Février referme doucement sa porte, en laissant derrière lui une traînée d’encre fraîche et de feuilles froissées. Et avec lui s’achève le défi de la boss de l’écriture.
Objectif : 50 000 mots.
Réalité : 81 580 mots.
Oui. 81 580.
Autant dire que mon clavier a demandé une reconversion en instrument de percussion.
Je m’étais fixé deux objectifs :
- Atteindre les 50 000 mots
- Terminer au moins un projet en cours
Verdict ?
Mission 1 : explosée avec panache.
Mission 2 :… disons en chantier.
Je n’ai terminé aucun de mes projets. Pas un. Pas même en cachette.
Mais, et c’est un grand mais, tout a énormément avancé.
Des chapitres se sont densifiés. Des scènes ont été réécrites. Des corrections ont affûté les dialogues et resserré les intrigues. Bref, mes histoires ont cessé de somnoler : elles se sont étirées, ont bâillé, et ont repris leur souffle.
Et puis, entre deux sessions intensives, je me suis offert des parenthèses créatives sur le site Nocteller. Quelques défis d’écriture, juste pour le plaisir. Des exercices courts, parfois surprenants, parfaits pour aérer l’esprit et éviter que mes projets principaux ne deviennent des labyrinthes sans sortie. Ces pauses ont été de petites bulles d’oxygène littéraire.
Et maintenant ?
Mars s’annonce plus calme. Moins marathon, plus randonnée.
L’idée sera de canaliser cette énergie accumulée pour, enfin, poser le mot FIN quelque part. Sur un projet. N’importe lequel. Même en tout petit.
Parce qu’au fond, ce mois de février m’a rappelé quelque chose d’essentiel :
écrire, ce n’est pas seulement franchir des lignes d’arrivée. C’est avancer. Parfois à grandes enjambées, parfois en retravaillant dix fois la même phrase jusqu’à ce qu’elle chante.
81 580 mots plus tard, je peux dire que je suis fière du chemin parcouru. Et qui sait ?
Peut-être que mars sera le mois des conclusions triomphantes. En attendant, je retourne à mes carnets.

