu\u0026rsquo;elle ressent, ou ment-elle aux autres ?)\n•\tSon évolution physique (blessures, fatigue, changements visibles – une cicatrice au chapitre 30, des cernes au chapitre 45)\nÀ noter : cette partie peut s\u0026rsquo;écrire au fur et à mesure. Vous ne savez pas tout à l\u0026rsquo;avance. Mais notez au vol, dès qu\u0026rsquo;un changement arrive. Votre futur vous remerciera.\nSon rôle à la fin du récit – la destination\nC\u0026rsquo;est la dernière ligne. Elle répond à une question simple : après la dernière page, qu\u0026rsquo;est devenue cette personne ?\n•\tSon rôle à la fin du récit : survivante ? héroïne ? brisée ? transformée ? sacrifice ? gagnante ? perdante ? apaisée ?\nExemple : « Clara n\u0026rsquo;est plus la même. Elle a arrêté de fuir le regard des autres. Elle ne cache plus sa cicatrice. Elle a appris à appeler à l\u0026rsquo;aide. À la fin, elle n\u0026rsquo;est pas guérie, mais elle n\u0026rsquo;a plus honte. »\nLa règle d\u0026rsquo;or de la fiche personnage\nRemplissez ça avant d\u0026rsquo;écrire le premier chapitre. Gardez la fiche à portée de main. Consultez-la à chaque fois que vous hésitez. Et surtout : autorisez-vous à la changer. Un personnage qui vous surprend, c\u0026rsquo;est un bon personnage. Si en cours de route vous découvrez que Clara ne déteste finalement pas les mensonges, mais qu\u0026rsquo;elle déteste être prise pour une naïve – corrigez la fiche. La fiche est votre servante, pas votre maîtresse. Mais sans fiche, vous naviguez sans carte. Et écrire un roman sans carte, c\u0026rsquo;est possible. C\u0026rsquo;est juste beaucoup, beaucoup plus long. Et beaucoup plus douloureux.\nÀ vous. Prenez une feuille. Ou un document. Et posez votre premier personnage. L\u0026rsquo;histoire peut attendre encore une heure.\n","date":"10 mars 2026","externalUrl":null,"permalink":"/posts/2026/avantdecommencer/","section":"Articles","summary":"","title":"Avant de commencer à écrire","type":"posts"},{"content":"","date":"10 mars 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/fiche-de-personnage/","section":"Tags","summary":"","title":"Fiche De Personnage","type":"tags"},{"content":"","date":"10 mars 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/roman/","section":"Tags","summary":"","title":"Roman","type":"tags"},{"content":"Bienvenue dans mon petit coin de créations !\nIci, les idées commencent souvent par une étincelle minuscule : un mot griffonné dans un carnet, un croquis rapide dans la marge d\u0026rsquo;une page, une pensée qui refuse de disparaitre\u0026hellip; Puis peu à peu, ces fragments prennent forme. Une histoire apparait. Un personnage respire. Un dessin naît.\nCe site est mon petit atelier. J\u0026rsquo;y partage ce qui me passionne le plus : l\u0026rsquo;écriture, le dessin et les réflexions qui accompagnent la création. Vous y trouverez des textes, parfois des croquis, ou simplement des pensées sur le fait de créer, d\u0026rsquo;imaginer, d\u0026rsquo;essayer\u0026hellip; et de recommencer !\nJe ne prétend pas avoir toutes les réponses sur l\u0026rsquo;art d\u0026rsquo;écrire ou de dessiner. Au contraire. Ce site, et ce blog, sont avant tout des chemins en construction, un endroit où je documente mon évolution, mes inspirations, mes doutes et mes découvertes.\nSi vous ailmez les coulisses de la création, les monde imaginaires, les carnets d\u0026rsquo;artiste, les réflexions sur l\u0026rsquo;écriture et l\u0026rsquo;imagination, alors vous êtes au bon endroit. Considérez ce blog comme un carnet laissé ouvert sur une table : vous pouvez y feuilleter les pages, observer les esquisses, lire quelques fragments d\u0026rsquo;histoires\u0026hellip; et peut-être repartir avec un peu d\u0026rsquo;inspiration.\nCrayonne - 2026\n","date":"1 mars 2026","externalUrl":null,"permalink":"/posts/2026/bienvenue/","section":"Articles","summary":"","title":"Bienvenue","type":"posts"},{"content":"","date":"1 mars 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/bienvenue/","section":"Tags","summary":"","title":"Bienvenue","type":"tags"},{"content":"","date":"7 avril 2025","externalUrl":null,"permalink":"/tags/aventure/","section":"Tags","summary":"","title":"Aventure","type":"tags"},{"content":" Soeurs de Sang Thèmes abordés : Famille, Rédemption, Corruption, Le pardon 2025 - En cours d'écriture\nAdolescent 13+ Dans les cendres de Lordaeron, deux sœurs, un seul serment : survivre. Austrivage n'était qu'un havre de paix, un souvenir lointain pour Jaelith et Jaelia. Le jour où le Fléau a englouti le royaume de Lordaeron, leur monde innocence s'est brisé à jamais. Face à la tragédie, leur destin a divergé. Jaelith, cherchant la lumière dans les ténèbres, fuit vers Hurlevent. Sous la bannière de la lumière, elle embrasse la voie du paladin, forgeant son corps et son esprit dans l'espoir de devenir un rempart contre les ténèbres. Jaelia, rongée par la perte et la colère, choisit de rester et de combattre. Elle rejoint les rangs fanatiques de la Croisade écarlate, prête à tout pour anéantir les morts-vivants, même si le prix à payer est son humanité. Séparées par leurs choix, les deux sœurs luttent chacune à leur manière pour un avenir incertain. Alors que les ténèbres se répandent sur Azeroth, leurs chemins sont-ils voués à ne plus jamais se croiser ? Ou le destin, plus fort que la guerre, saura-t-il les réunir… peut-être même sur le champ de bataille ? Non disponible pour le moment Voir la galerie d\u0026rsquo;images de cette histoire. ","date":"7 avril 2025","externalUrl":null,"permalink":"/textes/soeursdesang/","section":"Mes textes","summary":"","title":"Soeurs de sang","type":"textes"},{"content":"","date":"4 avril 2025","externalUrl":null,"permalink":"/tags/drame/","section":"Tags","summary":"","title":"Drame","type":"tags"},{"content":" Les Héritiers des Cendres Thèmes abordés : Vengeance, Survie, Conquête, Violence 2025 – 233 pages\nMature 16+ Il y a longtemps, les humains ont mené une guerre impitoyable contre les monstres. Seuls quelques survivants ont échappé au massacre. Entre la vengeance et la survie, entre la reine qui veut reconstruire et le soldat qui ne rêve que de détruire, se joue le destin d’un monde brisé. Tandis que les ombres du passé s’éveillent et que les navires humains approchent des côtes interdites, un feu ancien recommence à brûler… Et cette fois, les monstres ne fuiront plus. Télécharger les Héritiers des Cendres en PDF. ","date":"4 avril 2025","externalUrl":null,"permalink":"/textes/heritiersdescendres/","section":"Mes textes","summary":"","title":"Les Héritiers des Cendres","type":"textes"},{"content":"","date":"4 avril 2025","externalUrl":null,"permalink":"/tags/mature-16+/","section":"Tags","summary":"","title":"Mature 16+","type":"tags"},{"content":" Une terrible histoire de World of Warcraft Thèmes abordés : Parodie, Gloubiboulga de n'importe quoi 2025 – 226 pages\nAdolescent 13+ Varian Wrynn, le roi de Hurlevent, accueillait Jaelith, une paladine de renom, dans la salle du trône. Leur conversation prit une tournure inattendue, la paladine abordant une rumeur à propos de la taille de l’arme intime du roi… Télécharger Une terrible histoire de World of Warcraft en PDF. ","date":"2 avril 2025","externalUrl":null,"permalink":"/textes/uneterriblehistoiredewow/","section":"Mes textes","summary":"","title":"Une terrible histoire de World of Warcraft","type":"textes"},{"content":"","date":"15 avril 2024","externalUrl":null,"permalink":"/tags/innocence/","section":"Tags","summary":"","title":"Innocence","type":"tags"},{"content":" Chien, Toutou et Loulou Gabriel Vierall Lorelei Vierall Louis Vierall asdlexart chatemure chibilynnelouloou clacli elizip fishgirls gaylunar Hachikoek hambun Illustration juliria jvju112 kanookies kechawacha kingkirit kokomo loreleicat Loulore louloulynne loulynn luluna lynne lynnebed lynnepiano lynnetableauclasse mainytonya0427 mercystrap mits mudpossum nrok orangenjoyer pffycat pommefrites rieteller shadearts sillyslug39 sldfhuizeh slothtapus smallgogsize smellymouse solrei spinhandbag strawberries teabean timekepper twistedbriarpatch unlikebishop ","date":"15 avril 2024","externalUrl":null,"permalink":"/galeries/innocence/","section":"Les galeries","summary":"","title":"Innocence : Chroniques d'un foyer (presque) ordinaire","type":"galeries"},{"content":"","date":"15 avril 2024","externalUrl":null,"permalink":"/tags/chroniques-de-fereyan/","section":"Tags","summary":"","title":"Chroniques De Fereyan","type":"tags"},{"content":" Feiyl Feiyl Freyki Feiyl et Tyrian Hel Hel par Imsimplygod Jaelith Hel par Myosotis Hel par Solacerider Tyrian, Talia et Tanis par Sylvestrial Talia ","date":"15 avril 2024","externalUrl":null,"permalink":"/galeries/coeurdestenebres/","section":"Les galeries","summary":"","title":"Le Coeur des ténèbres","type":"galeries"},{"content":"","date":"15 avril 2024","externalUrl":null,"permalink":"/tags/le-coeur-des-t%C3%A9n%C3%A8bres/","section":"Tags","summary":"","title":"Le Coeur Des Ténèbres","type":"tags"},{"content":" La lame enchaînée Thèmes abordés : Amour toxique, Héritier caché, Romance tragique 2024 – 200 pages\nMature 16+ Le roi Lorick Caledan règne sur le royaume paisible de Ravendas. Lorsque le capitaine de la garde royale prend sa retraite, il est remplacée par Valeria, une chevalière qui ne laisse pas le roi Lorick indifférent… Télécharger Lame Enchaînée en PDF. ","date":"4 avril 2024","externalUrl":null,"permalink":"/textes/chevaliere/","section":"Mes textes","summary":"","title":"La lame enchaînée","type":"textes"},{"content":" Les Ombres de Valoria Thèmes abordés : Quête initiatique, Rivalité, Héros malgré lui 2024 -256 pages\nAdolescent 13+ La jeune Elysia tente de suivre les traces de ses parents, les deux plus grands généraux de Valoria. Mais il est difficile pour elle de briller avec un grand frère aussi doué que Kalean… Non disponible pour le moment ","date":"3 avril 2024","externalUrl":null,"permalink":"/textes/ombresvaloria/","section":"Mes textes","summary":"","title":"Les Ombres de Valoria","type":"textes"},{"content":" Le poids de la couronne Thèmes abordés : Romance, Politique, Fuite, Moralité, Rivalité 2024 – 167 pages\nAdolescent 13+ Un roi prisonnier de ses devoirs, une femme courageuse, un amour interdit. Dans un royaume prospère, mais fragile, le poids de la couronne est un poison pour Cyrus. Prisonnier d’un mariage sans amour, il le découvre avec l’arrivée de la capitaine Elicia. Quand l’amour devient le plus grand des combats, quelle place reste-t-il pour la paix ? Télécharger Le poids de la couronne en PDF. ","date":"2 avril 2024","externalUrl":null,"permalink":"/textes/lepoidsdelacouronne/","section":"Mes textes","summary":"","title":"Le poids de la couronne","type":"textes"},{"content":"","date":"2 avril 2024","externalUrl":null,"permalink":"/tags/romance/","section":"Tags","summary":"","title":"Romance","type":"tags"},{"content":" Le Coeur des Ténèbres Thèmes abordés : Héritage, Chute, Deuil, Manipulation 2024 – 216 pages\nAdolescent 13+ La paix est revenue sur le royaume de Fereyan.\nLe règne du roi Freyki et de la reine Jaelith est paisible… Jusqu’à ce qu’un terrible incident vienne bouleverser leur vie à tout jamais. La famille unie commence lentement à se déchirer. La jalousie, l’envie et la colère enserre les cœurs jusqu’au point de rupture… Qui laissera une marque indélébile sur chacun d’entre eux. Télécharger Le Coeur des Ténèbres en PDF. Voir la galerie d\u0026rsquo;images de cette histoire. ","date":"1 avril 2024","externalUrl":null,"permalink":"/textes/lecoeurdestenebres/","section":"Mes textes","summary":"","title":"Le Coeur des Ténèbres","type":"textes"},{"content":" Equinox Thèmes abordés : Slice of life, Famille, Amis, Fratrie, Rivalités 2023 – 262 pages\nAdolescent 13+ La famille Vierall est une famille comme toute les autres… Louis est l’aîné, il a dix-huit ans. Vient ensuite la cadette, Lynne, dix-sept ans. Puis Lorelei, la benjamine, seize ans. Tout les trois vont devoir apprendre à grandir et à choisir le chemin qu’ils veulent emprunter… Télécharger Innocence en PDF. Voir la galerie d\u0026rsquo;images de cette histoire. ","date":"4 avril 2023","externalUrl":null,"permalink":"/textes/innocence/","section":"Mes textes","summary":"","title":"Innocence","type":"textes"},{"content":"","date":"4 avril 2023","externalUrl":null,"permalink":"/tags/enqu%C3%AAte/","section":"Tags","summary":"","title":"Enquête","type":"tags"},{"content":" Où est Charlie ? Thèmes abordés: Enquête, Folie, Mémoire, Oubli 2023 – 165 pages\nMature 16+\nDans une ville moderne et vibrante, le détective Ludovic Leclerc est confronté à une série de meurtres mystérieux où les victimes tombent en pleine foule sans explication, et sans que personne ne se souvienne de quoi que ce soit de précis. Un élément revient sans cesse dans les témoignages flous des témoins : un homme vêtu d’un pull rayé rouge et blanc, aperçu juste avant les crimes. Surnommé « Charlie », cet homme insaisissable semble défier toutes les lois de la réalité. Télécharger Où est Charlie en PDF. ","date":"4 avril 2023","externalUrl":null,"permalink":"/textes/ouestcharlie/","section":"Mes textes","summary":"","title":"Où est Charlie ?","type":"textes"},{"content":"","date":"4 avril 2023","externalUrl":null,"permalink":"/tags/thriller/","section":"Tags","summary":"","title":"Thriller","type":"tags"},{"content":" Erika Inge Wilheim Inge adolescente Inge par Artichou Inge par E102 Inge Wilheim par Lastforgiving Inge par Maxnono Inge par Morphoplasma Erika pas Norigohan Erika par Perceneige Erika par Sageofmagic Inge et Strom Whilheim par Shmilliot Inge par Lomagical Wilheim par Tangled Wilheim Inge par UselessKun ","date":"15 avril 2018","externalUrl":null,"permalink":"/galeries/chantdemer/","section":"Les galeries","summary":"","title":"Le chant de la mer","type":"galeries"},{"content":"","date":"15 avril 2018","externalUrl":null,"permalink":"/tags/le-chant-de-la-mer/","section":"Tags","summary":"","title":"Le Chant De La Mer","type":"tags"},{"content":" Eva Karen Lorelai Ronan amberkat cecile chibilolithia clairebone Eva2 evaflingue evakarensd evaredraw Imaplatypus Karen3 karenredraw littleweirdgalaxy Lorelai lorelaicolors lorelaiowo loreronan rencontre Retpo ronan ronan2 slojoe903 solrei ","date":"15 avril 2018","externalUrl":null,"permalink":"/galeries/equinox/","section":"Les galeries","summary":"","title":"Equinox","type":"galeries"},{"content":"","date":"15 avril 2018","externalUrl":null,"permalink":"/tags/equinox/","section":"Tags","summary":"","title":"Equinox","type":"tags"},{"content":" Anathema Thèmes abordés : Politique, Militaire, Chasse aux sorcières, Héros désabusés 2018 – En cours d'écriture\nMature 16+ Arx, la grande cité de lumière… Les Chevaliers de l’Ordre font la chasse aux sorcières et autres démons, n’hésitant pas à organiser des purges dans certains quartiers. Lucian, l’un d’entre eux, observe ces massacres gratuits. Ne se sentant pas à sa place, écœuré par tant de violence gratuite, il aimerait abandonner sa condition de chevalier. Mais lorsque son père en est le général, et son frère l’un des meilleurs éléments, difficile de ne pas continuer à simplement prendre sur soi et les suivre… Télécharger Anathema en PDF. ","date":"3 avril 2018","externalUrl":null,"permalink":"/textes/anathema/","section":"Mes textes","summary":"","title":"Anathema","type":"textes"},{"content":"","date":"3 avril 2018","externalUrl":null,"permalink":"/tags/fantastique/","section":"Tags","summary":"","title":"Fantastique","type":"tags"},{"content":" Le chant de la mer Thèmes abordés : Magie interdite, Famille brisée par un drame 2018 – En cours d'écriture\nAdolescents 13+ Inge est une jeune fille vivant à Same, un petit village de pêcheurs au bord de la mer. Elle s’ennuie dans cette existence des plus banale et rêve de partir à l’aventure sur les flots. Télécharger Le chant de la mer en PDF. Voir la galerie d\u0026rsquo;images de cette histoire. ","date":"3 avril 2018","externalUrl":null,"permalink":"/textes/lechantdelamer/","section":"Mes textes","summary":"","title":"Le chant de la mer","type":"textes"},{"content":"","date":"3 avril 2018","externalUrl":null,"permalink":"/tags/pirate/","section":"Tags","summary":"","title":"Pirate","type":"tags"},{"content":" Equinox Thèmes abordés : SF sociale, Amnésie, Transhumanisme, Société technocratique 2018 – 162 pages\nMature 16+ Ronan Laguna, agent du gouvernement, mène une petite vie tranquille sur Equinox. Sa vie change lorsqu’il fait la rencontre d’une Nu-man amnésique qu’il prend sous son aile. Quel est son véritable nom ? Qui est son propriétaire légitime ? Pourquoi était-elle seule dans les rues de Solstice ? Télécharger Equinox en PDF. Voir la galerie d\u0026rsquo;images de cette histoire. ","date":"3 avril 2018","externalUrl":null,"permalink":"/textes/equinox/","section":"Mes textes","summary":"","title":"Equinox","type":"textes"},{"content":"","date":"3 avril 2018","externalUrl":null,"permalink":"/tags/science-fiction/","section":"Tags","summary":"","title":"Science Fiction","type":"tags"},{"content":"","date":"2 avril 2018","externalUrl":null,"permalink":"/tags/horreur/","section":"Tags","summary":"","title":"Horreur","type":"tags"},{"content":" Les murs Thèmes abordés : Psychologie, Folie, 1ère personne 2018 – 52 pages\nMature 16+ Une petite fille parle avec les murs. Et les murs lui répondent. Personne n’y fait vraiment attention. Ni ses parents, ni son frère, ni les autres. Les murs sont ses seuls amis. Elle les écoute. Et elle fait tout pour qu’ils ne soient pas tristes. Télécharger Les murs en PDF. ","date":"2 avril 2018","externalUrl":null,"permalink":"/textes/murs/","section":"Mes textes","summary":"","title":"Les murs","type":"textes"},{"content":"Je m’appelle David Ward. Mes proches me surnomment Dave. J’ai atteint la quarantaine récemment. Hier, la veille de Noël, je travaillai encore. Il fallait bien que je fasse quelques heures supplémentaires pour ne pas me retrouver dans le rouge au début du mois prochain. C’est un peu déprimant…\nJ’aurai voulu pouvoir faire les choses proprement cette année pour Noël, mais ni moi, ni ma femme, n’en avons eu le temps. Le sapin est bien là dans le salon, mais il n’y a aucune décoration. Je l’ai ramené hier, après le travail. J’ai eu de la chance, car c’était le dernier. Il n’est pas très joli ou très fourni, mais il suffira. Les temps sont rudes, alors on ne pouvait pas se permettre de mettre trop d’argent dans un sapin. C’était plus simple d’attendre le dernier moment, quand les prix se mettent à chuter.\nIl est temps de passer aux choses sérieuses pour surprendre ma femme et mon fils. Qu’ils soient un peu surpris dans le bon sens du terme. Même si ce ne sera pas le plus beau Noël du monde, qu’il soit au moins agréable. Debout dans le salon, je m’étire, faisant craquer les os de ma colonne vertébrale. C’est douloureux, mais en même temps, ça fait un bien fou. Mon regard se pose sur le petit coussin orange qui se trouve sur le canapé. Depuis quand est-ce qu’il est là ? C’est sûrement Kathy qui l’a mis ici…\nJe vais dans la salle de bain pour me débarbouiller le visage à l’eau froide. Derrière les toilettes, la flaque petite flaque d’eau est toujours là. Il faudrait vraiment que je fasse appel à un plombier pour s’occuper de cette satané fuite, mais les prestations sont toujours aussi élevées niveau prix. C’est déprimant. Je regarde ma montre. Il est presque vingt-deux heures.\nJ’ouvre doucement la porte de la chambre de mon fils et m’approche de son lit. Jimmy dort à poings fermés. Pourtant, il fait très froid dans cette pièce. La fenêtre est pourtant fermée. Il y a un courant d’air glacial. Je vais vérifier le petit radiateur. Froid. Il y a encore un problème avec, c’est la troisième fois cette année. Je pousse un soupir avant de chercher une couverture dans l’armoire. Je la dépose sur mon fils. Au moins, il sera bien au chaud.\nJe sors de la chambre pour aller dans la cuisine. Kathy est là. Affalée sur la table, elle s’est endormie. De nombreux papiers sont étalés, et le fait que ce soient des factures ne me rassure pas vraiment. La calculette est encore allumée. Elle a dû s’endormir en faisant les comptes. J’en profite pour fouiller dans l’un des placards de la cuisine. J’en sors un sac. A l’intérieur, il y a une jolie robe blanche. C’est le cadeau que j’ai acheté à ma femme. Ce n’est pas une robe de marque, je ne peux pas me le permettre au vu de notre budget. Je pose le sac sur la table, près de Kathy. Quand elle se réveillera, elle aura une surprise.\nJ’entends le téléphone sonner. Je fonce dans le salon pour décrocher. Au bout du fil, impossible de savoir de qui il s’agit. Il y ‘a des perturbations et la voix est hachée. Il faut vraiment que j’appelle un technicien pour régler ce problème. Je raccroche, légèrement agacé. Je sens alors mon estomac se mettre à gargouiller. Je fonce aux toilettes pour vomir le dîner. Ce serait bien le moment pour tomber malade tiens…\nDe retour dans le salon, je vois que quelqu’un a mis une guirlande sur le sapin. Celle avec les lumières rougeoyantes. C’est joli, mais je ne sais pas pourquoi je me sens un peu mal à la regarder. Je mets ça sur le compte de mon rendu d’estomac quelques instants avant, puis me tourne vers Kathy. Elle est installée sur le canapé, magnifique dans sa robe rouge. C’est sûrement elle qui a commencé la décoration du sapin. Un grand sourire sur le visage, elle me demande simplement :\n-J’espère que ça ne t’embête pas si j’ai ouvert ton cadeau et si je l’ai mis ? Cette robe est si belle…\nBien sûr que non, ça ne me dérange pas. Au contraire. Je suis même très heureux que mon modeste cadeau lui plaise.\n-Il manque quelque chose sur ce sapin mon chéri… Tu devrais monter au grenier pour aller le chercher.\nJ’acquiesce d’un signe de tête, voyant très bien de quoi elle voulait parler. Je vais chercher le tabouret de la cuisine pour atteindre la trappe qui mène au grenier. C’est un endroit sombre et humide. La lumière ne fonctionne plus depuis longtemps. Je n’y vois pas grand-chose dans l’obscurité, et j’espère juste ne pas trébucher sur un objet quelconque.\nLa petite fenêtre ronde laisse passer un filet de lumière. J’arrive à reconnaitre le carton que je cherche, celui avec les vieilles décorations de Noël. Je fouille dedans et trouve enfin ce que Kathy m’a demandé : l’étoile à poser sur la tête du sapin. Je reviens sur mes pas, bien content de ne pas rester plus longtemps dans le grenier. Je descends, pose mon pied sur le tabouret qui n’a pas bougé. J’entends un craquement, et il cède sous mon poids. Un autre craquement. Plus rien. L’obscurité.\nLa femme de David Ward était déjà morte lorsque la police l’a retrouvée sur le canapé du salon. Elle avait été tuée d’une balle dans la tête, ses vêtements blancs désormais écarlates.\nLe petit Jimmy a été étouffé avec un oreiller pendant qu’il dormait, il est mort instantanément.\nDavid était pendu à une corde, son corps se balançait au-dessus d’un tabouret cassé.\nJoyeux Noël.\n","date":"3 avril 2017","externalUrl":null,"permalink":"/textes/joyeuxnoel/","section":"Mes textes","summary":"","title":"Joyeux Noël","type":"textes"},{"content":"Cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti ce genre de sensations. Cette excitation primaire. Incontrôlable. Ces tremblements que je suis incapable de maîtriser. Ces frissons que je ne peux réprimer, qui me grimpent le long de la colonne vertébrale. C’est exactement ce qu’il s’est passé hier soir au sous-sol. Je tremblais sans le vouloir pendant tout l’acte. A chaque seconde, du début à la fin. C’était l’extase.\nLa moralité est bien trop dépendante des émotions et ne dépend pas assez de la pensée rationnelle. Si la moralité doit être déterminée par une chose, ça devrait être par les sentiments. Les sentiments changent. Ils sont nébuleux et subjectifs. Elle, devrait être déterminée juste en pensant. Les actions d’une créature sauvage sont naturelles, et donc morales, à moins qu’une raison scientifique concrète ne puisse être donnée pour les prouver comme immorales…\nMais je m’égare, je ne sais pas pourquoi je parle de ce genre de chose…\nCe week-end, c’est notre week-end à Julia et à moi. Mais cette fois-ci, je ne suis pas vraiment d’humeur à m’occuper d’elle. Alors j’essaye de la distraire un peu avec la télévision. Je l’ai mise devant des dessins animés. Elle est contente. Moi, je me suis installé sur le fauteuil et j’ai essayé de lire un peu pour me changer les idées. Mais je n’arrivais pas à me concentrer sur ma lecture. Je ne sais pas vraiment pourquoi. Alors je suis sorti du salon pour m’installer dans le bureau, laissant Julia s’amuser. Je ne pense pas qu’elle fasse de bêtises, c’est une jeune fille sage.\nUne fois assis à mon bureau, j’ai essayé d’écrire. J’avais mon stylo dans ma main droite, mon cahier grand ouvert devant moi. Mais rien de vraiment concret n’est sorti de mon esprit. Juste la poignée habituelle de pensées et de théories complètement déconnectées de la réalité. Disons que ma dose quotidienne de médicament ne m’aident pas à réfléchir comme il faut. Et mon récent divorce ne m’aide certainement pas non plus. Pourtant, je ne suis pas quelqu’un de déprimé. Pas le moins du monde. Je suis quelqu’un d’éclairé. Et si je suis ainsi, c’est simplement le résultat de deux décennies d’éducation scientifique et de réflexions philosophiques. C’est le prix de la connaissance.\nJe ne sais pas pourquoi j’utilise le prénom de ma fille comme code de verrouillage pour la porte du bunker. Je sais juste qu’elle était contente de savoir que c’était son prénom qu’il suffisait de taper pour y avoir accès. Elle n’a pas besoin de grand-chose pour être heureuse. Elle est comme sa mère. Une version délicate et fragile de sa mère.\nTheresa a dit que j’étais parano, que cela ne servait à rien de faire construire ce bunker. Mais moi je sais que cette paix ne durera pas. Et quand ça arrivera, j’aurai un endroit où aller. Je pourrai survivre.\nC’est finalement arrivé. Ce que je redoutais depuis quelques temps. Ce pour quoi j’ai fait construire ce bunker de survie. Le monde entier a sombré dans le chaos. Ce ne sont plus que tonnerre de cris et de hurlements. Quand il ne restera que des cendres, alors nous serons tous redevenus des animaux sauvages. Des primates incapables de raisonner convenablement, s’entretuant pour quelques miettes de survie.\nJe suis inquiet pour Theresa. Cela fait plusieurs jours que j’essaye de la joindre, mais elle ne me répond pas. Je voulais seulement lui dire de ne pas s’inquiéter pour Julia, que notre fille était en sécurité avec moi. Mais je devrais peut être me faire à l’idée que mon ex-femme est probablement morte, comme une grande partie de la population.\nJe ne sais pas quoi faire avec Julia. La majeure partie des habitants de la ville sont morts. Nous avons survécu parce que nous avions le bunker. On a couru pour s’y enfermer dès qu’on a entendu qu’il y avait ce boucan de l’Enfer. Nous avons survécu. C’était peut-être ce dont j’avais besoin. Etre libre de toutes les règles irrationnelles et des valeurs établies par mes pairs. Juste survivre.\nJ’ai rangé dans des cartons tout ce qui n’était pas utile ou pratique pour continuer à vivre. J’ai brûlé tous les livres qui n’étaient pas destinés à l’éducation scientifique. Julia s’est mise à pleurer quand je me suis débarrassé de ses livres d’enfant. Je lui ai expliqué que cela ne servait à rien de garder des livres avec des lutins qui s’amusent avec des licornes dans un pays imaginaire. Elle m’a dit que j’étais méchant, et a continué de pleurer.\nLa plupart des cartons sont actuellement au sous-sol, bien empilés les uns sur les autres. Un jour peut-être, j’aurai l’occasion de les ressortir.\nJulia s’est souvenue de la fête des pères et m’a fait un dessin. Un dessin où elle nous a dessinés, avec Theresa, un chat, un chien, une maison, des arbres… Je ne comprends pas. Cette gamine est exactement comme sa mère. Elle préfère perdre son temps à dessiner ce genre de choses inutiles alors que nous avons à peine de quoi nous nourrir.\nJ’ai pris ses pastels et je les ai transformés en bougie. Nous avons besoin de plus de bougies au cas où le générateur s’arrêterait. C’est déjà arrivé une fois, il y a deux semaines. Au moins, la prochaine fois, nous aurons de quoi nous éclairer.\nJe ne sais pas quoi faire. Depuis la catastrophe, la vie est devenue monotone. J’aspire à l’excitation des premières semaines. Mais l’ennui s’est installé.\nTout ça, ce sont des choses que j’ai toujours voulu faire. Pendant des années. Tous ces désirs que j’ai gardés enfermés en moi. Verrouillés dans ma conscience bien-pensante. Je ne sais pas depuis combien de temps je n’ai pas vu de femme. Six mois ? Un an ? Maintenant, je me rends compte que je n’ai aucune raison valable de garder mes désirs enfermés au fond de moi. Je devrais les laisser sortir. Ce n’est pas quelque chose de mal, si ?\nJe suis un ensemble d’ADN. Si j’existe, c’est pour faire d’autres moi-même. Je me suis marié, j’ai eu une fille. Mais c’est parce que mes gènes exigent que je me reproduise. J’ai écrit des livres, j’ai créé des choses, parce que la créativité est un avantage à la survie, comme pour mes ancêtres les grands singes.\nJ’ai construit cet endroit. Je me suis réfugié dedans. J’ai passé des heures et des heures à imaginer de nouvelles lois superficielles. Pourquoi ? Pour faire comme mes ancêtres avant moi. Ils ont bâti des villes et des sociétés pour permettre aux gens de se reproduire, pour répandre leurs gènes. Pour se reproduire en paix.\nAmour, désir, opinion, rêve, beauté, innocence… Tous ces mots ne sont que des fragments de notre imaginaire primordial collectif. Ce sont des signaux électriques fugaces qui traversent nos synapses le temps d’un instant futile et inutile.\nAujourd’hui, je suis là. Le dernier homme sur terre à ce que je sache. De toute façon, il n’y a pas assez de nourriture pour deux. Elle va mourir de toute façon. Demain, ou après-demain, dans quelques jours… Je ne sais pas. Et je serai libre. Enfin libre.\nJulia est morte pendant la nuit. Je ne sais pas de quoi exactement. Famine ? Déshydratation ? Perte de sang ? Je n’en sais rien, et ça ne m’intéresse pas le moins du monde. J’ai jeté son corps dans le sous-sol. Il pourra peut-être encore me servir dans les prochains jours, qui sait ?\nJe suis content de savoir que je n’ai rien fait de mal. A une époque lointaine, on m’aurait dit que ce que j’ai fait est ignoble. Mais pas aujourd’hui. Je n’ai rien fait de mal.\n","date":"3 avril 2017","externalUrl":null,"permalink":"/textes/lesoussol/","section":"Mes textes","summary":"","title":"Le sous-sol","type":"textes"},{"content":"L\u0026rsquo;homme était assis à même le sol. Recroquevillé, le dos contre le mur de pierres froides, il avait du mal à se rappeler depuis combien de temps il était enfermé ici. Quelques jours ? Quelques mois ? Quelques années ? Il ne savait plus exactement, mais c’était bien trop longtemps à son goût. La pièce était petite. Froide. Grise. Sans vie. Quelques mètres carrés tout au plus, de quoi laisser la place à un lit rudimentaire, un petit lavabo et un bidet. C’était une cellule de prison, pas le club Med. Et les jours étaient passés, s’égrenant petit à petit, tels des grains de sables dans une clepsydre. Doucement, mais sûrement. Un jour, peut-être, il sortirait d’ici. Dans combien de temps ? Il n’en avait aucune idée. Il lui restait encore du temps à passer entre ces quatre murs glacials. Son avocat lui avait parlé de deux ou trois ans la dernière fois qu’il l’avait vu. Mais c’était quand, la dernière fois qu’il l’avait vu en fait ? Il ne savait plus. C’était peut-être il y a quelques mois. Ou alors ça remontait à bien plus loin que ça. Il ne se rappelait plus précisément de la conversation qu’ils avaient eu tous les deux.\nAu parloir, il avait écouté son interlocuteur sans vraiment l’entendre, ne se focalisant que sur les paroles qui l’intéressait. Et pour le coup, ce qui l’intéressait, c’était de savoir quand est-ce qu’il allait sortir. L’avocat avait parlé de quelques années, pas plus, sans trop s’avancer. Deux ans ? Trois ans ? Plus ? Moins ? La seule chose qu’il savait, c’est qu’il finirait par sortir de cette pièce.\nIl fallait juste être patient. Attendre. C’était quelque chose qu’il savait faire. Il attendait souvent. A l’époque, il attendait que le réveil sonne le matin avant de se lever. Il attendait que la machine à café termine de délivrer sa boisson chaude pour l’engloutir. Il attendait que la grande aiguille de l’horloge du salon se pose sur le chiffre huit avant d’enfiler ses chaussures, sa veste, et de sortir. Il attendait à l’arrêt de bus que ce dernier veuille bien se montrer. Il attendait à la gare le moment ou son train allait arriver. Il attendait debout dans le wagon le moment où il arrivait à sa destination. Il attendait un autre bus qui le menait jusqu’à son lieu de travail. Et une fois là-bas, il attendait que les pièces arrivent sur le tapis roulant avant de les prendre et de les ranger dans les boites en cartons.\nIl passait ses journées à attendre. Encore et encore. Du matin au soir. Du réveil au coucher. Sa vie était réglée comme du papier à musique. Chaque chose était faite en temps et en heure. Pas avant, pas après. A l’instant où cela devait se passer. Et il attendait pour cela.\nLe bruit de l’horloge murale le sortit de ses pensées. Tic, tac. Tic, tac. Il était toujours dans sa cellule froide et grise. Il était quatorze heures et vingt et une minutes. Encore une dizaine d’heures à attendre avant de se coucher dans le lit et dormir. Et ne plus penser qu’il est enfermé entre ces quatre murs. C’est long. C’est répétitif. C’est une habitude. C’est ennuyeux. Triste à en mourir. Toujours la même rengaine, encore et encore. Il aurait préféré être dehors. La seule fenêtre de la pièce était solidement entravée de barreaux. Il pouvait ouvrir la fenêtre, sentir l’air frais de dehors, regarder rapidement entre les barres de métal. Mais c’était tout. La grille l’empêchait de pouvoir en faire plus. Il aurait voulu au moins pouvoir tendre le bras en dehors de cette pièce grise, mais ce n’était pas possible.\nTic, tac. Tic, tac. L’horloge sur le mur continuait d’écouler ses secondes, inexorablement. Mais combien en fallait-il encore avant de pouvoir sortir ? Des dizaines, des centaines de milliers ? Des milliards ? Il tentait de compter sur ses doigts avant d’abandonner rapidement. Il n’aimait pas trop les mathématiques. C’était quelque chose de compliqué.\nC’était un jour comme les autres, banal, pourtant il se rappelait avec précision de tout. Il avait pris son parapluie le matin avant de sortir. La pluie tombait à grosses gouttes, et le ciel était aussi gris que la cellule de sa prison. Comme d’habitude, il avait pris le bus. Il avait laissé sa place à une femme âgée qui l’avait remercié avec un grand sourire aux lèvres. Même si la journée ne s’annonçait pas ensoleillée, c’était un début de beau temps dans son cœur. Dans le train, il avait donné quelques pièces à un pauvre hère qui n’en avait pas. Il compatissait aux malheurs des autres et n’hésitait pas quand il pouvait les aider. C’est ce qu’il avait fait ce jour-là. Aider son prochain, comme on le lui avait appris. Il n’était pas croyant. Ses parents l’étaient. Ils lui avaient inculqué des bonnes valeurs. Il les avait toujours suivies sans jamais s’en détourner. On lui avait dit qu’en faisant le bien, on recevait du bien en retour. Alors il faisait le bien autour de lui. Mais il avait rarement reçu des choses bien en retour. Ce n’était pas grave. Jusqu’à aujourd’hui.\nTic, tac. Tic, tac. Quatorze heures et trente-deux minutes. Il n’avait pas bougé, toujours recroquevillé sur le sol contre le mur. Un frisson lui parcouru l’échine. C’est vrai qu’il faisait froid dans la pièce, et que les vêtements qu’il portait ne le protégeaient pas vraiment. Il aurait pu récupérer la couverture roulée en boule sur son lit, mais il n’avait pas envie de bouger. Il était bien installé là, même s’il était par terre et qu’il faisait froid. Il se replongea alors dans ses souvenirs, reprenant à l’endroit où il les avait laissés.\nIl était arrivé au travail, pile à l’heure, comme la veille, comme l’avant-veille, comme la semaine dernière et le mois d’avant. Il n’aimait pas arriver en avance. Et pire encore, il détestait arriver en retard. Cela n’était arrivé qu’une seule fois. Il avait travaillé, comme d’habitude, attendant chaque pièce pour la ranger avec ses sœurs au fond d’une boite en carton. Et une fois que la boite était pleine, il la refermait pour la poser ailleurs, avant d’en reprendre un autre, vide, qu’il remplissait à son tour. Et ainsi de suite. Des petites pièces en métal, froides. Glaciales. Lisses. Coupantes. Mortelles.\nSon supérieur était venu le voir. Ils avaient discuté. Longtemps. L’entreprise avait des soucis. L’argent ne rentrait plus aussi facilement qu’avant. Il fallait faire des sacrifices. Il faisait parti de ceux que l’on sacrifiait aujourd’hui. Et lui, lui qui attendait, lui qui travaillait, lui qui obéissait sans poser de questions, lui, avait vu rouge. D’un seul coup. Et du rouge, il y en avait partout quelques instants plus tard. Il n’avait pas compris. Il n’avait pas fui. A quoi bon ? Il s’était retrouvé entre ces quatre murs gris après cet évènement tragique.\nTic, tac. Quatorze heures et quarante-cinq minutes. Il attendait toujours, recroquevillé contre le mur. Des bruits de pas se firent entendre. Ils se rapprochaient, de plus en plus. Le cliquetis de la clé que l’on met dans la serrure. Le bruit de la porte qui s’ouvre. Libérateur. Enfin.\n","date":"3 avril 2017","externalUrl":null,"permalink":"/textes/entrequatremurs/","section":"Mes textes","summary":"","title":"Entre quatre murs","type":"textes"},{"content":" Cauchemars Thèmes abordés : Recueil, Psychologie, Folie 2017 – 47 pages\nMature 16+ Une femme qui prépare le repas en vue d’une soirée tranquille. Le téléphone sonne. Tout bascule en quelques secondes. En quelques mots. Une jeune fille écrit des histoires, puis les publie sur son site internet. Mais quand la fiction rattrape la réalité, tout bascule. Il suffit de quelques secondes, de quelques mots… Pour que la réalité ressemble à un affreux cauchemar. Télécharger Cauchemars en PDF. ","date":"2 avril 2016","externalUrl":null,"permalink":"/textes/cauchemars/","section":"Mes textes","summary":"","title":"Cauchemars","type":"textes"},{"content":"","date":"15 avril 2013","externalUrl":null,"permalink":"/tags/lespoir-du-loup/","section":"Tags","summary":"","title":"L'espoir Du Loup","type":"tags"},{"content":" ashiibell19 bunnie_chi ca_pe defcon_choma famouspenguin feiyl_armor frederik jaefreyki kairi_rin king lene_we lovers nensho_lepanda raebeau siara sidan_lokliar viestrus01 wolf_king yulia_hime zipskyblue ","date":"15 avril 2013","externalUrl":null,"permalink":"/galeries/espoirduloup/","section":"Les galeries","summary":"","title":"L'Espoir du loup","type":"galeries"},{"content":" Jaelith Librevent Varen Draze ashiibell19-group ashiibell19 ca_pe chibi_dragon ellirianarei elrynd elryndarmor feiyl feiylredraw feryki icequeen Illustration jae kiyou_rin nads6969 omenowl prisonniere shironeko siara teaatdusk thelittleartist Varen ","date":"15 avril 2013","externalUrl":null,"permalink":"/galeries/ombredesdragons/","section":"Les galeries","summary":"","title":"L'Ombre des dragons","type":"galeries"},{"content":"","date":"15 avril 2013","externalUrl":null,"permalink":"/tags/lombre-des-dragons/","section":"Tags","summary":"","title":"L'Ombre Des Dragons","type":"tags"},{"content":" L'Espoir du Loup Thèmes abordés : Rébellion, Manipulation, Politique 2013 – 217 pages\nAdolescent 13+ L’ombre des dragons ne menace plus la cité de Goldrynn et la paix semble être revenue en Fereyan.\nJaelith à fort à faire entre sa relation avec le souverain Freyki Ewall Nenvel et sa nouvelle charge de capitaine paladin. La jeune femme est incapable de faire un choix entre son bonheur et sa liberté. Mais bien plus important que ses problèmes de coeur, une guerre civile vient d’éclater dans la contrée de Saleah, royaume des elfes. Deux sœurs se livrent une bataille sans merci et pourrait se solder par une terrible guerre… Ou une nouvelle alliance. C’est seule que Jaelith, moitié humaine et moitié elfe, décide de se rendre là-bas, s’éloignant par la même de celui qu’elle aime plus que tout. Télécharger L\u0026rsquo;Espoir du Loup en PDF. Voir la galerie d\u0026rsquo;images de cette histoire. ","date":"1 avril 2013","externalUrl":null,"permalink":"/textes/espoirduloup/","section":"Mes textes","summary":"","title":"L'Espoir du loup","type":"textes"},{"content":" L'Ombre des Dragons Thèmes abordés : Quête initiatique, Bien contre Mal, Triangle amoureux 1997/2013 – 290 pages\nAdolescent 13+ Les dragons n’ont pas tous disparus pendant la dernière grande guerre. Certains ont trouvés le moyen de se camoufler parmi les humains, attendant l’heure de se venger… Fille d’un elfe et d’une humaine, Jaelith est l’une des rares femme paladin du royaume. Comme sa mère avant elle, elle suit la voie de la lumière.\nFreyki, le roi loup, contemple la dure reconstruction de sa cité, détruite par les dragons il y a des années. Il attend le retour d’une femme qui lui a fait une promesse.\nCaché dans l’ancienne cité des nains, le terrible dragon Varen Draze attend son heure… Il est bien décidé à terminer ce qu’il a commencé. Télécharger L\u0026rsquo;Ombre des Dragons en PDF. Voir la galerie d\u0026rsquo;images de cette histoire. ","date":"1 avril 2013","externalUrl":null,"permalink":"/textes/ombredesdragons/","section":"Mes textes","summary":"","title":"L'Ombre des dragons","type":"textes"},{"content":"","date":"13 avril 2011","externalUrl":null,"permalink":"/tags/corruption/","section":"Tags","summary":"","title":"Corruption","type":"tags"},{"content":" Sano Rotter : Noirs comme les ténèbres Thèmes abordés : Corruption, Rascisme, Rédemption 2011 – 102 pages\nAdolescent 13+ L'origin story du personnage de Crayonne, concentré sur les parents de cette dernière. Charles Badgranger n'aurait jamais du la suivre. Mais l'amour est aveugle. Et cet amour là, il va le prouver dans le sang... Télécharger Sano Rotter : Noirs comme les ténèbres en PDF. ","date":"13 avril 2011","externalUrl":null,"permalink":"/textes/noirstenebres/","section":"Mes textes","summary":"","title":"Sano Rotter : Noirs comme les ténèbres","type":"textes"},{"content":"","date":"4 avril 2010","externalUrl":null,"permalink":"/tags/contes/","section":"Tags","summary":"","title":"Contes","type":"tags"},{"content":" Contes de fées cruels Thèmes abordés : Vengeance, Survie, Conquête, Violence 2010 – 62 pages\nMature 16+\n« Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. » C’est ainsi que se terminent la plupart des contes de fées, mais il y en a qui ne se finissent pas aussi bien. Des princesses qui ne trouvent pas de preux chevaliers pour les sauver, des voyageurs qui rencontre des fées malfaisantes, des sorcières qui préféreraient renier leurs pouvoirs, des rois complétement fous, des jeunes filles rancunières… Bonne lecture de ces contes à ne pas mettre entre toutes les mains. Non disponible pour le moment ","date":"4 avril 2010","externalUrl":null,"permalink":"/textes/contesdefeescruels/","section":"Mes textes","summary":"","title":"Contes de fées cruels","type":"textes"},{"content":" Mathym et Rosemary par Allmune Rosemary et Mathym Rosemary par Iiixii Mathym et Rosemary par Jvju112 Mathym Rosemary par Melichatmangart Mathym et Rosemary Mathym version humain et demon Rosemary Rosemary ","date":"15 avril 2009","externalUrl":null,"permalink":"/galeries/pacte/","section":"Les galeries","summary":"","title":"Le Pacte","type":"galeries"},{"content":"","date":"15 avril 2009","externalUrl":null,"permalink":"/tags/le-pacte/","section":"Tags","summary":"","title":"Le Pacte","type":"tags"},{"content":" Sano Rotter et le mystère mysterieux de maître Kanter Thèmes abordés : Aventure, Magie, Sorciers, Humour 2009 – 114 pages\nAdolescent 13+ Cette aventure de Sano Rotter se déroule pendant la troisième année de nos amis à Boudebar et n'est pas canon dans l'histoire. 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","date":"7 avril 2009","externalUrl":null,"permalink":"/textes/pokemoncursed/","section":"Mes textes","summary":"","title":"Cursed","type":"textes"},{"content":"","date":"7 avril 2009","externalUrl":null,"permalink":"/tags/pokemon/","section":"Tags","summary":"","title":"Pokemon","type":"tags"},{"content":" Heavy Metal Girl Thèmes abordés : Quête d’identité, Musique, Vie sur la route, Rivalités, Fuite 2009 – 273 pages\nAdolescent 13+ Riley est une jeune fille qui rêve de faire de la musique. Elle décide de fuguer et de fuir son père pour vivre son rêve. Son chemin croise celui de Keith et de son groupe de Heavy Metal. Télécharger Heavy Metal Girl en PDF. ","date":"4 avril 2009","externalUrl":null,"permalink":"/textes/heavymetalgirl/","section":"Mes textes","summary":"","title":"Heavy Metal Girl","type":"textes"},{"content":"","date":"4 avril 2009","externalUrl":null,"permalink":"/tags/musique/","section":"Tags","summary":"","title":"Musique","type":"tags"},{"content":"","date":"4 avril 2009","externalUrl":null,"permalink":"/tags/final-fantasy/","section":"Tags","summary":"","title":"Final Fantasy","type":"tags"},{"content":"Il est là. Cette pensée émerge des ténèbres comme une perle rare remontant des abysses, et tout mon être frémit de reconnaissance. Ses yeux, ces yeux que j’ai tant de fois contemplés à la dérobée lorsqu’il commandait nos troupes, ces yeux couleur de ciel d’orage sont maintenant remplis de larmes. Les perles salines roulent sur ses joues, y traçant des sillons dans la poussière et le sang. Pourtant, en cet instant précis, alors que mon corps n’est plus qu’un océan de douleur, je suis la femme la plus heureuse du monde. Jamais je n’ai connu pareille plénitude. Jamais je n’ai ressenti un amour aussi brûlant traverser les ruines de ma chair meurtrie. Il est là, et il pleure pour moi.\nJe veux tout lui dire, lui offrir le récit de ma courte existence, ce récit qu’il ne connaît pas, afin qu’il garde de moi autre chose que cette vision d’horreur. Je veux que mes mots dansent encore un instant pour lui avant que mes lèvres ne se figent pour l’éternité.\nMon nom est Eyaelle. Je suis née à Gariland, la grande cité de la magie, où les cristaux scintillent comme des étoiles prisonnières de la pierre et où l’air lui-même semble chargé d’incantations. Dans cette famille de mages blancs, j’ai grandi bercée par les cantiques de guérison et les promesses d’un monde que l’on pourrait réparer. Mon père, ma mère, ma sœur aînée, tous maniaient le mystère de la lumière avec une grâce qui me faisait pleurer d’admiration lorsque j’étais enfant. Il était écrit, disait-on, que je suivrais la même voie, que mes mains seraient un jour des instruments de la grâce divine.\nC’est ainsi que j’ai franchi les portes de l’académie du Hokuten. Cinq années. Cinq années à étudier les arcanes de la guérison, à m’imprégner des textes anciens, à accomplir des missions périlleuses qui me révélaient peu à peu la véritable nature de ce royaume d’Ivalice. Car depuis que la guerre de cinquante ans a craché ses derniers feux, le monde a changé. Les chevaliers d’hier, privés de gloire et de solde, sont devenus des proies pour la nuit. Ils rodent dans les plaines, tels des spectres avides, terrorisant les villages sans défense. Le Roi Atkascha dépérit dans son lit, rongé par un mal que même mes sorts les plus puissants ne sauraient nommer. Ses héritiers, la princesse Ovelia et le prince Orinas, sont des enfants perdus dans un jeu d’adultes avides. Et déjà, je le sentais, l’ombre de la guerre civile rampait sur le pays telle une bête rampante. Le Prince Goltana et le Duc Larg, ces deux prédateurs, aiguisaient leurs griffes, prêts à déchiqueter le royaume pour s’en disputer les lambeaux.\nC’est dans ce creuset de feu et de sang que je l’ai rencontré.\nRamza Beoulve.\nLe nom résonnait dans les couloirs de l’académie comme une légende vivante. Son père, Balbanes Beoulve, le héros de la guerre, dont on disait pourtant qu’il était terrassé par le même mal étrange que le roi. Peut-être une malédiction, peut-être la main invisible de quelque dessein plus vaste. Ramza, lui, n’avait pas la superbe des grands nobles. Il y avait dans ses yeux une gravité, une mélancolie secrète qui m’attirait comme la flamme attire un papillon de nuit. Je savais que je me brûlerais à cette lumière, mais je ne pouvais détourner le regard.\nQuand on m’a assignée au groupe qu’il commandait, mon cœur a bondi dans ma poitrine. C’était une mission de routine, disait-on : rejoindre le château d’Igros, sa demeure familiale. Mais le destin, ce grand architecte des tragédies, en avait décidé autrement.\nDans les plaines Mandalia, nous avons fait la rencontre d’Algus Sadalfoss. Ramza l’a arraché des griffes des hors-la-loi de la Death Corpse. Je me souviens de l’avoir regardé, cet Algus. Il y avait dans son regard une lueur malsaine, un mépris viscéral qui me glaçait le sang. Il nous toisait comme des êtres inférieurs, et son hostilité envers Delita, ce fils de paysan, était à peine voilée. Delita Hyral.\nAh, Delita. Le meilleur ami de Ramza. Un garçon au visage doux mais au regard opaque, comme une eau tranquille dont on ne peut sonder la profondeur. Ramza lui accordait une confiance absolue. Moi, je sentais confusément que derrière ses yeux clairs se cachaient des abysses que lui-même ne devait pas connaître. Il était aimable, dévoué, mais je percevais en lui une fêlure, une faille secrète par laquelle s’engouffrait déjà l’ombre de la tragédie.\nNous avons marché vers le désert, sur les traces du marquis d’Elimdor, que la Death Corpse avait enlevé. La Death Corpse… Ces chevaliers de la mort, menés par un certain Wiegraf. Des héros de guerre, disait-on, déchus, trahis par une patrie ingrate qui avait oublié leurs sacrifices. Leur révolte, je la comprenais presque, mais leurs méthodes semaient la terreur.\nNous sommes arrivés trop tard. Le marquis gisait dans une mare de sang, son âme ayant déjà quitté ce monde. Mes sorts de guérison, ces prières que j’avais apprises avec tant de ferveur, n’ont été d’aucune utilité face à l’ultime voyage. Ce jour-là, j’ai compris pour la première fois le poids de mon impuissance.\nPuis ce fut le drame au château d’Igros. Teta, la jeune sœur de Delita, fut enlevée. Algus nous quitta, suite à une altercation. Je ne savais pas encore que son ombre allait s’abattre sur nous avec la violence d’un orage.\nFort Zeakden. Les murs de pierre suintaient la mort. Algus était là, à la tête d’un groupe de chevaliers. Et Teta… Il n’a pas hésité. Il a plongé son épée dans le corps frêle de cette enfant avec un sourire de triomphe. J’ai vu Delita se jeter sur lui, le visage déformé par une rage si primitive, si bestiale, que j’en ai frémi. Il a enfoncé sa lame dans la poitrine d’Algus avec un cri déchirant. Puis l’explosion. Une lumière aveuglante, une chaleur dévastatrice. Des corps projetés, des cris, du sang. Quand la fumée s’est dissipée, Delita avait disparu. Volatilisé. Englouti par les flammes.\nJ’ai soigné Ramza. Ses yeux étaient vides, perdus dans un horizon intérieur que je ne pouvais atteindre. La douleur l’avait muré vivant. Ce jour-là, une part de lui est morte avec son ami. Ce jour-là, une part de nous tous est morte à jamais. Notre groupe décimé s’est joint à celui de Gaff Gafgarion, un mercenaire au regard fuyant. Ramza tentait de se reconstruire, mais je voyais bien que son âme saignait encore. Quant à moi, je nourrissais en secret mon amour impossible. Que pouvais-je espérer, moi, roturière sans nom, face à l’héritier des Beoulve ? Mon cœur était une flamme condamnée à brûler dans l’ombre, sans espoir d’être vue.\nLa mission suivante nous fut confiée : escorter la princesse Ovelia jusqu’à la capitale. La fille du roi, cette enfant pâle au regard triste. Mais au monastère d’Orbonne, l’embuscade nous attendait. Et le kidnappeur de la princesse… C’était Delita. Vivant. Ressuscité des flammes comme un démon venu des enfers. Il nous a échappé, emportant la princesse et ses secrets.\nAgrias Oaks, la gardienne loyale d’Ovelia, s’est jointe à nous. Gafgarion, lui, a révélé sa véritable nature. Un traître. Un vendu au service du Prince Larg, dont l’unique but était la mort de la princesse. Nous l’avons combattu, et il a fui comme le lâche qu’il était. Delita aussi s’est évanoui dans la nature, sans un mot d’explication.\nNous avons confié la princesse au seigneur Draclau, et Agrias est restée à ses côtés, au château du lion. Nous pensions agir pour le mieux. Nous étions des aveugles marchant vers le précipice.\nDraclau, lui aussi, était un traître. Il avait juré la perte d’Ovelia. L’exécution devait avoir lieu à l’aube. Nous sommes intervenus. La Death Corpse était là, alliée aux ambitions du Prince Larg. Le combat fut terrible, chaotique. La nuit résonnait du choc des lames et des cris d’agonie. L’épuisement me gagnait, mes forces me quittaient. Puis les ténèbres m’ont engloutie.\nJe me suis réveillée ligotée, vulnérable, offerte à mes bourreaux. Les hommes de Wiegraf m’entouraient, leurs visages grimaçants éclairés par la lueur des torches. Le chef lui-même m’a interrogée, sa voix calme et posée contrastant avec l’horreur de sa question. Il voulait les pierres zodiacales, la légende des Braves. Je ne comprenais pas. Je ne savais pas. Mais j’ai tu mes compagnons, j’ai tu Ramza. Alors la douleur est venue.\nJe ne décrirai pas leurs sévices. Que dire de la souffrance, sinon qu’elle est un langage que l’âme apprend dans le silence du corps martyrisé ? Ils ont brisé mes os, déchiré ma chair. Leurs poings, leurs pieds, leurs lames. Je criais, mais les cris ne sortaient pas. Je pleurais, mais mes larmes se confondaient avec le sang. Mon esprit s’est réfugié dans un recoin lointain de moi-même, laissant mon corps subir l’insoutenable.\nPuis il y eut des cris. Les leurs. Et sa voix.\nIl est là.\nSes yeux sont remplis de larmes. Il tient dans ses bras ce corps brisé et il pleure. Pourtant, en ce moment même, je suis la femme la plus heureuse du monde. Je suis tellement heureuse. Il y a une entaille sanglante sur sa joue. Une trace de la lutte qu’il a menée pour me rejoindre. Dans un effort surhumain, je lève ma main, cette main qui n’est plus qu’une douleur diffuse, et je touche sa blessure. Mes doigts se mêlent à ses larmes, à son sang. Je sens la chaleur de sa peau, et cette chaleur est un baume plus puissant que tous mes sorts.\nIl me supplie d’arrêter. Ma magie de guérison… elle irradie de mes paumes sans même que je la contrôle. Une ultime offrande. Une dernière caresse. Je lui souris. Je me sens si fatiguée. Un froid glacial m’envahit, mais il n’est pas désagréable. Il est doux, comme un sommeil attendu. La douleur s’éloigne, recule jusqu’à n’être plus qu’un souvenir lointain. Pardonne-moi, Ramza. Pardonne-moi de ne pouvoir t’accompagner plus loin sur ce chemin de larmes. Ma flamme vacille, elle s’éteint. Mais la tienne, je le vois dans tes yeux, la tienne doit continuer de brûler. Pour moi. Pour Teta. Pour tous ceux que ce monde déchire.\nAlors vis, mon aimé. Vis, et que ta lumière éclaire les ténèbres qui nous engloutissent.\nMes yeux se ferment sur l’image de son visage en pleurs. Je suis la femme la plus heureuse du monde. Je suis tellement heureuse.\n","date":"4 avril 2009","externalUrl":null,"permalink":"/textes/fftacticflamme/","section":"Mes textes","summary":"","title":"La flamme de ma vie","type":"textes"},{"content":" Le Pacte Thèmes abordés : Amitié, Identité, Quête d’acceptation, Différences 2009 – 462 pages\nAdolescent 13+ Rosemary Reed voit sa vie morne et sans saveur changer du jour au lendemain lorsque son chemin croise celui de Mathym, un démon, qui devient son ami… Télécharger le Pacte en PDF. Voir la galerie d\u0026rsquo;images de cette histoire. ","date":"3 avril 2009","externalUrl":null,"permalink":"/textes/lepacte/","section":"Mes textes","summary":"","title":"Le Pacte","type":"textes"},{"content":"Il faisait encore frais en cette matinée de printemps, et l’homme marchait doucement dans la ville à peine réveillée. Il accéléra son pas en voyant la petite enseigne lumineuse et en poussa la porte avant de s’assoir à sa place. Comme tous les jours depuis presque six mois, il était assis à CETTE place, sirotant son café, l’esprit perdu dans ses douloureux souvenirs. À chaque fois, c’était comme si une lame lui transperçait le cœur. Il souriait tristement, mais ne pleurait pas. Car pleurer n’aurait servi à rien…. C’était, comme il aimait si bien le dire, « La seule fois où un homme peut se permettre de pleurer, c’est quand tout est fini ». Loveless. C’était le nom du café où il allait maintenant tous les jours, cet endroit ou tout avait commencé. Loveless. C’était aussi le nom de sa dernière cliente. Elle avait du mal à respirer dans cette atmosphère sinistre qu’était le centre de détention. Qui aurait cru qu’elle serait accusée de meurtre ? Pas elle en tout cas… Elle avait découvert le corps, certes, mais cela ne faisait pas d’elle une criminelle ! À présent, elle était recroquevillée dans un coin de la petite pièce grise. Dans un coin, un lit rudimentaire. Dans l’autre coin, un lavabo, des toilettes. Le strict minimum. Elle soupira. La porte de la cellule s’ouvrit. Un agent de police lui fit signe de le suivre. Elle se leva. « Ce téléphone va me rendre dingue à sonner comme ça !!! » Il le décrocha nerveusement, et une petite voix remplie de sanglots se fit entendre. « Excusez-moi de vous déranger, j’aimerai parler à maître Armando, c’est très urgent… » Son cœur s’arrêta un instant. Cette voix. Ce n’était pas possible. Il reprit ses esprits. « Je suis désolée miss, mais Maître Armando est décédé il y a déjà deux ans… » Il y eut un long silence, puis la jeune femme fondit complètement en larmes. « C’est impossible… C’est un véritable cauchemar… » « Vous avez besoin d’un avocat ? » « Oui… C’est vraiment urgent… » Il se mit à réfléchir à toute vitesse. S’il acceptait cette affaire, cela le remettrait « dans le bain », comme il le disait. Il répondit d’une voix claire : « Je peux le remplacer si vous le désirer. Je suis tout aussi compétant que l’était maître Armando. » « Très bien… Je vous remercie… » « Je suppose que vous êtes au centre de détention ? » « Oui… » « J’arrive tout de suite miss… » « Loveless… Jessica Loveless… » Il raccrocha le combiner du téléphone, tremblant de tout se membres. Elle avait la même voix. Cela faisait presque dix bonnes minutes qu’il l’attendait. Il but une gorgée de café et fit la grimace. Imbuvable. C’est à cet instant qu’elle entra, encadrée par deux agents de police. Elle prit place face à lui, derrière la vitre, le teint pâle, de longs cheveux blonds, les yeux baissés, l’air complètement perdu.« Vous voulez une tasse de café ? Il n’est pas terrible, mais cela devrait vous faire du bien… »« Non merci… »Il fut surpris par la douceur et l’intonation de sa voix. C’était pratiquement la même que la SIENNE. Il reprit ses esprits et la regarda de plus prêt. Il se racla la gorge.« Dans ce cas-là, ne perdons pas notre temps. Racontez-moi tout depuis le début mademoiselle… »« Loveless… Jessica Loveless… Mais vous pouvez m’appeler Jesse ou Jessy… »Elle leva les yeux vers lui. Non, vraiment, il y avait, en plus, une ressemblance frappante, quoi qu’elle fut brune et non blonde, mais il y avait un petit quelque chose…« Je peux vraiment vous faire confiance monsieur l’avocat ? »« En tant qu’avocat, vous n’avez rien à craindre…. » Jessica Loveless était serveuse au café du même nom depuis trois ans. La veille, la jeune femme avait fini beaucoup plus tard que d’habitude. Elle avait vérifié que tout était bien fermé avant de se diriger d’un pas lent vers le bureau de Mr Langlois, son patron. Tout était calme, il n’y avait personne à l’étage. Isabella, sa collègue, devait rentrer le lendemain. C’était la dernière journée où Coleen lui tournerait autour. Vraiment, tout allait pour le mieux. Un faible filet de lumière traversait la porte du bureau de Mr Langlois. Et quand elle poussa la porte, Jessica ne put retenir un cri d’horreur. Il était là, face à elle, se balançant au bout d’une corde. Dans sa tête, tout se bousculait. Puis elle se laissa tombée sur le sol, cherchant difficilement sa respiration. Jamais il n’aurait pu faire une chose pareille, c’était complètement insensé ! Jessica repris ces esprits et se jeta sur le premier téléphone à portée de mains pour appeler du secours. « Vers vingt-trois heure, quand j’ai fini de faire ma ronde avant de partir, je l’ai retrouvé pendu dans son bureau. J’ai appelé les secours… Au final, ils ont conclu à un meurtre, et c’est sur moi que c’est retombé… Mais il n’avait aucune raison de se suicider… Aucune\u0026hellip; »Elle avait les larmes aux yeux. Il lui tendit un mouchoir qu’elle acceptant en le remerciant.« Je sais que c’est le genre de chose que vous avez du entendre des centaines de fois, mais…Ce n’est pas moi qui ai tué monsieur Langlois. »« Je vous crois, Jessy… »Elle lui fit un triste sourire.« C’est compliquer de vous appeler à chaque fois Monsieur l’avocat. Quel est votre nom ? »« Je n’ai plus de nom… »Il semblait perdu dans ses pensées. Jessy ouvrit la bouche pour parler, mais il l’a prise de cours.« Vous pouvez m’appeler Godot. » « J’espère de tout cœur que vous réussirez à les convaincre de mon innocence. » La voix de la jeune femme était douce et belle, et l’intonation lui rappelait tant de souvenirs. Derrière elle, un des policiers s’approcha et dit d’une voix dure : « L’heure des visites est terminée… » Il faisait très froid le lendemain matin. C’était le premier jour du procès de Jessica Loveless, celle que les journaux avaient appelé la « mante religieuse ». Ce surnom, elle ne le méritait vraiment pas, mais Godot ne pouvait rien faire, mit à part faire en sorte de découvrir le véritable coupable. Il avait reçu le dossier de cette affaire la veille au soir, et avait passé la nuit dessus. Tout ce qui faisait les éléments de ce dossier était une lettre de la victime désignant l’accusée, un rapport d’autopsie de la même victime, un rapport de l’appel passé par l’accusée. C’était bien maigre. « Je ne me sent pas très bien Maître Godot… » « Ne vous inquiétez pas, tout se passera bien.. » Il en doutait mais savait-on jamais ? La jeune femme lui fit un léger sourire. « J’espère que ce n’est pas un mensonge… » Il eut du mal à se reprendre. Elle lisait dans ses pensées ? Godot se racla la gorge. « Je crois en vous maître Godot… Je vous promets que quand cette affaire sera terminée, je vous ferais le meilleur café que vous n’ayez jamais goûté ! » Il se mit à rire. Alors comme ça, elle avait remarqué qu’il était accro… « C’est une promesse que vous me faites ? Vous savez, miss, je suis très difficile sur le goût de mon café… » « Vous ne me croyez pas Mr Godot ? » « Je suis très curieux de savoir quel goût aura ce café… » Plusieurs bruits provinrent de la salle d’audience. Il était presque neuf heures. Tout allait commencer. Godot posa une main sur l’épaule de la jeune femme. Il lui murmura : « Surtout, restez calme… Tout se passera bien Jessy… » Elle acquiesça. Avant de pénétrer dans la salle d’audience, encadrer par deux policiers. La salle était bondée de monde. Godot avait pris place en tant qu’avocat à la défense. Jessica tourna vers lui son regard bleu, en proie à la panique. Pourtant, vu de l’extérieur, elle paraissait parfaitement calme. Le juge frappa de son maillet par trois fois, avant d’annoncer solennellement que l’audience était ouverte. Il s’adressa à la jeune femme : « Accusée, présentez-vous à la cours. » Jessica tremblait doucement. Elle tentait de rassembler son courage. « Mon nom est Jessica Loveless votre honneur… » « Un magnifique nom pour une personne accusée de meurtre… » S’il avait voulu lui faire du mal, c’était réussi. Jessica avait reçu la phrase comme une lame en plein cœur. Mais elle n’avait rien dit. Le juge continua nonchalamment : « Maître Payne, pouvez-vous nous rappelé les faits. » L’avocat de l’accusation se trouvait être un vieil homme aigri. Il souriait en regardant la jeune femme. D’une voix aigüe et monotone, il annonça les faits : « Mademoiselle Loveless ici présente, est accusée d’avoir commis un meurtre sur la personne de monsieur Langlois, son employeur, et d’avoir tenté de le camoufler en suicide. » Le juge hocha doucement la tête. Il s’adressa à la jeune femme : « Vous êtes la dernière personne à avoir vu la victime encore en vie ? » Jessica baissa la tête. Décidément, il n’y avait personne de son côté. « Oui, votre honneur. » La première personne à passer au banc des témoins fut le même inspecteur qui l’avait mis aux arrêts. Jessica le regarda de haut en bas. C’était un homme plutôt carré, aux cheveux noir, mal rasé, abordant un imperméable grisonnant Dick Gumeshoes était son nom. Il regardait autour de lui, quand maître Payne lui demanda d’une voix sèche : « Mr Gumeshoes, est ce que vous pouvez dire à la cours tout ce que vous savez sur cette affaire ? » Un peu surpris, l’inspecteur se gratta la tête puis lança un regard à l’accusée. Il soupira et se racla la gorge. « Nous avons trouvé une preuve irréfutable accablant l’accusée ici présente. Il s’agit d’une lettre retrouvée dans le bureau de la victime. Malheureusement, je peux vous dire qu’on y lit clairement le nom de l’accusée. Elle a été accusée dans cette lettre de vouloir attenté à la vie de la victime. Alors… Il est difficile de douté de sa culpabilité… » Godot regardait la lettre. Tout était écrit noir sur blanc. Si quelqu’un lit cette lettre, c’est que je suis mort. Jessica Loveless m’aura tué de ses mains. Pourquoi ? A cause de l’argent sans doute… La suite de la lettre était du même acabit. Pourtant quelque chose clochait. Il s’était mis à réfléchir quand il posa le doigt dessus. C’était si simple, c’était quelque chose qui se voyait comme le nez au milieu de la figure, et pourtant personne n’y avait prêté attention. Godot interrompit l’inspecteur dans son discours. « Excusez-moi monsieur l’inspecteur, mais il y a quelque chose qui me chiffonne avec cette lettre… Comment la victime a-t-elle écrit le nom de l’accusée ? » « Et bien Loveless… L, O, V, E, L, E, S, S. » Un sourire illumina le visage de Godot. « D’après ce que je sais, pour avoir vu le nom de mon client écrit quelques dizaines de fois dans ce dossier, je peux vous affirmer qu’il n’y a absolument pas de E entre le V et le L. Comment quelqu’un qui emploie la même personne depuis trois ans peut se tromper à ce point ? » « OBJECTION !!! » Un coup de maillet du juge fit taire maître Payne. Godot se retint de rire. Il adressa à l’inspecteur qui quittait le banc des témoins : « Un véritable plaisir cette affaire. Merci inspecteur… » Ce dernier bredouilla quelque chose qui ressembla vaguement à un « y’a pas de quoi » avant de disparaitre. Quelques instants plus tard, ce fut au tour d’Isabella Langlois d’apparaitre à la barre des témoins. Contrairement à Jessica, elle était toute brune et toute petite. Quand maître Payne lui demanda d’en dire plus au sujet de la jeune femme, elle s’énerva : « Jessica et moi sommes amies depuis très longtemps, elle a toujours été comme une grande sœur pour moi, et je pense vraiment qu’elle serait incapable de faire une chose pareille, surtout à mon père ! Elle le respectait et le considérait comme tel. Elle n’a pas commis ce crime, ce n’est pas possible… » L’avocat de l’accusation réprimanda un large sourire. « Votre père lui faisait confiance au point de lui laisser le soin de s’occuper de la fermeture du café ? » « Bien entendu, je sais qu’elle est innocente !!! » « Est-ce qu’elle vous a parlé de sa famille, de son passé ? » Isabella baissa la tête. D’une petite voix qui n’avait plus rien à voir avec celle qui défendait son amie, elle avoua : « Non… Jamais… Ou si peu… » Maître Payne allait sortir le grand jeu. Godot le savait, et il appréhendait cet instant. L’avocat de l’accusation fit passer un article assez ancien parmi les preuves. Puis il prit la parole : « Comme vous pouvez le constater sur cet article, la mère de l’accusée ici présente a déjà eu affaire à la justice pour le meurtre de son mari… » Aux côtés de Godot, Jessica tremblait de tous ses membres. Payne continua : « Seize coups de couteaux. Et tout cela en face de l’accusée, qu’elle a aussi essayé d’assassiner. Si elle avait réussi, le meurtre de monsieur Langlois n’aurait pas eu lieu ! » « OBJECTION !!! » Godot avait hurlé. Jessica était tombée. A présent, elle se tordait sur le sol en hurlant, des larmes coulaient à flot le long de ses joues. L’avocat de la défense s’était penché sur elle. « Jessy ? Est-ce que tout va bien ? Répondez-moi !!! » Dans le brouhaha qui s’ensuivi, le juge suspendit l’audience. Jessica ouvrit doucement les yeux. « Enfin réveillée ? » Godot était assis près d’elle, sirotant un café. Tous deux se trouvaient dans l’infirmerie. « Vous m’avez fait une peur bleue tout à l’heure, miss… » « Je suis désolée… Mais tout ça…»Elle pleurait à présent. Godot posa une main sur son épaule et tenta de la réconforter. Il se rappelait de cette affaire, mais préféra ne pas en parler avec la jeune femme. A l’époque, elle n’était encore qu’une enfant, et c’était le seul témoin de cette histoire. Elle avait dû envoyer sa propre mère en prison. Et par la suite, cette dernière s’était suicidée. Godot ne voulait pas remettre tout ça sur le tapis. « Quand vous vous sentirez un peu mieux, nous reprendrons l’audience… » « Je n’ai aucune chance de m’en sortir maître Godot… » « Faites-moi confiance Jessy… » Quelques heures plus tard, l’audience reprenait. Et maître Payne s’en donnait à cœur joie. « La victime a été étranglée puis attachée au bout d’une corde pur faire croire à un suicide. Il s’agit clairement d’un meurtre votre honneur. » Godot avait sauté sur l’occasion : « Et vous pensez vraiment que ma cliente possède une force suffisante pour étrangler un homme et le hisser sur une corde ? » « OBJECTION !!! » Mais le juge refusa l’objection de maître Payne. Ce dernier savait qu’il commençait à perdre face à l’avocat de la défense. S’il ne faisait pas quelque chose rapidement, l’accusée serait libre, et ça, non, il ne l’accepterait pas. Perdre face à un jeunot… « J’appelle Coleen Dempsey à la barre des témoins… » Un jeune homme s’avança à la barre. Il était plutôt malingre, mais on pouvait déceler dans ces yeux d’un noir profond une rage sans équivoque. Payne continua : « Monsieur Dempsey, voulez-vous bien raconter aux personnes ici présentes ce que vous avez vu et fait la nuit du meurtre. » Un large sourire carnassier se lu sur les lèvres de Coleen. Ce dernier regardait Jessica. « Ce soir-là, je finissais mon travail en tant que serveur à vingt et une heure tapante votre honneur. Mais je suis revenu au café à vingt-deux heures… De dehors, j’ai vu de la lumière dans le bureau du patron, et l’ombre de ce dernier était pendu… Il y avait quelqu’un d’autre dans le bureau, et je suis certain que c’était Jessy… J’ai appelé la police immédiatement. » Godot se gratta la tête. A côté de lui, la jeune femme semblait en colère. Il demanda au témoin : « Pourquoi êtes-vous retournez au café alors que vous finissiez votre travail à vingt et une heure ? » « Je ne sais pas, mais j’avais un mauvais pressentiment. Et finalement, voyez le résultat…» Il montra Jessica d’un mouvement de tête. Décidément, Godot détestait cet homme. Ce n’était pas physique, non, mais il ressentait quelque chose comme du dégout. Il continua cependant à l’interroger. « Quelle heure était-il quand vous avez appelé la police monsieur Dempsey ? » « A peu près vingt-deux heures quinze… Ils sont arrivés rapidement, cinq minutes après…» Godot se mit à réfléchir. Il y avait quelque chose qui n’allait pas. « Pourquoi sont-ils arrivé aussi rapidement ? » « Aucune idée monsieur l’avocat… » « Eh bien moi je vais vous le dire… J’ai ici le relevé d’appels téléphonique, et il se trouve que dix minutes avant que vous appeliez la police, ma client les avait prévenus lorsqu’elle à découvert le corps de la victime. » Il y avait quelque chose… Godot se rappelait ce que lui avait dit Jessica avant l’audience, quand il lui avait dit que Coleen Dempsey ferait partit des témoins, elle lui avait répondu : « Monsieur Langlois avait prévu de le renvoyer parce qu’il n’arrêtait pas de me tourner autour et ne faisait pas son travail correctement… » La faille était là. Et il fallait qu’il la creuse plus profondément. « Monsieur Dempsey, si je puis me permettre, pourquoi monsieur Langlois voulait-il vous renvoyer ? » Le jeune homme, surprit par la question, balbutia : « Je ne sais pas… Quel est le rapport avec cette affaire ? » Maintenant. Godot se leva. « Je vais vous le dire moi, monsieur Dempsey… Parce que vous êtes la seule personne à en vouloir à la victime et ma cliente… La victime qui vous a renvoyée, et ma cliente qui refusait vos avances. N’est-ce pas là une vengeance double ? Vous êtes coupable !!! » Il y eut un brouhaha d’enfer dans la salle. Maître Payne hurlait. Coleen essayait de se justifier mais c’était trop tard. Le juge frappa plusieurs fois de son maillet pour ramener le calme dans la salle d’audience. Puis il s’adressa à Coleen en ces termes : « Monsieur Dempsey, qu’avez-vous à dire pour votre défense ? » « Je n’ai rien fait votre honneur !!! C’est elle !!! C’est elle !!! » Il pointait Jessica du doigt en hurlant. Le juge le fit taire. « Silence !!! Silence dans la salle !!! Miss Jessica Loveless est désignée non coupable à l’unanimité. Vous êtes libre… » Un peu plus tard, Jessica et Godot s’étaient retrouvés à la sortie du tribunal de grande instance. « Je ne vous remercierait jamais assez maitre Godot… » « Beaucoup trop facile… Ce n’était qu’une affaire des plus banales… » « Vous êtes modeste… »« Miss Loveless… Vous m’avez promit un café, et pas n’importe lequel ! Le meilleur café du monde !!! » « Je n’oublierais pas monsieur Godot… Retrouvez moi au Loveless disons, ce soir à dix-neuf heure ? »« Je n’y manquerais pas Miss… » La jeune femme lui lança un magnifique sourire. C’est à cet instant que Dick Gumeshoes arriva. Il s’adressa à Jessica : « Mademoiselle, nous devons prendre votre déposition… Si vous voulez bien me suivre. » Elle acquiesça et le suivit, non sans avoir au préalable prit congé de l’avocat. L’affaire avait été classée, et Jessica Loveless désignée non coupable. Mais toute cette affaire avait été un peu trop simple aux yeux de l’avocat… Le soir même, Godot s’était rendu au Loveless. Il prit place à une table et l’attendit. Il la chercha du regard à travers la salle mais ne la vit pas. Quelques instants plus tard, elle apparut sur scène, et il entendit SA voix, douce et enivrante.« I want a cup that overflows with loveAlthough it\u0026rsquo;s not enough to fill my heartI want a barrel full of loveAlthough I know it\u0026rsquo;s not enough to fill my heartI want a river full of loveBut then I know the holes will still remainI need an ocean full of loveAlthough I know the holes will still remainAnd this Swiss-cheese heart knowsOnly kindness can fill its holesAnd love can dry my tearsAs pain disappearsI need a miracle and not someone\u0026rsquo;s charityOne drop of love from himAnd my heart\u0026rsquo;s in ecstasyThe high that is sending meIs most likely ending meI need a miracle and not someone\u0026rsquo;s charityAnybody\u0026rsquo;s love but his will never fill this space within meNow doctor, give me what I need to free my heart from misery »Il l’écouta jusqu’au bout et l’applaudit quand elle eut fini. Jessy se dirigea vers le comptoir et vint s’asseoir aux côtés de l’avocat, une tasse de café dans chaque main.« Vous avez une très jolie voix… Et ce café est vraiment excellent… »Il lui fit un large sourire. « C’est quand même une drôle de coïncidence, que votre nom de famille et que celui du café soit pratiquement identique. » Jessy laissa échapper un petit rire discret.« Merci… Merci pour tout Monsieur Godot. »Elle approcha son visage du sien, mais il ne réagit pas. Alors elle osa lui poser la question.« Vous êtes aveugle, n’est-ce pas ? C’est pour cela que vous portez ce masque ?»Il ria nerveusement.« Partiellement aveugle… Mais cela ne m’empêche pas de voir que vous êtes superbe ce soir… »Elle se rapprocha de lui et lui prit le bras. Il avait compris.« Je ne suis pas quelqu’un de bien pour vous Jessy… »« Et vous croyez sincèrement que ça m’empêchera de vous aimer ? »Il passa sa main dans les longs cheveux de la jeune femme.« Tu as la même voix, et tu lui ressembles un peu… »« Je suis désolée… »Il approcha son visage du sien et l’embrassa.\nLorsqu’elle se réveilla, Jessy s’aperçut avec horreur qu’il n’était plus à ses côtés. Elle se leva, s’habilla, et descendit en trombe dans la grande salle du café. Il était là, avait posé sa tasse sur le comptoir et réglé l’addition. Il allait partir. « Attendez !!! »Il se retourna vers elle. « Tu es réveillée… » Jessy se blottit dans ses bras. « S’il vous plait… »« Je ne suis pas quelqu’un de bien… Ça vaudrait mieux pour vous de m’oublier\u0026hellip; » « Godot… »Il posa un baiser sur le front de la jeune femme et allait passer la porte.« GODOOOT !!!! » Il avait entendu plusieurs coups de feu. Jessica était dans ses bras, tremblante. C’est elle qui avait été touchée. Elle s’était mise devant lui quand elle avait vu la petite lumière rouge scintiller sur la veste de l’avocat. Elle avait reçu trois balles dans le dos et gisait à présent dans les bras de Godot. Il la serra contre lui, incapable de prononcer quoi que se soit. Pourtant, elle souriait. Dans un murmure, elle répéta plusieurs fois : « Je vous aime… » Il la sentit se refroidir, doucement, silencieusement… Godot était assis dans la salle d’attente de la clinique Hotti quand l’inspecteur Dick Gumeshoes arriva. Il se releva doucement pour faire face à son interlocuteur. Ce dernier semblait embarrassé. Il se confondit en excuses auprès de l’avocat. « Désolé mon gars… Mais j’ai quelques questions concernant ce qui s’est passé ce matin… » « Je vous écoute… » La voix de Godot pouvait sembler dure à première vue, mais si l’on y faisait attention, on aurait pu entendre un arrière fond de désespoir. L’inspecteur continua : « Toutes mes condoléances… C’était votre petite amie ? » « Pas vraiment… Juste une jeune femme passionnée et rêveuse… » Il souriait légèrement en disant cela. Oui, c’est ce qu’elle avait été le peu de temps qu’ils avaient passé ensemble. Dick le sortit de sa rêverie. « Que s’est-il passé exactement ? » « Elle s’est mise face à moi et a reçu plusieurs coup de feu dans le dos… Elle est morte dans mes bras… Je n’ai rien pu faire pour la sauver… » Sa voix s’était brisée. L’inspecteur l’avait remarqué. « Je ne vous ennuierait pas plus longtemps. Merci pour votre coopération… Nous coincerons le cinglé qui a fait ça… Courage mon gars… » Il se releva et posa sa tasse de café sur le comptoir, régla l’addition, puis il passa la porte du café sans se retourner. Mais il reviendrait le lendemain, et les jours d’après, siroter son café au Loveless.\n","date":"7 avril 2008","externalUrl":null,"permalink":"/textes/loveless/","section":"Mes textes","summary":"","title":"Loveless","type":"textes"},{"content":"","date":"7 avril 2008","externalUrl":null,"permalink":"/tags/phoenix-wright/","section":"Tags","summary":"","title":"Phoenix Wright","type":"tags"},{"content":" Sano Rotter et la confrérie des sorciers maléfiques Thèmes abordés : Magie, Sorciers, Secrets, Amitié 2006 – 161 pages\nAdolescent 13+ Quatrième volet des aventures de Sano Rotter, les trois précédents ayant été écris par Redfish. Sano et ses amis entamment leur dernière année à l'école alcolisée de Boudebar. Et à la fin de cette dernière, ils devront choisir leur future voie. Une année sans problèmes ? Bien sûr que non ! La terrible Confrérie des Sorciers maléfiques n'a pas dit son dernier mot, et elle est prête à tout pour ramener à la vie la terrifiante Dolldemort...\nTélécharger Sano Rotter et la confrérie des sorciers maléfiques en PDF. ","date":"13 avril 2006","externalUrl":null,"permalink":"/textes/confreriesorcier/","section":"Mes textes","summary":"","title":"Sano Rotter et la confrérie des sorciers maléfiques","type":"textes"},{"content":"","date":"7 avril 2006","externalUrl":null,"permalink":"/tags/silent-hill/","section":"Tags","summary":"","title":"Silent Hill","type":"tags"},{"content":"Une brise glacée força finalement Jim Norman à ouvrir les yeux. L\u0026rsquo;air hagard, il se releva et regarda autour de lui. Cela faisait combien de temps qu\u0026rsquo;il avait perdu connaissance ? Il ne le savait absolument pas, car les aiguilles de sa montre ne s\u0026rsquo;arrêtaient pas de tourner. Elle devait sûrement être cassée\u0026hellip;Une étrange brume entourait les lieux. Jim frissonna. On était en plein mois de juin, comment un temps pareil était-il possible ? Il mit cela sur le compte du réchauffement climatique et du dérèglement de la planète. En s\u0026rsquo;approchant de la voiture, il découvrit que celle-ci était vide\u0026hellip; Ce n\u0026rsquo;était pas un accident, Jim le savait au fond de lui. Ils avaient eu une panne, une simple panne\u0026hellip;Alors pourquoi se retrouvait-il seul ici ? Il se mit à hurler :\u0026ldquo;Maman !!! Sally !!!\u0026ldquo;Pas de réponse\u0026hellip;Le jeune homme regarda autour de lui, dans l\u0026rsquo;espoir que quelqu\u0026rsquo;un le rejoindrait\u0026hellip; Mais seul un silence pesant lui répondit\u0026hellip;Le jeune homme tenta de faire remonter à la surface les vagues souvenirs qui lui restaient\u0026hellip;Jim Norman avait seize ans. Un garçon normal, avec une famille normale qui vit une vie normale\u0026hellip; Le parfait adolescent comme tout le monde.Ce jour-là, accompagné de sa jeune soeur Sally, et de leur mère, il devait rejoindre son père. Ce dernier avait été muté dans la petite ville de Brahams, et attendait leur venue avec impatience. C\u0026rsquo;est donc tout naturellement que tout le reste de la famille se rendait là-bas.Sally s\u0026rsquo;était endormie sur le siège arrière de la voiture. Elle avait dix ans. Une longue cascade de cheveux noirs encadrait son visage au teint de porcelaine qui la faisait ressembler d\u0026rsquo;avantage à une poupée. Elle serrait tendrement son ours en peluche. Jim se contentait de jeter un coup d\u0026rsquo;oeil sur les brochures des différentes villes alentours quand l\u0026rsquo;une d\u0026rsquo;elle retient son attention.\u0026ldquo;Maman ?\u0026ldquo;\u0026ldquo;Qu\u0026rsquo;est-ce qu\u0026rsquo;il y a Jimmy ?\u0026ldquo;\u0026ldquo;Pour les grandes vacances, pourquoi on n’irait pas à Silent Hill ? C\u0026rsquo;est un endroit qui a vraiment l\u0026rsquo;air sympathique et c\u0026rsquo;est pas loin de Brahams en plus\u0026hellip;\u0026ldquo;\u0026ldquo;Tu n\u0026rsquo;auras qu’à en parler à ton père une fois qu\u0026rsquo;on sera arrivé\u0026hellip;\u0026ldquo;A cet instant, la voiture fit quelques soubresauts avant que le moteur ne s\u0026rsquo;arrête définitivement. 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Aucune trace de vie. Comme si c\u0026rsquo;était\u0026hellip;\u0026ldquo;Une ville fantôme ? Pourtant la brochure avait l\u0026rsquo;air récente\u0026hellip;. Je ne comprends pas\u0026hellip;\u0026ldquo;Jim continua d\u0026rsquo;avancer, sans but précis. Il se demandait comment il avait fait pour en arriver là. Le silence commençait à devenir insupportable. Rien. Personne. Une ville morte. Combien de temps allait-il supporter ce silence oppressant ?\u0026ldquo;Je vais devenir fou\u0026hellip; \u0026ldquo;Le brouillard était si épais qu\u0026rsquo;il ne voyait pas à plus de dix mètres. Il s\u0026rsquo;arrêta près d\u0026rsquo;une voiture et s\u0026rsquo;en approcha, attirer par le grésillement de la radio.\u0026ldquo;Qu\u0026rsquo;est-ce qu\u0026rsquo;elle a cette radio ? Il n\u0026rsquo;y a pas moyen de capter quoi que ce soit ici ?\u0026ldquo;Il tritura les boutons de la radio, cherchant à capter quelque chose, puis abandonna face aux grésillements incessants. Jim se détourna de la voiture et fut interloquer par une trace sombre sur le sol.\u0026ldquo;De l\u0026rsquo;essence ?\u0026ldquo;Il se baissa pour voir de plus près. Une odeur immonde le fit reculer.\u0026ldquo;Du sang ??? Mais qu\u0026rsquo;est ce qui se passe ici bon sang ???\u0026ldquo;L\u0026rsquo;adolescent se releva, encore abasourdit par ce qu\u0026rsquo;il y avait sur le sol. Il découvrit d\u0026rsquo;autres traces, plus loin, et encore d\u0026rsquo;autres\u0026hellip;Jim arriva finalement au bout de la petite ruelle. Les traces de sang étaient de plus en plus nombreuses. Il était hypnotisé par les traces vermeilles, il ne pouvait pas faire machine arrière, il était attiré par cet endroit\u0026hellip;Il mit ses mains devant sa bouche, pour éviter de vomir.En même temps, le jeune homme pensait :\u0026ldquo;Pourquoi\u0026hellip; Pourquoi avoir fait quelque chose d\u0026rsquo;aussi horrible ?Il avait mis ses pieds dans une mare de sang. Plusieurs cadavres démembrés jonchaient le sol. Du sang était répandu sur les murs.Jim voulut détourner son regard. Cependant, une voix fit avec froideur :\u0026ldquo;Ne détourne pas les yeux.\u0026ldquo;Le jeune homme se retourna. Il avait les larmes aux yeux et était sur le point de craquer.\u0026ldquo;Regarde ! C\u0026rsquo;est ce que tu tenais à voir non ?\u0026ldquo;L\u0026rsquo;homme qui venait de lui parler était armé un pistolet. Chargé, sans aucun doute. Ce qui frappa Jim, c\u0026rsquo;était ses yeux, de couleur indéfinie, vides\u0026hellip;\u0026ldquo;Des yeux de fou\u0026hellip; \u0026quot; Pensa-t-il. Et il n\u0026rsquo;avait pas tort.L\u0026rsquo;adolescent se hasarda quand même à lui poser des questions.\u0026ldquo;Qu\u0026rsquo;est-ce qu\u0026rsquo;il se passe dans cette ville ? Et vous ? Qui êtes-vous ? Pourquoi est-ce que\u0026hellip;\u0026ldquo;\u0026ldquo;Tu poses trop de questions gamin.\u0026ldquo;L\u0026rsquo;homme pointa son arme vers Jim.\u0026ldquo;Je vais quand même répondre à celle me concernant. Mon nom est Robert Lawson, tâche de t\u0026rsquo;en souvenir\u0026hellip;\u0026ldquo;Le coup partit presque instantanément et atteignit Jim en pleine poitrine. Ce dernier tituba, ne réalisa pas encore ce qu\u0026rsquo;il s\u0026rsquo;était passé. Il porta la mains a sa blessure, ses poumons se remplirent de sang et il en cracha une partie. Il allait mourir, il le savait. Il retomba lourdement sur le sol, les yeux tournés vers le ciel. Ses larmes n\u0026rsquo;arrêtent pas de couler\u0026hellip; Le froid le gagne doucement, ses yeux se ferment\u0026hellip;\u0026ldquo;Est ce que je suis en train de mourir ? C\u0026rsquo;est ça\u0026hellip; Ça doit être ça\u0026hellip;\u0026ldquo;pense-t-il.Seul le bruit du vent parvient à ses oreilles. Il ne sent plus ses jambes, une douce paralysie le gagne tout doucement\u0026hellip;Puis le néant\u0026hellip; Noir.Il faisait noir.Un noir plus profond que les ténèbres.Où était-il ? Il ne le savait pas. Des images lui revinrent. Floues tout d\u0026rsquo;abord, elles devinrent plus nettes. Jim reprit conscience, difficilement. Sa tête lui faisait mal, comme s´il avait pris un coup. Autour de lui, les ténèbres.Aucune lumière.Rien.L\u0026rsquo;adolescent était encore sous le choc.Que lui est-il arrivé ?Qu\u0026rsquo;a-t-il vu ?Qu\u0026rsquo;a-t-il entendu ?Rassembler sa mémoire et l\u0026rsquo;ordonner dans un ensemble chronologique cohérent est une tâche ardue. Jim abandonne finalement. Une lumière vive l\u0026rsquo;aveugle presque, le tirant de ses pensées. Il voit à présent la salle dans laquelle il se trouve.\u0026ldquo;Une chambre d\u0026rsquo;hôpital ? Mais qu\u0026rsquo;est-ce que je fous ici ?\u0026ldquo;\u0026ldquo;Enfin réveillé ?\u0026ldquo;Jim se tourna vers l\u0026rsquo;endroit d\u0026rsquo;où provient la voix. Une voix familière\u0026hellip; Une jeune femme en tenue d\u0026rsquo;infirmière est assise dans un coin de la pièce. Elle continua :\u0026ldquo;Tu as perdu connaissance Jimmy\u0026hellip; Cela fait un moment que tu es ici à dormir\u0026hellip;\u0026ldquo;\u0026ldquo;Comment\u0026hellip; Comment connaissez-vous mon nom ?\u0026ldquo;La jeune femme se lève, puis se dirige vers l\u0026rsquo;adolescent. Elle le fixe de ses grands yeux verts. A cet instant, il pense :\u0026ldquo;Elle ressemble à maman\u0026hellip; \u0026ldquo;\u0026ldquo;Je suis Katherine Slavine. Mais tu peux m\u0026rsquo;appeler Kathy\u0026hellip; Repose-toi encore un peu Jimmy\u0026hellip; Tout ira bien tu verras\u0026hellip;\u0026ldquo;Lorsqu’elle s\u0026rsquo;en va en fermant la porte, le jeune homme à un mauvais pressentiment. Il s\u0026rsquo;allonge sur le lit, fixant le plafond jauni et craqueler, seul avec ses questions\u0026hellip;Lorsque Jim se réveilla, il eut l\u0026rsquo;impression que cela faisait des jours qu\u0026rsquo;il dormait. Puis elle retentit, lui donnant mal à la tête, le désorientant\u0026hellip;La sirène\u0026hellip;Il tomba sur le sol, se tordit de douleur\u0026hellip; C\u0026rsquo;est comme si sa tête allait exploser, comme si quelque chose voulait sortir de là ! Jim se met à hurler, hurler !!! Puis la sirène s\u0026rsquo;arrête\u0026hellip;Jim se relève difficilement.\u0026ldquo;C\u0026rsquo;était quoi ça ?\u0026ldquo;Encore un peu sonné, il s\u0026rsquo;approche de la porte. Une fois sa main posée sur la poignée, il doute de vouloir continuer.\u0026ldquo;Qu\u0026rsquo;est-ce que je vais trouver derrière cette porte ? Est-ce que ce sera la fin du cauchemar ?\u0026ldquo;L\u0026rsquo;adolescent reprend sa respiration. Son coeur bat de plus en plus vite. La peur s\u0026rsquo;empare de lui. La vraie peur\u0026hellip; Jim tourne la poignée, doucement\u0026hellip; La porte grince\u0026hellip;Et débouche sur un monde de respiration !Des grillages, du sang, de la rouille, des cadavres\u0026hellip; C\u0026rsquo;est encore pire que dans ses cauchemars ! Jim ne peut se retenir de rendre son dernier repas. Essoufflé, le coeur battant à tout rompre, il ne comprend plus rien. Ce qui ne l\u0026rsquo;empêche pas d\u0026rsquo;avancer le long des couloirs immondes, l\u0026rsquo;odeur infecte de la mort rodant autour de lui.Combien de temps s\u0026rsquo;était-il écoulé depuis qu\u0026rsquo;il déambulait dans les couloirs étranges que n\u0026rsquo;aurait pas dénigrés un admirateur de Francis Bacon ? Il n\u0026rsquo;avait aucun moyen de le savoir\u0026hellip; Un rire se fit entendre\u0026hellip; Un rire que Jim reconnaissait entre mille.\u0026ldquo;Sally ?\u0026ldquo;Il accéléra le pas, espérant apercevoir le visage familier de sa petite soeur. Au détour du couloir, il croisa celui qu\u0026rsquo;il ne voulait pas revoir.\u0026ldquo;Encore vivant gamin ?\u0026ldquo;Jim crut que sont coeur allait s\u0026rsquo;arrêter. Aucun son ne sortit de sa bouche.\u0026ldquo;Je vais les tuer\u0026hellip; Et toi aussi, je vais te tuer, comme ça, a petit feux\u0026hellip;\u0026ldquo;Robert Lawson lui logea une balle en pleine tête.Il aurait voulu se réveiller\u0026hellip; Il aurait voulu que tout cela soit qu\u0026rsquo;un cauchemar\u0026hellip; Mais, la douleur est réelle\u0026hellip; Si réelle\u0026hellip; Le froid aussi\u0026hellip;\n\u0026ldquo;Jimmy\u0026hellip; Jimmy réveil toi !\u0026ldquo;Jim ouvrit les yeux, et sursauta, encore sous le choc de ce qu\u0026rsquo;il venait de vivre.\u0026ldquo;Tout vas bien Jimmy ?\u0026ldquo;Il se tourna vers Kathy. Etait-ce un rêve ? Pourtant, tout cela avait l\u0026rsquo;air si réel ! L\u0026rsquo;infirmière passa sa main dans la chevelure de l\u0026rsquo;adolescent. Ce geste lui semblait familier.\u0026ldquo;Jimmy\u0026hellip; Tu es en sécurité ici\u0026hellip; Calme-toi\u0026hellip;\u0026ldquo;Se calmer ? Il n\u0026rsquo;arrive plus a dissocier rêve et réalité ! Des larmes coulent toute seule sur ses joues. Tout courage s\u0026rsquo;est échappé de son corps, toute volonté s\u0026rsquo;est brisée. Il se demande si il ne devrait pas mettre fin à tout ça de lui-même\u0026hellip; Mais alors qu\u0026rsquo;il remuait ses sombres pensées, il se demanda s\u0026rsquo;il aurait la folle audace de passer à l\u0026rsquo;acte\u0026hellip; Le désespoir\u0026hellip;\u0026ldquo;Ne te laisse pas aller\u0026hellip; Tout s\u0026rsquo;arrangera si tu as la force de continuer\u0026hellip;\u0026ldquo;\u0026ldquo;Et si j\u0026rsquo;abandonne ?\u0026ldquo;Kathy baissa la tête, l\u0026rsquo;air grave. Elle attendit quelque instant, puis répondit : \u0026ldquo;Alors tout ce que j\u0026rsquo;aurai fait n’aura servi à rien\u0026hellip;\u0026ldquo;Jim ne comprenait pas\u0026hellip; Cela faisait longtemps qu\u0026rsquo;il ne comprenait plus grand chose a ce qu\u0026rsquo;il se passait ici, dans cette ville. Il se releva, ne lança pas un seul regard vers l\u0026rsquo;infirmière et sortit.Il faisait toujours aussi froid. Jim frissonna. Il était complètement gelé.\u0026ldquo;Maman\u0026hellip; Papa\u0026hellip; Sally\u0026hellip;. Venez me chercher\u0026hellip; Me laisser pas tout seul ici\u0026hellip;\u0026ldquo;Il pleurait comme un enfant. Il ne retenait plus ses larmes, des soubresauts parcouraient son corps. Il était à bout\u0026hellip; C\u0026rsquo;est alors qu\u0026rsquo;une voix doucereuse dit derrière lui :\u0026ldquo;Meurtrier !\u0026ldquo;Cette voix\u0026hellip;\u0026ldquo;Sally ?\u0026ldquo;Mais personne ne lui répond, la voix s\u0026rsquo;est tue. Une sensation étrange parcourt le corps de l\u0026rsquo;adolescent. Une sensation\u0026hellip; De déjà vu\u0026hellip;\u0026ldquo;Papa ! Papa ! Jimmy est méchant !!!\u0026ldquo;C\u0026rsquo;est Sally, en pleurs, qui vient se réfugier dans les bras de son père. Jim arrive quelques instants après.\u0026ldquo;Jim\u0026hellip; Qu\u0026rsquo;est-ce que tu as fait ?\u0026ldquo;Le garçon baisse les yeux au sol. Quand son père parle de cette manière, il est sûr de se prendre une raclée.\u0026ldquo;Tu avais besoin de t\u0026rsquo;en prendre aux poupées de ta soeur ?\u0026ldquo;Pas de réponses. Le père de Jim lui montre alors la poupée dont il a arraché la tête.\u0026ldquo;Tu es fier de toi je suppose ? Ça t\u0026rsquo;amuse de faire pleurer ta soeur ? Tu as une chance que les poupées ne soit pas vivantes, sinon tu aurais été un meurtrier !!!\u0026ldquo;Meurtrier.Jim se retourna. Il le rencontra à nouveaux\u0026hellip;\u0026ldquo;Tu sais que je suis à leur poursuite\u0026hellip; Mais ça ne m\u0026rsquo;empêchera pas de mettre fin a leurs jours\u0026hellip;\u0026ldquo;Robert rechargea son pistolet.\u0026ldquo;Tu mourras autant de fois qu\u0026rsquo;il le faudra gamin\u0026hellip; Jusqu\u0026rsquo;à ce que j\u0026rsquo;arrive à mettre la main dessus\u0026hellip;\u0026ldquo;L\u0026rsquo;adolescent ne bougea pas, ses yeux fixèrent le sol, vides de toutes pensées.Puis se fut le néant, à nouveaux\u0026hellip; Cela devait faire des heures maintenant qu\u0026rsquo;il était recroquevillé tout seul dans la pièce sombre et poussiéreuse. Il regardait les corps gisant au sol, baignant dans leur sang.Pour eux c\u0026rsquo;est fini\u0026hellip;Jim se décida enfin à sortir de la salle, et tomba nez à nez avec Kathy.\u0026ldquo;Jimmy\u0026hellip; N\u0026rsquo;abandonne pas\u0026hellip;\u0026ldquo;Aucune réponse, aucun son ne sort de sa bouche. C\u0026rsquo;est à peine s’il relève la tête pour la regarder. Elle le secoue, inquiète.\u0026ldquo;Jimmy ! Ne laisse pas tomber ! Il le faut ! Il faut que tu fasse cesser ce cauchemar !!!\u0026ldquo;\u0026ldquo;Jimmy est sur le point de mourir Katherine\u0026hellip;\u0026ldquo;Derrière l\u0026rsquo;adolescent, au bout du couloir, Robert est apparu. Il s\u0026rsquo;avance, fièrement, son arme à la main, un large sourire ornant son visage. Kathy reste pétrifiée, Jim n\u0026rsquo;a aucune réaction.\u0026ldquo;Merci gamin\u0026hellip; Grâce à toi, je l\u0026rsquo;ai trouvée\u0026hellip;\u0026ldquo;Jim, tête toujours baisser, ne vois pas ce qui se passe, mais il entend les déflagrations, il entend les cris de Kathy, il entend le rire de Robert. Tout cela dure quelques instants. Robert s\u0026rsquo;approche du jeune garçon, le force à le regarder.\u0026ldquo;Tu vois gamin, une de moins\u0026hellip; Je vais m\u0026rsquo;occuper de l\u0026rsquo;autre et après ce sera ton tour\u0026hellip; Définitivement\u0026hellip;\u0026ldquo;Il met son pistolet sur la temps de Jim qui ne réagit pas.\u0026ldquo;D\u0026rsquo;abord je tuerai la petite Sally gamin !\u0026ldquo;Robert n\u0026rsquo;a pas eut le temps de voir la petite lueur dans les yeux de Jim lorsqu\u0026rsquo;il à présser la détente.Le néant\u0026hellip; Toujours plus froid, plus sombre\u0026hellip;Des souvenirs lointains remontent à la surface\u0026hellip;.Jim Norman a l\u0026rsquo;impression d\u0026rsquo;en être le spectateur\u0026hellip;Il est là, seul. Ses mains sont tachées de sang. Alors il se met à hurler à pleins poumons. Son père accoure, le prend dans ses bars, cherche à le calmer, en vain. Il continue de hurler.Des visages apparaissent dans ses rêves, sans qu\u0026rsquo;il ne puisse mettre de noms dessus. Il ne comprend pas. La sirène retentit, sans s\u0026rsquo;arrêter, encore et encore, au fin fond de sa mémoire. Il entend des pleurs, des cris, il ferme les yeux, il ne veut pas voir toutes ces horribles choses\u0026hellip;\u0026ldquo;Maman est morte !\u0026ldquo;Il ne peut pas croire ça, il ne veut pas y croire. Elle est sûrement vivante, quelque part, et elle l\u0026rsquo;attend\u0026hellip;\u0026ldquo;C\u0026rsquo;est la stricte vérité pourtant.\u0026ldquo;A qui appartient cette petite voix qui sème le doute dans son esprit, qui veut lui faire abandonner tout espoir ?Les souvenirs se font de plus en plus flous, de moins en moins nettes\u0026hellip; Impossible de reconnaître le rêve et la réalité. Il sait qu\u0026rsquo;il va abandonner. Mais qui pourra l\u0026rsquo;en empêcher maintenant ? Kathy est morte, sa mère et sa soeur ont disparu, Robert rode toujours dans la ville\u0026hellip;Jim Norman ne ressent plus rien. La seule chose qui le retient ici, c\u0026rsquo;est Sally\u0026hellip;Elle est quelque part dans cette maudite ville, et Robert cherche à la tuée\u0026hellip;A cet instant, il entendit la sirène a nouveau.Jim ouvrit les yeux. Il se trouvait dans le monde cauchemardesque à en juger par l\u0026rsquo;odeur de mort qui s\u0026rsquo;en dégageait.\u0026ldquo;Enfin réveillé gamin ? C\u0026rsquo;est pas trop tôt, la petite fête va pouvoir commencée\u0026hellip;\u0026ldquo;Les yeux dans le vague, Jim observait le sol, indifférent à Robert. Il avait l\u0026rsquo;impression d\u0026rsquo;être complètement étranger à ce qu\u0026rsquo;il se passait. Combien de fois était-il mort de la main de ce psychopathe ? Etre tuer maintenant ou plus tard, peut lui importait. Le cauchemar ne cesserait jamais de toute façon\u0026hellip; Un seul mot franchissait les lèvres de l\u0026rsquo;adolescent.\u0026ldquo;Maman\u0026hellip; Maman\u0026hellip; Maman\u0026hellip;\u0026ldquo;Robert Lawson éclatât de rire.\u0026ldquo;T\u0026rsquo;appelle ta mère gamin ? Elle risque pas de venir vu que je lui ai fait la peau à elle aussi !\u0026ldquo;Le visage de Jim ne broncha pas à ses paroles. Il continuait de regarder le sol en marmonnant. Tout cela n\u0026rsquo;était qu\u0026rsquo;un cauchemar\u0026hellip; Un jour peut-être, il se réveillerait, et tout redeviendrait comme avant, peut-être\u0026hellip; Mais il en doutait fortement\u0026hellip;\nRobert Lawson riait à gorge déployée. Un rire qui résonna dans la salle, rappelant à Jim qu\u0026rsquo;il avait gagné sur toute la ligne. Le jeune homme n\u0026rsquo;avait plus la force de se battre depuis longtemps. Son regard s\u0026rsquo;était vidé de toute vie, regardant sans regarder vraiment, flamme invisible à l\u0026rsquo;intérieur de son être. Robert repris son souffle.\u0026ldquo;Gamin ! Ça t\u0026rsquo;intéresse pas de savoir que j\u0026rsquo;ai mis la main sur ta frangine ?\u0026ldquo;Jim leva finalement la tête, doucement, et il la vit. Il murmura plusieurs fois le nom de sa soeur, et quelque chose le paralysa. Sally portait une robe blanche, par rouge ? Une couleur qui lui rappelait celle du\u0026hellip;\u0026ldquo;Du sang?\u0026ldquo;Le meurtrier eut un large sourire.\u0026ldquo;Celle-là, je ne l\u0026rsquo;ai pas ratée\u0026hellip; J\u0026rsquo;ai pris mon temps avant de l\u0026rsquo;achevée ! Quelques coups par ci par là\u0026hellip; L\u0026rsquo;entendre crier de douleur me procurait une telle joie ! Tu ne peux pas savoir à quel point\u0026hellip; Quoi que\u0026hellip;\u0026ldquo;Il ne finit pas sa phrase, observant Jim, dont le visage était trempé par les larmes qu\u0026rsquo;il versait depuis tout à l\u0026rsquo;heure. Robert laissa tomber le cadavre de Sally aux pieds de l\u0026rsquo;adolescent. Ce dernier regarda le visage autrefois souriant et rayonnant de sa petite soeur. Alors tout cela était donc vrai ?\u0026ldquo;Maman est morte\u0026hellip; Sally aussi\u0026hellip; Et Kathy\u0026hellip; Et moi\u0026hellip;\u0026ldquo;\u0026ldquo;C\u0026rsquo;est ton tour Jimmy\u0026hellip; Mais toi, tu ne les rejoindra pas\u0026hellip;\u0026ldquo;Il tendit son arme à l\u0026rsquo;adolescent qui la prit sans broncher. Robert continua.\u0026ldquo;Tu sais ce qu\u0026rsquo;il te reste à faire hein?\u0026ldquo;Jim ne répondit pas. Il posa le canon de l\u0026rsquo;arme à feu sur sa tempe. Alors il repensa à tous les moments qu\u0026rsquo;il avait passé avec sa famille\u0026hellip; Et il pressa la détente\u0026hellip;Ses souvenirs, ses questions qui ne trouveraient jamais de réponses, son passé\u0026hellip; Tout est balayé par le néant, le vide absolu\u0026hellip; Un silence total, terrifiant. Cela dure des heures, peut-être même des jours entiers\u0026hellip;\nL\u0026rsquo;inspecteur Wayne Norman arriva enfin à l\u0026rsquo;endroit indiqué. Deux autres voitures de polices étaient déjà sur les lieux. Il reconnut la voiture de sa femme et eut un mauvais pressentiment. Un des agents s\u0026rsquo;approche de lui.\u0026ldquo;Inspecteur Norman ?\u0026ldquo;\u0026ldquo;Oui\u0026hellip; On m\u0026rsquo;a demandé de venir d\u0026rsquo;urgence\u0026hellip; Cela concerne ma famille\u0026hellip; N\u0026rsquo;est-ce pas ?\u0026ldquo;L\u0026rsquo;agent se racla la gorge et observa l\u0026rsquo;inspecteur. Ce dernier, même si il ne laissait rien paraître, était paniqué. Ses mains tremblaient, ses yeux fuyaient, regardant aux alentour pour apercevoir sa femme, sa fille et son fils\u0026hellip;\u0026ldquo;Je suis sincèrement désolé mais il va falloir que vous soyez courageux\u0026hellip; On vient de retrouver les corps de votre femme et de votre fille\u0026hellip; Il n\u0026rsquo;y a aucun doute : il s\u0026rsquo;agit d\u0026rsquo;un meurtre\u0026hellip;\u0026ldquo;Wayne Norman manque de défaillir à l\u0026rsquo;annonce de cette terrible nouvelle. Il parvient cependant à se ressaisir, et interroge le policier.\u0026ldquo;Et mon fils ? Jimmy ? Vous l\u0026rsquo;avez retrouvé ?\u0026ldquo;\u0026ldquo;Pas encore\u0026hellip;\u0026ldquo;Wayne s\u0026rsquo;assoit sur le siège de sa voiture, et se prend la tête entre ses mains. Il est au bord des larmes. Comment une chose pareille a-t-elle pu arriver ? Pourquoi s\u0026rsquo;en était-on prit à sa famille ? Il essaya de se calmer, quand il surprit la conversation entre deux autres agents.\u0026ldquo;Je te dis que c\u0026rsquo;est un maniaque qui a fait ça\u0026hellip; Je ne voie pas qui d\u0026rsquo;autre aurait pu faire un tel carnage !\u0026ldquo;\u0026ldquo;Faut vraiment être barjot pour larder une gamine de coup de couteaux\u0026hellip;\u0026ldquo;\u0026ldquo;Quand à la mère, je préfère ne pas en parler\u0026hellip; Je plein vraiment l\u0026rsquo;inspecteur Norman\u0026hellip;\u0026ldquo;\u0026ldquo;J\u0026rsquo;aimerai pas être à sa place\u0026hellip; A peine arrivé qu\u0026rsquo;il a déjà des problèmes.\u0026ldquo;\u0026ldquo;Et dire qu\u0026rsquo;il va devoir reconnaître les corps\u0026hellip;\u0026ldquo;\u0026ldquo;Moi je dis qu\u0026rsquo;il se passe beaucoup trop de choses bizarre aux alentours de cette ville ! Personnes disparues\u0026hellip; Morts inexpliquées\u0026hellip; Silent Hill est une ville maudite, je ne vois pas d\u0026rsquo;autres solutions !\u0026ldquo;Wayne à vraiment du mal à se retenir de pleurer. Peut-être que son Jimmy est en vie quelque part ? Il l\u0026rsquo;espère de tout son coeur, de toute son âme\u0026hellip; Soudain, un bruit attire son attention : la radio grésille\u0026hellip; En écoutant de plus près, il peut entendre des bribes de paroles :\u0026ldquo;Mam\u0026hellip;. Sal\u0026hellip; Venez\u0026hellip; Ne me\u0026hellip; Seul\u0026hellip; Ma\u0026hellip; Ly\u0026hellip; Je\u0026hellip; Pa\u0026hellip; Mour\u0026hellip; Aidez\u0026hellip;\u0026ldquo;Mais il ne s\u0026rsquo;en préoccupe pas d\u0026rsquo;avantage, Il n\u0026rsquo;en a pas le temps.\u0026ldquo;Inspecteur Norman ! Je crois qu\u0026rsquo;on à retrouver votre fils\u0026hellip; Venez avec moi\u0026hellip;\u0026ldquo;Wayne sentit grandir en lui un sentiment de crainte et d\u0026rsquo;angoisse mêlées. Au fur et à mesure qu\u0026rsquo;il avançait, ce sentiment grandissait. Puis il reconnut la silhouette de son fils, assise sur le sol, encadré par deux autres policiers. Alors il se mit à courir vers lui en hurlant.\u0026ldquo;Jimmy !!! Jimmy !!!\u0026ldquo;Ce dernier ne répond pas, il ne se retourne même pas pour le voir. Wayne met cela sur le compte du choc qu\u0026rsquo;il a dû subir. Des soubresauts parcours le corps de l\u0026rsquo;adolescent.\u0026ldquo;Jimmy\u0026hellip;\u0026ldquo;Wayne tente de s\u0026rsquo;approcher de son fils. Un agent, l\u0026rsquo;en empêche.\u0026ldquo;Inspecteur Norman, votre fils est en état d\u0026rsquo;arrestation.\u0026ldquo;Mais il ne l\u0026rsquo;entend pas, le bouscule et se penche sur son fils. Et là, il le voit\u0026hellip; Taché de sang de la tête au pied.\u0026ldquo;Jimmy\u0026hellip; Oh mon dieu\u0026hellip;\u0026ldquo;A cet instant, Jim Norman releva la tête vers son père, un large sourire encadrant son visage.\u0026ldquo;Papa ?\u0026rdquo;\n","date":"7 avril 2006","externalUrl":null,"permalink":"/textes/welcometosilenthill/","section":"Mes textes","summary":"","title":"Welcome to Silent Hill","type":"textes"},{"content":" Broken Wings Thèmes abordés : Famille, Sacrifice, Deuil, Survie 2001 – 31 pages\nMature 16+ Après la mort de leur mère, et pour survivre dans ce monde d'après guerre, Chris et son frère Chaz décident de participer à la ligue Pokémon pour gagner la récompense. Ensemble, ils se mettent en route et quittent leur ville natale, Jadielle. Il n'y a qu'un prologue et 4 chapitre pour cette fanfiction, que je n'ai jamais pris le temps de continuer d'écrire. Télécharger Broken Wings en PDF. ","date":"7 avril 2001","externalUrl":null,"permalink":"/textes/pokemonbroken/","section":"Mes textes","summary":"","title":"Broken Wings","type":"textes"},{"content":"J’avais sentis les battements de son cœur ralentirent petit à petit. Ses blessures ne s’arrêtaient pas de saigner, encore et encore. Bien entendu, il n’y avait pas de centre de soins sur ce fichu bateau ! Rien, que dalle, nada, niet. Même pas une simple infirmerie. Et lui, qui s’était retourné après sa victoire pour aller je ne sais où. Je le haïssais déjà depuis longtemps, mais ma haine est devenue encore plus forte envers lui. Tout était de sa faute. SA FAUTE !!!\nOh, il était heureux, ça oui. Il a toujours été heureux. Toujours.\nSa maman s’occupait de lui, et j’étais jaloux. Oui, jaloux. J’avais qui pour s’occuper de moi ? Mes parents ? Tu parles. Mes parents, ils doivent être morts depuis un moment. Avec cette fichue guerre, ils ont dû se retrouver au mauvais endroit, au mauvais moment. De toute façon, je ne les ait pas connus plus que ça, j’étais trop jeune, alors pourquoi est-ce que je les pleurerais ? Et puis, je n’étais pas le seul à avoir perdu de la famille dans cette maudite guerre. Son père n’était jamais revenu. Il avait fallu qu’il se fasse une raison : il était mort. Moi, je m’en fichais. Au contraire, le voir chialer pendant tout ce temps, ça m’a fait marrer. Y’avait toujours sa crétine de mère pour le consoler. Un vrai bébé. Moi, je n’ai jamais pleuré. Jamais. Quand mon grand-père m’a dit que mes parents étaient morts, je n’ai pas pleuré. Et lui se permettait de chialer à tout bout de champ dans les bras de sa mère en appelant désespérément son père. Un vrai gamin. Il n’avait même pas honte. Tout le monde dans le village le plaignait. Oh le pauvre petit, il a perdu son papa. Même mon grand-père s’y était mis ! Il déraillait tellement qu’il en avait même oublié mon prénom. J’étais constamment en train de lui dire. Ca faisait rire tout le monde, mais ce petit crétin.\nEt là, ce salaud l’avait tué. Il avait tué mon ami. Ce gamin qui passait son temps à chialer dans les jupons de sa mère venait de me prendre mon ami. Il n’y avait pas été de main morte. Les coups pleuvaient dans tous les sens, j’avais beau hurlé, j’avais beau m’énerver, mais rien. Rien. Il s’est acharné dessus jusqu’à le tuer. Salaud. Un jour ce sera mon tour. Un jour, je te montrerais. Moi aussi je suis doué pour ça. Je te dépasserais en tout, et je te regarderais de haut. J’essuierais mes pompes sur ton visage, et je te jure que ça me fera rire comme tu ne m’as jamais entendu rire.\nLe bateau venait enfin d’accoster. Enfin. Mais il était trop tard. J’en descendis rapidement, les larmes aux yeux, portant le corps sans vie de mon ami. Il était mort. Il l’avait tué. Il n’avait eu aucun remord à faire ça. Rien. Il s’était retourné avec un sourire. Le salaud. Je lui ferais payer au centuple ce qu’il a osé faire ! Je lui ferais payer cette mort injustifiée ! Je ne sais pas pendant combien de temps j’ai marché. Très longtemps sûrement puisque j’avais très mal dans les jambes. J’avais des fourmis dans les bras aussi, mais je ne le lâcherais pas. Jamais. L’air était frais, le ciel était bleu. Mais dans mon cœur, tout était noir. Noir comme les ténèbres, noir comme ma haine pour lui. Je voulais pleurer, mais je refoulais mes larmes. Pas avant qu’il ait payé. Pas avant.\nAu loin, je voyais la grande tour. Je savais que j’approchai de mon but. Je serrai le petit corps sans vie contre moi. Il était déjà froid. Des gamins s’amusaient non loin de la ville. A voir le piteux état dans lequel ils se trouvent, ils n’ont pas dû être épargnés par la guerre. Il y en a un très jeune qui fait des allés retour le long de la route, il ne doit pas avoir cinq ans. Je détourne la tête pour ne pas voir la misère qui règne ici. Une gamine me regarde sans dire un mot. Me regarde est un bien grand mot. Ce qui l’intéresse, c’est ce que je tiens dans mes bras. Elle le regarde avec envie. Je le serre contre moi. Les yeux de cette fille sont vides, et la seule chose que j’arrive à lire dedans, c’est la faim qui doit lui tenailler l’estomac. Elle s’approche, les bras tendus vers moi. Je me suis mis à courir vers la tour, je n’en avais rien à faire d’avoir mal aux jambes à ce moment-là. J’ai couru, couru. J’ai entendu la gamine se mettre à pleurer. Rien à foutre.\nA peine avais-je passé la porte que je m’arrêtais net. Oui, la tour était un cimetière immense. Il s’étalait sur plusieurs étages. Je commençais alors à marcher lentement dans l’allée centrale. Il fallait que je trouve une place où il pourrait enfin se reposer pour toujours. Des bruits étranges me firent tourner la tête à gauche. Au fond d’une des allées, on pouvait voir un vieillard creuser la terre à même les mains. Face à lui, deux gamins qui attendent, les yeux agrandies par l’envie. Les mains qui creusent s’arrêtent d’un seul coup, elles tirent sur quelque chose. Il y a un horrible craquement, puis un morceau de corps à moitié pourri et rongé par les vers est tendu vers les gamins qui se jettent dessus. A cet instant, je n’avais qu’une seule envie : vomir et partir en courant de cet endroit. Je me ressaisis et accéléra ma vitesse de marche.\nA mon grand soulagement, plus je montais les étages, moins il y avait de gens… Tant mieux. Je n’aurais pas supporté une autre scène comme celle à laquelle je venais d’assister. L’étage dans lequel je venais de pénétrer était vide. Il y avait des petites tombes partout, mais personne. Je décidais alors que c’était le meilleur endroit pour lui. Je le posais doucement au sol et me mit à creuser un trou assez grand. Il ne me fallut pas très longtemps pour arriver à mes fins. Délicatement, je l’y mis, puis je recouvrais le tout de terre. Au moins, à cet étage, personne ne viendrait profaner sa tombe. Je descendis rapidement, tournant la tête lorsque je passai devant ces gens. Mais détourner le regard ne m’empêcha pas d’entendre les bruits. Bruits horrible d’os qui craquent, de chair déchirée et mâchée bruyamment. J’en avais la nausée. La lumière de dehors n’était pas loin. J’allais la retrouver avec plaisir. Tu parles.\nJ’avais à peine posé le pied dehors que je tombai sur la personne que j’haïssais le plus au monde. Lui. Il me regardait avec un sourire, indifférent. Je lui demandais : « Qu’est-ce que tu fais là ? Tes pokémons ne sont pas morts… » Il ne me répondit même pas. Salaud. Il avait tué mon Rattatac. Il l’avait tué sans lui laisser la moindre chance de s’en sortir vivant. ","date":"7 avril 2000","externalUrl":null,"permalink":"/textes/larmesdehaine/","section":"Mes textes","summary":"","title":"Larmes de haine","type":"textes"},{"content":"","date":"3 avril 1999","externalUrl":null,"permalink":"/tags/castlevania/","section":"Tags","summary":"","title":"Castlevania","type":"tags"},{"content":" Castlevania le baiser de l'éternité Thèmes abordés : Rédemption, Vampires, Romance gothique 1999 – 208 pages\nAdolescent 13+ Viktor est le dernier représentant de la lignée prestigieuse des Belmont, les chasseurs de vampires. Avec l’aide d’Alucard et de la mystérieuse Catherine Solange, il va devoir arrêter les sinistres projets de la secte des enfants de la nuit qui cherche à ramener à la vie la reine vampire Elizabeth Barthley. Télécharger Castlevania le baiser de l\u0026rsquo;eternité en PDF. ","date":"3 avril 1999","externalUrl":null,"permalink":"/textes/castlevaniabaisereternite/","section":"Mes textes","summary":"","title":"Castlevania Le baiser de l'éternité","type":"textes"},{"content":"Je suis Chasseur de Vampires\nIl courait, fendant de ses pas précipités l’air épais et glacé des couloirs interminables, ces boyaux de pierre aux reliefs étranges, sculptés par des mains oubliées, humides des suintements séculaires de la montagne. Chaque inspiration lui brûlait la gorge, chaque expiration formait un nuage blafard dans la pénombre. Il ne pouvait s’arrêter, non, il ne le devait point. Une force plus viscérale que la peur, plus âpre que la douleur, le tirait en avant, une corde d’acier nouée autour de son cœur et reliée à elle, à celle qu’il lui fallait arracher aux griffes de l’abîme. S’arrêter, c’était consentir à la perte éternelle, c’était la trahir une seconde fois. Et cette pensée était plus insupportable que l’épuisement qui alourdissait ses membres, que la brûlure de ses plaies.\nDe grosses gouttes de sueur, pareilles à des larmes salées et amères, sillonnaient son visage maculé de poussière et de sang séché. Elles coulaient le long de ses tempes, traçant des chemins luisants sur sa peau fiévreuse, et se perdaient dans le col trempé de sa chemise. Le temps s’était étiré, déformé, depuis qu’il avait quitté le brasier de son existence. Des heures ? Peut-être des siècles subjectifs, mesurés aux battements affolés de son cœur. Les images, elles, demeuraient d’une clarté atroce, gravées au fer rouge sur le fond de son âme : les toits de chaume vomissant des langues de feu orangées qui léchaient le ciel nocturne, les silhouettes familières fuyant en hurlant, puis s’écroulant sous les assauts de formes cauchemardesques. Et ce parfum nauséabond mêlant le bois brûlé, la chair carbonisée et une odeur sucrée, métallique, celle du sang qui abreuvait la terre.\nAnnette…\nSon nom était une prière, une malédiction, un point fixe dans le chaos. Elle avait été arrachée à lui, ainsi que la petite Maria, son visage d’ange déformé par la terreur. Leur village, ce havre de vie simple et bruyante, n’était plus qu’un charnier illuminé par les flammes, peuplé de démons et de monstres issus des plus obscures légendes. Ils parcouraient les ruelles fumantes, non avec la sauvagerie brute des bêtes, mais avec une sorte de cruauté méthodique, une joie perverse à éteindre toute vie, à souiller toute innocence. Richter s’était dressé, alors. La colère qui avait jailli en lui n’était pas un simple emportement, mais une éruption tellurique, une lame de fond venue des profondeurs de son sang. Il avait fauché les rangs des créatures, son fouet familier sifflant comme la foudre, déchirant les chairs blafardes, réduisant en poussière des formes qui défiaient la nature. Il en avait exterminé une multitude, jusqu’à ce que ses bras tremblent et que le sol soit gluant de leur substance noire. Mais cela n’avait pas suffi. Leur disparition, à elles, planait sur sa victoire comme une ombre plus épaisse que la nuit, la transformant en un échec cuisant, dévorant. Sur l’instant, dans le crépitement des incendies et le râle des mourants, il avait senti cette colère se cristalliser, se transformer en un serment froid et tranchant comme l’acier. Il s’était juré, devant les dieux silencieux et les cendres de ses semblables, d’abattre sans pitié, sans remords, quiconque oserait se dresser entre lui et son but. C’était une promesse murmurée à la nuit sanguinaire, un pacte conclu avec la part la plus sombre de son âme, et il l’honorerait jusqu’à la lie, jusqu’à ce que son propre cœur cesse de battre ou que justice soit rendue.\nSon chemin l’avait mené, à travers forêts hantées et vallées maudites, jusqu’à la demeure même de l’origine du mal. Le château se dressait, silhouette difforme et orgueilleuse plantée dans les entrailles de la montagne, pierre noire suintant le désespoir. Dracula. Le nom résonnait en lui comme un glas, chargé du poids des générations, du sang versé de ses aïeux. La route avait été un calvaire, une succession d’embûches conçues pour broyer le corps et l’esprit. Richter Belmont avait combattu non pour vaincre, mais pour survivre, chaque pas acheté au prix d’un nouvel assaut. Il avait fait tomber ce jour-là un nombre incalculable de têtes monstrueuses, détruit des légions d’abominations, jusqu’à ce que ses muscles ne soient plus que douleur et sa volonté, une flamme vacillante. C’est ainsi, blessé, épuisé, son manteau en lambeaux et son souffle court, qu’il avait enfin atteint la grande tour de l’horloge, phare sinistre dominant ce royaume de mort. Entre-temps, il avait retrouvé Maria, la petite sœur de sa fiancée, cachée dans un cachot près des égouts, sous le grand hall principal du château démoniaque. Ses grands yeux, agrandis par l’horreur, s’étaient emplis d’un espoir déchirant à sa vue. Elle voulait le suivre, s’accrochant à lui comme à la dernière planche de salut. Pauvre petite Maria. Une gamine, oui, à peine douze printemps, dont l’enfance avait été volée cette nuit. Il avait dû endurcir son cœur face à son silence tremblant, aux larmes qu’elle refoulait avec une dignité déchirante. Il lui avait ordonné de s’enfuir le plus loin et le plus rapidement possible, lui promettant son retour avec Annette, scellant cette promesse d’un geste maladroit sur ses cheveux emmêlés.\nLa tour de l’horloge était un géant de pierre aux artères froides. Chaque pas de Richter y résonnait comme un battement de cœur précipité, rappel obsédant que le temps, ici maître ironique et cruel, fuyait inexorablement. La peur pour Annette était une épine permanente plantée dans sa poitrine. Elle était sa fiancée, sa lumière, et il avait déjà échoué une fois, laissant la nuit l’engloutir. Il ne permettrait pas que cet échec soit définitif. Non. Il la sauverait, il arracherait son âme à la corruption, dusse-t- il défier les lois de la vie et de la mort. Alors il courait encore, escaladant les marches usées en spirale, chaque mouvement un supplice pour ses muscles endoloris, chaque inspiration un feu dans ses poumons. Sa main droite, cramponnée avec une force presque surnaturelle, serrait le manche du Vampire Killer. Le fouet, lourd du destin des Belmont, semblait vivre d’une vie propre, une chaleur ténue irradiant de son cuir ancien. Il était le legs de tous ses ancêtres, ces visages aux noms parfois oubliés dans les méandres du temps, mais dont le courage persistait dans chaque fibre de l’arme. C’était le fléau des ténèbres, l’instrument unique capable de trancherle lien immonde qui unissait Dracula à ce monde.\nÀ chaque palier, une nouvelle horde surgissait des ombres, grimaçante et avide. Goules aux ongles crochus, spectres aux rires aigus, bêtes hybrides à la bave gluante… Il les pourfendait, son fouit dessinant des arcs de lumière sainte dans l’obscurité, mais chaque combat lui coûtait un peu plus de sa force résiduelle, érodant ses réserves comme la mer ronge la falaise. Vite. Il fallait aller plus vite. Ses ennemis ne cherchaient pas tant à le tuer qu’à le retarder, à le harasser, à user les dernières forces de son corps avant l’ultime confrontation. Pourquoi ? La question brûla son esprit un instant. Et c’est alors qu’un pressentiment, froid et hideux comme une serpente de glace, lui étreignit le cœur, lui coupant le souffle plus sûrement que n’importe quelle blessure.\nEnfin, les marches cessèrent. Une lourde porte de bois noir, aux ferrures rouillées en forme de têtes de démons, barrait le chemin. Elle grinça avec une lenteur torturante lorsqu’il la poussa, son cri métallique déchirant le silence pesant du sommet de la tour. Et il la vit. Annette. Elle était là, au centre de la pièce circulaire baignée d’une lueur lunaire blafarde filtrant par les vitraux cassés. Agenouillée sur les dalles froides, sa robe autrefois vive était déchirée et terne. Elle leva la tête à son entrée, et son regard rencontra le sien. Un regard qui fit vaciller Richter. Ce n’était plus la douce supplication qu’il avait imaginé. C’était une détresse immense, teintée d’un reproche muet, d’une douleur si profonde qu’elle en devenait presque surnaturelle. Un lent sourire, né de l’épuisement et de l’espoir fou, se dessina sur les lèvres de Richter. Il était arrivé. Il était à temps. Il s’approcha, un pas, puis deux, ses bottes résonnant faiblement.\n« Pourquoi n’es-tu pas venu plus tôt ? »\nLa voix d’Annette traversa la pièce. Ce n’était pas un cri, ni un sanglot. C’était une question posée avec une clarté terrible, une note pure et glacée qui glaça le sang de Richter. Il resta figé, cherchant désespérément dans son esprit en tumulte les mots pour apaiser, pour expliquer, pour racheter. Il avança encore, tendant une main. Mais Annette se leva. Un mouvement d’une grâce étrange, trop fluide, trop légère pour un corps humain épuisé. Et elle recula, ses yeux maintenant larges et fixes ne quittant pas les siens. Dans leur brun familier, une lueur nouvelle brillait, rougeoyante et étrangère, comme un reflet de braise sous la cendre. Alors, un bruissement naquit dans les hauteurs de la voûte, un froissement d’ailes de cuir qui s’amplifia jusqu’à devenir un tourbillon assourdissant. Une nuée de chauves-souris, aux yeux minuscules et brillants, descendit en spirale, l’enveloppant dans un tourbillon vivant et noir. Et à cet instant, la connaissance tomba sur Richter avec le poids écrasant de l’inévitable. La vérité lui transperça l’âme, plus coupante qu’une lame. Il était trop tard. L’horloge avait sonné l’heure funeste. Annette, sa douce Annette aux rires clairs et aux mains chaudes, n’était plus. Ce qui se tenait devant lui, empreint de sa forme, de ses traits adorés, était un vestige, un sépulcre blanchi habité par une soif éternelle. Le vampire avait achevé son œuvre. Elle était devenue l’une des leurs. Une douleur si aiguë lui serra la poitrine qu’il crut que son cœur allait se briser net,libérant enfin son agonie. Le monde sembla vaciller, se décolorer. Mais au milieu du chaos qui submergeait son âme, une autre partie de lui, froide, rigide, héritée de la longue lignée des chasseurs, se mit en place. C’était une mécanique implacable, forgée par des siècles de serments et de deuils. Il savait. Oh, oui, il savait ce qu’il devait faire, ce que chaque fibre de son être, chaque goutte de son sang de Belmont exigeait de lui. Doucement, comme pour ne pas troubler le silence sacré d’un tombeau, il murmura, les mots s’échappant à peine de ses lèvres : « Je suis chasseur de vampires. » La phrase résonna dans le vide de son crâne, dénuée de toute émotion, simple constat d’une identité maudite. Il serra le manche du Vampire Killer jusqu’à ce que le bois ancien grince sous l’effort. La chaleur de l’arme sembla alors augmenter, devenir presque brûlante, comme si elle répondait à l’appel du devoir, à l’horrible nécessité qui se dressait devant lui. Oui. Il savait ce qu’il devait faire à présent. Et dans ses yeux, alors que les larmes qu’il ne laisserait pas couler brûlaient ses paupières, se mêlaient l’amour déchiré d’un homme et la résolution impitoyable du chasseur, prêts à danser leur dernière et tragique sarabande.\n","date":"2 avril 1999","externalUrl":null,"permalink":"/textes/chasseurdevampire/","section":"Mes textes","summary":"","title":"Je suis chasseur de vampire","type":"textes"},{"content":"Je me suis toujours demandé qui j’étais, d’où je venais, ce que je faisais, avant d’atterrir dans cette chambre froide, blanche et aseptisée. Il m’arrive souvent de penser que j’aurais voulu être dehors, mais je ne sais même pas à quoi est-ce que ça ressemble, dehors. Tous les jours des personnes venaient, me faisait subir des examens, tous plus douloureux les uns que les autres, mais depuis le temps que ça dur, je n’y fais presque plus attention… Et tous les jours, on me répète que je suis une anomalie, que j’aurais pu être parfait, avec des gênes pareilles. Mais tout cela, je m’en fiche éperdument. J’attends… Mais qu’est-ce que je peux bien attendre ? Qu’ils en finissent avec moi ? Que leurs expériences ne mènent à rien et qu’il me supprime comme on jette un vieux mouchoir usagé ? Je devrais partir d’ici, prendre la fuite… Je ne suis peut-être pas aussi parfait qu’ils le veulent, mais au moins je n’aurais plus à croupir entre ces murs. Mais je ne sais pas pourquoi je continue à penser qu’il vaudrait mieux attendre… Attendre… Anomalie… J’ai enfin compris pourquoi j’étais traité de la sorte. Et pourquoi on m’avait affublé de ce numéro… J’étais une fille, et ils avaient trouvé très drôle de me tatouer le chiffre XX sur l’épaule, un peu comme lorsqu’on marque le bétail… Ce doit être ce que je suis à leurs yeux, une expérience qui n’a pas tournée comme on le voulait, et voilà ou j’en suis à présent. Encore une fois, ce scientifique est venu me voir et m’a fait passer une batterie d’examens. Je le déteste… Il s’amuse, à ces yeux, toute forme de vie n’est qu’un cobaye bon à disséquer pour faire avancer la science, soit disant… Je l’entends, il rit d’avance, car un nouveau cobaye vient d’arriver… Au moins, il m’oubliera un peu… Je sais que c’est égoïste de ma part, mais… Je me suis réveillée en sursaut. Il y a eu pas mal de bruits aux alentours, apparemment, il y aurait des cobayes qui auraient réussi à s’échapper. Est-ce que ce serait cette fille qui est arrivée hier ? Ou alors cet animal roux ? A moins que ce ne soit le cobaye préféré de ce scientifique… Quoi qu’il en soit, la porte de ma chambre était grande ouverte. Je n’allais pas laisser passer une occasion pareille… C’était une véritable hécatombe qui m’attendait dans le couloir… Je ne sais pas ce qui c’était passé, mais quelqu’un, ou quelque chose, avait tué toute les personnes qui se trouvaient dans les labos. Mais il m’en fallait plus pour ne pas avancer. Je suis passée devant sa chambre, à celle qui préoccupe ces fous. De longues traces de sang sur le sol étaient encore fraîches. L’odeur était horrible, je retins des hauts le cœur avant de m’apercevoir que la porte de sa chambre était défoncée et qu’on lui avait tranché la tête. Bon débarras… J’avais du mal à supporter cette présence, mais si je ne savais pas si elle était vivante ou morte. J’ai donc déambulé pendant quelques minutes dans les couloirs vides de toute vie, avant de trouver ce que je cherchais : les vestiaires. Je n’allais pas rester en blouse, cela aurait éveillé les soupçons, s’il restait des personnes encore en vie, bien entendu. J’ai finalement trouvé quelque chose à ma taille, mais c’était un uniforme de ce que les personnes que je côtoyais appelaient le SOLDAT. Je n’en avais vraiment rien à faire, il me fallait juste quelque chose à me mettre sur le dos pour pouvoir me faire la malle discrètement. Le casque était un peu trop grand pour moi, mais tant pis, il fallait que je fasse avec. Heureusement pour moi, il y avait quelques armes à porter de main : une lame assez longue et quelques grenades. J’emportais le tout sans me soucier du fait que j’allais en avoir besoin ou pas et prit la direction de l’ascenseur le plus proche. Bloqué. Il devait déjà y avoir des personnes dedans. Je me suis donc résolue à descendre par les escaliers de secours : s’il y avait des gens, alors j’aurais pu me dissimuler facilement parmi eux. Mais il n’y avait personne, à ma grande stupéfaction. Et lorsque j’arrivais enfin au bas du bâtiment, je fus interpellé par des membres du SOLDAT. Pendant un instant, j’avais cru que j’étais démasquée, mais il n’en était rien. On m’assigna un véhicule, plus exactement une moto, et on m’ordonna d’arrêter des personnes dangereuses qui venaient de s’échapper. Il ajouta qu’il n’était pas nécessaire de les garder en vie, que les membres d’Avalanche n’était ni plus ni moins que des terroristes. J’acquiesçais pour donner le change, mais je n’avais encore jamais conduit de moto de toute ma vie ! J’avais cru que je n’y arriverais jamais, mais finalement, je trouvais cela très agréable. Cette sensation de vitesse, de liberté… Autour de moi se trouvaient d’autres membres du SOLDAT, eux aussi à moto. Mais je n’en avais rien à faire. J’étais à deux doigts de la liberté. Une camionnette roulait à toute allure, je la dépassais sans problème. Une moto se colla presque à moi et tenta de me renverser sur le côté de la route. Je tournais la tête pour apercevoir deux yeux aux reflets Mako, semblable aux miens. Mais ce n’était pas le moment de penser à ça… Je le doublais et continuais mon chemin vers la sortie de cette ville d’acier. Cela faisait déjà un long moment que je traversais les plaines quand la moto s’arrêta net. J’avais beau faire tous les efforts possibles, elle ne redémarrait pas. Je la laissais donc là, au milieu de nulle part, continuant mon chemin à pied. Je ne savais même pas où est ce que j’étais. Mais j’étais libre… Devant moi se dressait des plaines, des forêts, des lieux que je mourrais d’envie d’explorer… Mais quelque chose m’attirait au nord, inexplicablement… Je marchais ainsi, les pensées ailleurs, jusqu’à atteindre un petit village au bas d’une montagne surplombé d’un immense oiseau couleur de feu. Je demandais aux habitants comment atteindre le nord. Certains se méfiait de moi, et il a fallu que j’explique que j’avais fui la grande citée d’acier, Midgar, pour que l’on consente à me répondre. Il fallait donc que je me rende dans la ville de Junon, puis prendre un bateau pour l’autre continent et rejoindre Costa Del Sol. Je remerciais la personne qui m’avait donné ses informations avant de reprendre la route… J’avais à peine fais une centaine de mètres que je fus interpellé par une jeune fille. Elle semblait avoir de l’énergie à revendre, et voyant que je n’y prêtais guère attention, me lança son arme que j’esquivais facilement. Est-ce qu’il fallait que je l’élimine définitivement ? Ma force était sans aucun doute supérieure à la sienne, mais en venir à cette extrémité me répugnait. Peut-être était-ce aussi pour cela que j’étais une anomalie… Elle semblait encore toute jeune, elle devait avoir quinze ans… Je lui demandais ce qu’elle me voulait… Elle me répondit presque au tac au tac que c’était mes materias qui l’intéressait. J’en avais deux sur moi : une de foudre et une de glace. Je les lui lançais avant de me retourner et de reprendre mon chemin. Derrière moi, je l’entendis me remercier, mais je ne répondis pas. J’avais autre chose à faire, et ces materias ne me servaient à rien de toutes façons… Je n’eus aucune difficulté à rejoindre la ville du soleil comme les personnes ici aiment bien l’appeler. J’abandonnai mon casque de SOLDAT, ainsi que quelques pièces de l’armure que je portais, car ici, l’atmosphère était complètement différente. Il faisait chaud… Je n’aurais jamais cru cela possible. J’étais habituée à la température du labo, qui était plutôt basse… J’allais tout droit au kiosque de renseignements, ou la jeune femme m’indiqua qu’il faudrait d’abord que je fasse un détour par les régions de Corel, Cosmo Canyon et Nibelheim pour atteindre le nord. Je trouvais que le monde était vraiment plus vaste que tout ce que j’avais imaginé. J’ai finalement atteint un petit village perdu au milieu d’une forêt, dont le nom était Gongaga. Il était dans un état lamentable, mais les habitants continuaient d’y vivre. Je ne pouvais pas comprendre, moi qui n’avais pas de racines. Je décidais d’y faire une petite halte, le temps de me reposer un peu. En parlant avec les autochtones, j’ai appris que la Shinra avait fait construire un réacteur et qu’il y avait eu un accident, comme à Corel. La Shinra. Ce nom me restait en travers la gorge. Néanmoins, il ne fallait que je retombe entre leurs mains. J’allais repartir, quand un homme m’arrêta. Il me demanda si je faisais partit du SOLDAT, si je connaissais une personne du nom de Zack. Je secouais négativement la tête. Il me semblait que le pauvre homme allait se mettre à pleurer, mais il s’éloigna silencieusement. A cet instant, je me disais que j’aurais voulu avoir la réponse à sa question et le soulagé de ses inquiétudes. Mais malheureusement, je ne suis pas devin… J’avais quitté la région brûlante de Cosmo Canyon et trouva qu’il y avait un large contraste avec celle, plutôt froide, de Nibelheim. J’arrivais dans la ville, surprise de la voir encore debout. Souvent, dans les labos, les assistants parlaient de sa destruction par Sephiroth. Sephiroth… On racontait que cet homme était invincible, qu’il était extrêmement fort, mais qu’il avait disparu dans des circonstances mystérieuses. Et dire que l’on m’avait comparé à lui quand j’étais un cobaye. J’avais trouvé ça très drôle de leur part. Je devais le remplacer, devenir un nouveau Sephiroth. Avec un nom comme numéro vingt, avec ce corps de femme, cela aurait été amusant… Mais je n’étais qu’une anomalie à leurs yeux. Finalement, je me demandais si ce n’était pas mieux ainsi… Nibelheim… La ville me semblait plutôt étrange. De nombreux hommes cagoulés de noirs se baladaient de ci et de là, proférant des paroles incompréhensibles. L’un d’entre eux m’attrapa le bras et me hurla presque dessus. Il parlait de réunion, de Sephiroth, du fait que j’étais semblable à eux, et surtout, il parlait du Nord… Je le repoussais violement avant de courir me réfugier dans ce qui semblait être un manoir abandonné. A l’intérieur, il y avait pas mal de créatures étranges, mais aucune n’a essayé de me faire du mal. Elles avaient compris que se frotter à moi signifierait leurs pertes. J’eu donc tout le loisir de visiter ce fameux manoir. Au premier étage, je découvrir un passage qui me mena au sous-sol, dans une sorte de laboratoire. Je frissonnais : tout cela me rappela de mauvais souvenirs. De toute façons, je ne trouverai rien ici, il valait mieux que je reprenne ma route, vers le Nord… Le Nord… Lorsque j’arrivais enfin au village Fusée, je crus que j’étais repérée, car la Shinra était là. Je dus m’abstenir de chercher un endroit ou me reposer, et de continuer mon chemin. Pourtant, avant de partir, j’aperçus à nouveau le SOLDAT aux yeux Mako. Il avait l’air perdu malgré tous ces efforts. J’aurais voulu aller le voir, et discuter avec lui, car il me semblait qu’il trainait le même fardeau que moi… Je le sentais tout au fond de moi-même. Mon objectif était d’atteindre le Nord, je le laissais donc ici, sans m’en soucier plus que ça… Le froid de la région du Nord me mordait douloureusement. Mais j’étais si proche de mon but, que rien ni personne n’aurais pu m’empêcher d’avancer. Jamais encore je n’ai vu de neige d’aussi près… C’était un spectacle magnifique, même si la lumière qu’elle dégageait à cause du soleil m’aveuglait. Je sentais quelque part au fond de moi que j’étais tout proche… Mais je ne savais pas exactement de qui, ni même de quoi. Je repensais au Soldat aux yeux Mako et me demandais ce qu’il faisait en ce moment. Etait-il en route pour le Nord lui aussi ? Je réfléchissais à cela tout en évitant les pierres glissantes, cherchant un passage dans la poudreuse verglacée et immaculée. Il était semblable à moi, je le savais, peut-être qu’il le savait aussi, peut être aurions-nous un jour l’occasion d’en parler face à face. Cette pensée me fit décrocher un large sourire. Les cristaux de glace me mordaient les mollets de leurs morsures glacées, mais je m’en fichais éperdument… J’approchais de mon but, je le sentais de plus en plus fort en cet instant… J’ai atterrit au fond d’un cratère immense, puis je me suis infiltré au fond de ce cratère par une large fissure. Je ne savais pas le moins du monde ce qui m’attendait, et si je l’avais su, j’y serais allé quand même. Des hommes en noirs, les même que ceux que j’avais vu à Nibelheim, se trouvaient là. Ils continuaient à déblatérer des paroles incompréhensibles, murmurant par moment que la réunion était proche. Certains se jetaient dans le vide, inconscient du danger. Mais peut m’importais de les aider, j’avais autre chose à faire… Je descendais le long d’un ruisseau, que je soupçonnais d’être en fait relié à la rivière de la vie, le sang de la planète elle-même, dans une galerie. Des dômes stalactites se dressaient devant moi, et autour de moi. L’atmosphère était particulièrement pesante. Je repensais à tout ce que j’avais fait avant de venir ici, pas grand-chose, certes, mais j’avais trouvé ça agréable, avoir un but, aller jusqu’au bout… Je continuais d’avancer, me sentant de plus en plus proche de ce but que je m’étais instauré. La galerie était vraiment longue, accidentée de bloc rocheux, étroits, et le vent soufflait de manière perpétuel, menaçant de me faire tomber et de rejoindre les hommes en noir en bas, dans la rivière de la vie. Mais je continuais, car c’était la seule chose qui me motivait. Allez là-bas, rejoindre ceux qui m’appelaient. A Midgar, je n’étais qu’un numéro, une simple anomalie. Quand je suis arrivée jusqu’à lui, je ne pensais pas que je pouvais servir à quelque chose ou à quelqu’un. Il m’a parlé, de la planète, de Jenova, de la réunion… J’avoue que je ne comprenais pas tout ce qu’il me disait, mais cet homme, car c’était un homme, m’a demandé de me joindre à lui, j’ai accepté. Peut-être était-ce une erreur, peut-être était-ce ma destiné, je ne sais pas… Mais ce qui est sûr, c’est que l’homme aux cheveux d’argent connaissait celui aux yeux Mako, je le sentais quand nous n’avions fait qu’un… L’homme aux yeux Mako… Je devais le revoir par la suite, mon instinct ne m’avait pas trompée\u0026hellip; C’est lui qui est venu mettre fin à notre folie, à moi, aux autres et à l’homme aux cheveux d’argent… J’ai senti ses coups de lames me transpercer de part en part, et sa tristesse aussi, sa colère, sa rage… J’avais mal… Mais j’étais enfin libre de tout… Je m’éloignais du monde terrestre et me laissais absorber par la rivière de la vie. L’homme aux cheveux d’argent, et tous les autres aussi… Nous étions tous là, la réunion avait bien eut lieu… Peut-être que cette fois, nous ne céderions pas à la folie… Peut-être…\n","date":"7 avril 1998","externalUrl":null,"permalink":"/textes/anomalie/","section":"Mes textes","summary":"","title":"Anomalie","type":"textes"},{"content":"","date":"2 avril 1996","externalUrl":null,"permalink":"/tags/dragon-ball-z/","section":"Tags","summary":"","title":"Dragon Ball Z","type":"tags"},{"content":" L'Espoir du Loup Thèmes abordés : Solitude, Violence, Combats, Différences 1996 -14 pages\nAdolescent 13+ Nasu fait partie de la race fière des guerriers de l’espace, les saiyans. Sur sa planète natale, elle s’entraine pour devenir plus forte… Car dans ce monde, la loi du plus fort est toujours la meilleure. Télécharger Survivante en PDF. ","date":"2 avril 1996","externalUrl":null,"permalink":"/textes/survivante/","section":"Mes textes","summary":"","title":"Survivante","type":"textes"},{"content":"Depuis ma plus tendre enfance, j\u0026rsquo;ai été happée par les mots. Apprendre à lire et à écrire a été une révélation. Dès lors, les histoires ne m\u0026rsquo;ont plus jamais quittée.\nMon enfance s\u0026rsquo;est déroulée au milieu des livres, passant des heures à dévorer des romans dans la bibliothèque de l\u0026rsquo;école primaire. Très vite, la lecture ne m\u0026rsquo;a plus suffi : il fallait que je créer à mon tour. Dès le CE1, mes cahiers d\u0026rsquo;écolières se transformaient se transformaient en mondes fantastiques peuplé de chevaliers et de créatures magiques.\nAu collège et au lycée, cette passion n\u0026rsquo;a fait que grandir. 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